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Une petite histoire par jour
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MessagePosté le: Lun 25 Juin - 08:01 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

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MessagePosté le: Lun 25 Juin - 08:01 (2018)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 26 Juin - 07:07 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

26 juin 1836
Décès de Claude Joseph Rouget de Lisle




Originaire de Lons-le-Saulnier, dans le Jura, Rouget de Lisle est affecté à Strasbourg comme capitaine de génie quand la France révolutionnaire entre en guerre contre la Prusse et l'Autriche. Lors d'une soirée, le maire de la ville de Dietrich, qui connaît ses talents musicaux, l'invite à composer une marche militaire pour stimuler la ferveur des soldats. Ce Chant de guerre pour l'armée du Rhin, rebaptisé Marseillaise en août 1792, deviendra le premier hymne national officiel...


Rouget de Lisle chantant La Marseillaise. Tableau d'Isidore Pils.

Le 24 avril 1792, à Strasbourg, dans le salon du maire, le baron de Dietrich, l'effervescence est à son comble. Cinq jours plus tôt, la France a déclaré la guerre à l'Autriche.

Le maître de maison s'adresse au jeune Joseph Rouget de Lisle, officier de son état et violoncelliste à ses heures (32 ans): « Monsieur de Lisle, faites-nous quelque beau chant pour ce peuple soldat qui surgit de toutes parts à l'appel de la patrie en danger et vous aurez bien mérité de la nation ».

Le capitaine de garnison, de retour chez lui, s'exécute avec fougue. Le lendemain soir, de Dietrich organise un dîner au cours duquel lui-même reprend son chant, accompagné par une dame au clavecin et par Rouget de Lisle au violon.


Le buste en cire de Rouget de Lisle, par David d'Angers.

Le premier hymne national
D'abord baptisé Chant de guerre pour l'Armée du Rhin, le nouveau chant recueille un succès fulgurant. Des voyageurs colportent les paroles et l'air dans tout le pays.

A Marseille, où des volontaires se préparent à se rendre à Paris pour combattre l'invasion, on leur distribue des feuillets avec les paroles du chant patriotique.Les fédérés marseillais entonnent celui-ci tout au long de leur voyage et lors de leur entrée dans la capitale. D'où son nom définitif de Marseillaise.

Le chant scande quelques semaines plus tard la charge des soldats de Valmy. Lors des révolutions de1848 dans l'ensemble du continent européen, la Marseillaise reçoit une consécration internationale (avant d'être plus tard supplantée par l'Internationale).

De Dietrich fut fort mal récompensé car il finit sur la guillotine quelques mois plus tard. Rouget de Lisle échappa au même sort par la fuite...


Rouget de Lisle chantant la Marseillaise dans le salon du maire Dietrich à Strasbourg.

Rouget de Lisle compose d'autres chants semblables à la Marseillaise et en 1825 il publie Chants français. Il n'arrive pas à percer dans sa carrière littéraire (préfaces, traductions d'ouvrages anglais, mémoires). Il écrit sous la Restauration un hymne royaliste. Mais celui-ci, baptisé Vive le Roi !, ne parvint pas à séduire Louis XVIII, qui n'agréa pas la chanson.

Il finit sa vie dans une situation précaire, devant même vendre l'héritage de son père. On connaît une lettre [archive] que Pierre-Jean de Béranger lui adresse le 21 juin 1826 à la prison de Sainte-Pélagie où il est emprisonné pour dettes.


La maison de Choisy-le-Roi.


La plaque, sur la maison de Choisy-le-Roi.

Sous la monarchie de Juillet, Louis-Philippe Ier lui accorde une pension viagère de 1.500 francs en 1830. Il obtient une pension supplémentaire de 2.000 francs en 1832. Peu de temps après, il s'éteint à Choisy-le-Roi le 26 juin 1836 à l'âge de 76 ans. Ses cendres furent solennellement transférées aux Invalides le 14 juillet 1915. On peut cependant encore voir sa tombe au cimetière de Choisy-le-Roi.

Les papiers personnels de Claude-Joseph Rouget de Lisle sont conservés aux Archives nationales sous la cote 75AP


Rouget de Lisle composant la Marseillaise,
Auguste de Pinelli, (musée de la Révolution française)

Voir en grand




La Marseillaise - paroles en français

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!

Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!


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MessagePosté le: Mer 27 Juin - 04:37 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Mer 27 Juin - 06:17 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

27 juin 1856
La Castiglione devient la maîtresse de Napoléon III.



La comtesse de Castiglione
par Gordigiani en 1862.


Consciente de sa beauté, elle est surnommée La Perla d'Italia (La Perle d'Italie).
Elle épouse, en 1854, à l'âge de 17 ans, le comte Francesco Verasis de Castiglione, dont c'est le 2ème mariage et auquel elle donne le 9 mars 1855 un fils prénommé Giorgio.

Quelques semaines après ses couches, aux fins de servir en secret les intérêts du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II (dont elle est devenue aussi la maîtresse) et l'unification de l'Italie, son cousin Camillo Cavour lui demande de se rendre à Paris pour que la jeune femme de 18 ans devienne la maîtresse de l'empereur Napoléon III qui en a 47, afin d'influencer, sur l'oreiller, ses décisions politiques et d'obtenir l'appui du gouvernement français pour la création d'une Italie unifiée et indépendante. La Comtesse rêvant de jouer un rôle politique accepte cette mission. Le couple part rendre visite aux Walewski (en) et arrive le 25 décembre à Paris, où ils s'installent au 10 rue de Castiglione.


Photographie de la comtesse de Castiglione, dite à l'éventail, sous le titre de Elvira en 1863,
par Pierre-Louis Pierson à Paris. Collection du Metropolitan Museum of Art.


Le 9 janvier 1856 la Castiglione est présentée à la cour de Napoléon III et à l'impératrice Eugénie lors d'un bal chez la princesse Mathilde.

La relation de la comtesse avec Napoléon III se matérialise dans le parc de Saint-Cloud au milieu du château de Villeneuve-l'Étang à Marnes-la-Coquette le 27 juin 1856. L'empereur et la comtesse étant mariés, le double adultère impérial fait scandale, et contraint le comte de Castiglione à se séparer de sa femme : ruiné par le train de maison luxueux dans leur hôtel parisien de la rue de Castiglione, il repart seul en Italie où il doit vendre toutes ses possessions pour rembourser les dettes faites par son épouse.

Libre, la comtesse entretient avec l'Empereur des Français une relation de deux ans (1856-57). Néanmoins, d'après une rumeur infondée, la comtesse de Castiglione serait devenue en 1862, la mère d'un fils illégitime de l'empereur, le chirurgien-dentiste Arthur Hugenschmidt. Robert de Montesquiou, dont la dédicace qu'il fit à Hugenschmidt de son poème des Paroles diaprées reprend la rumeur.


La comtesse de Castiglione en Dame de Cœur vers 1863,
par Pierre-Louis Pierson à Paris.
L'impératrice Eugénie de Montijo commente :
« le cœur est un peu bas ».
Collection du Metropolitan Museum of Art.


Cet adultère impérial qui défraye la chronique lui ouvre les portes des salons privés d'Europe qui, en temps normal, lui auraient été fermées. Elle y rencontre les grands de cette époque : la reine Augusta de Prusse, le comte Otto von Bismarck et l'homme politique Adolphe Thiers.

Mais narcissique et capricieuse, snobant le reste de la cour et se vantant publiquement des cadeaux que l'empereur lui offre à partir des fonds secrets, elle finit par se rendre antipathique et lasse l'empereur qui prend une nouvelle maîtresse, la comtesse Marianne Walewska. De plus, dans la nuit du 5 au 6 avril 1857 alors qu'il sort de chez la comtesse Castiglione, trois carbonari italiens Grilli, Bartolotti, Tibaldi, accusés d'être à la solde du révolutionnaire Giuseppe Mazzini, tentent de tuer l'empereur. Soupçonnée à tort de complicité, elle est officiellement expulsée de France par des agents secrets en possession d'un décret signé par le ministre de l'Intérieur. En réalité, elle s'éloigne simplement et revient en grâce dès le mois suivant grâce à la princesse Mathilde et à son complice et confident Joseph Poniatowski.


La Mà (1895) Virginia de Castiglione par Pierson

Malgré la rupture avec Napoléon III, elle prétend néanmoins que son influence sur l'empereur s'est concrétisée le 21 juillet 1858 lors de l'entrevue secrète à Plombières entre Napoléon III et le comte de Cavour, aboutissant au traité de Plombières.

Soutenue par sa beauté mais aussi un charme irrésistible et une intelligence subtile, la comtesse de Castiglione va conquérir toutes les cours d'Europe, si bien que, durant la guerre franco-prussienne de 1870, Napoléon III, vieillissant, malade et vaincu, lui demandera une dernière fois de jouer de ses talents de diplomate pour plaider la cause de la France auprès du chancelier de Prusse Bismarck, et d'éviter à Paris l'humiliation d'une occupation par des troupes étrangères.



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MessagePosté le: Mer 27 Juin - 09:53 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

que d'adultères que de débauche dans l'entourage impérial ......!

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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 05:51 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 05:51 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

28 juin 1833
Guizot instaure un enseignement primaire public



Guizot, ministre de l'instruction publique.
Lith. Anst. von Pobuda,


Le 28 juin 1833, au début du règne de Louis-Philippe 1er, le ministre de l'Instruction publique François Guizot fait voter une loi instaurant en France un enseignement primaire public. Chaque commune doit, dans les six ans qui suivent, devenir propriétaire d'un local d'école, loger et entretenir un ou plusieurs instituteurs et instruire tous les enfants en échange d'une rétribution mensuelle des familles : « Toute commune est tenue, soit par elle-même, soit en se réunissant à une ou plusieurs communes voisines, d'entretenir au moins une école primaire élémentaire »​ (article 9).

Pour la formation des instituteurs, le ministre accélère la création des Écoles normales. Les premières sont apparues sous la Révolution pour remplacer les curés dans leur fonction d'enseignement. L'article 11 de la loi stipul​e : « Tout département sera tenu d’entretenir une école normale primaire, soit par lui-même, soit en se réunissant à un ou plusieurs départements voisins »​ (article 11). Il ne s'agit encore que de former des instituteurs masculins. Les écoles normales de femmes seront créées à partir de 1844 selon le bon vouloir ​des élus locaux et les départements ne seront tenus d'en ouvrir qu'à partir de 1879.



La loi Guizot précise le contenu de l'enseignement : « L'instruction primaire élémentaire comprend nécessairement l'instruction morale et religieuse, lalecture, l’écriture, les éléments de la langue française et du calcul, le système légal des poids et mesures »​ (article 1)...

Non sans préciser : « Le vœu des pères de famille sera toujours consulté et suivi en ce qui concerne la participation de leurs enfants à l'instruction religieuse »​ (article 2) ! Autant dire que dès 1833, sous le règne du roi Louis-Philippe, on met des limites à l'influence de l'Église...



Le débat parlementaire est difficile. Le texte est attaqué par les catholiques, hostiles à l'existence de l'enseignement public, et par la gauche voltairienne et anticléricale, qui combat la liberté de l'enseignement confessionnel.

Guizot s'est personnellement engagé pour que l'instruction primaire comprenne l'éducation morale et religieuse. Mais il doit renoncer à étendre le bénéfice de sa loi à l'enseignement primaire féminin, qui continue d'échapper à toute réglementation et se trouve ainsi abandonné de fait aux congrégations religieuses.






Sur ce tableau de 1844 représentant le Conseil des ministres du 15 août 1842,
le peintre Claudius Jacquand a représenté Guizot debout, à gauche, derrière le roi


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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 09:18 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Mais alors à qui était destinée l'école des années 800 inventée par Charlemagne ? Aux seuls religieux ??

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MessagePosté le: Ven 29 Juin - 06:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Aux riches et aux nobles également.

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MessagePosté le: Ven 29 Juin - 06:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

29 juin 1525
L’avocat de François Ier
défend des rats menacés d’excommunication



Portrait de Barthélémy de Chasseneuz
par le graveur Jacquues Cundier.


La coutume d’excommunier les rats se traitait dans les règles : elle passait d’abord par-devant les juges civils ; deux avocats plaidaient, l’un pour et l’autre contre les rats. Ensuite, sur la sentence ces juges séculiers, ceux d’Église faisaient droit.

Barthélemy de Chasseneuz, mort premier président du parlement de Provence et jurisconsulte connu par ses commentaires sur la coutume de Bourgogne et par d’autres ouvrages, ne crut pas les rats indignes de son éloquence et de son érudition. En 1525, les rats accusés et convaincus d’avoir fait beaucoup de dégâts aux environs d’Autun, furent excommuniés par l’évêque. Chasseneuz, qui était alors avocat du roi François Ierdans cette ville, prit leur défense, et fit en leur faveur un fort beau plaidoyer, au moins autant qu’on peut le présumer ; car malheureusement il n’est point dans ses ouvrages.


Un médecin de peste à Rome,
pendant une épidémie de peste,
portant un masque de protection.


Le président de Thou en parle comme d’une pièce qui a subsisté, mais qu’il n’a pas vue, et semble ne la citer qu’après Chasseneuz lui-même, qui en parle dans son traité de la coutume de Bourgogne. Comme on l’a perdue, les historiens ont raisonné selon qu’il leur a plu, et disent que « monsieur de Chasseneuz (...) étant à Autun dans un temps que quelques villages de l’Auxois demandaient qu’il plût aux juges d’église d’excommunier les rats qui désolaient le pays, il avait pris la défense de ces animaux, et remontré que le terme qui leur avait été donné pour comparaître, était trop court, d’autant plus qu’il y avait pour eux du danger à se mettre en chemin, tous les chats des villages voisins étant aux aguets pour les arrêter en passant : sur quoi, Chasseneuz avait obtenu qu’ils seraient cités de nouveau, avec un plus long délai pour y répondre. »

Déjà, en 1516, les chenilles et les mulots de la région de Troyes avaient été excommuniés, cependant, parmi les animaux nuisibles, les rats ont toujours été ceux contre lesquels la répulsion était la plus grande. Ils étaient considérés comme des ennemis redoutables, et l’on pensait que les puces qu’ils transportaient contenaient les germes de la peste.


La puce du rat, Xenopsylla cheopis
est le principal vecteur de la peste.


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MessagePosté le: Ven 29 Juin - 07:46 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Sam 30 Juin - 08:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

30 juin 1559
Le dernier tournoi d’Henri II…



Le roi Henri II,
portrait d'après François Clouet, 1559.


Henri II est un passionné d’exercice physique, il adore les tournois. La paix revenue, il va s’en donner à cœur joie…

Le Beau Ténébreux

Jeudi 30 juin 1559. Catherine de Médicis vient de s’installer dans les tribunes qui ont été dressées devant l’Hôtel des Tournelles, rue Saint-Antoine – au niveau de l’actuel n° 62 – à Paris pour fêter le traité de Cateau-Cambrésis. À ses côtés, sa rivale en amour : Diane de Poitiers, vêtue de noir et blanc, ses couleurs, celles du deuil qu’elle porte depuis la mort de son mari en 1532, cela fait vingt-sept ans ! Henri II, le Beau Ténébreux à la triste figure, porte pour le tournoi les couleurs de sa maîtresse, le noir et le blanc !


Le tournoi fatal. Gravure allemande du XVIe siècle.

La prédiction de Nostradamus

Catherine de Médicis est terriblement angoissée : voilà bien des années, son astrologue Luc Gauric lui a demandé d’agir de sorte que son mari évite tout combat en champ clos, surtout vers sa quarantième année. Henri a quarante ans, et il va combattre en champ clos ! De plus, Nostradamus, consulté sur l’avenir du roi, a affirmé qu’il mourrait de façon cruelle. Ajoutez à cela que, de son troisième adversaire, Montgomery, Charles Quint a dit qu’il avait entre les deux yeux un signe néfaste qui présageait la mort d’un prince à la Fleur de Lys, l’emblème des rois de France. Enfin, pour couronner le tout, le cheval que monte le roi s’appelle… Malheureux !


Devant l’hôtel des Tournelles, le tournoi fatal à Henri II.

Choc terrible !

Le premier tournoi est lancé : Henri est vainqueur. Le deuxième est indécis : est-ce Henri, est-ce Guise qui a gagné ? On ne le sait trop. Le troisième s’engage : la lance de bois terminée par une pointe de fer, Henri lance son cheval contre l’anglais Montgomery. Le choc est terrible, mais les deux cavaliers demeurent en selle. Il est midi, il fait une chaleur étouffante. Montgomery demande l’arrêt du combat, conservant sous son bras sa lance cassée. Le roi refuse !


L'agonie d'Henri II à l'hôtel des Tournelles.

La lance dans l’œil, jusqu’à l’oreille !

Le maréchal de Vieilleville n’a pas le temps de raccrocher la visière du casque royal : déjà Henri II s’est saisi d’une nouvelle lance et galope vers Montgomery qui, sur son cheval au galop également, lui oppose sa lance cassée. Celle-ci glisse sur l’armure du roi et pénètre dans son casque qui s’ouvre sans difficulté. Les morceaux pointus de la lance cassée entrent dans la tête d’Henri II en cinq endroits, dans l’œil, le front, la tempe. Le plus gros morceau fait dix centimètres, il est entré par l’œil droit pour ressortir par l’oreille ! La tribune se lève, Henri II s’agrippe à l’encolure de son cheval, tombe dans les bras de ses pages. Catherine de Médicis s’évanouit. On appelle Ambroise Paré, Jean chapelain, premier médecin du roi.


André Vésale au chevet du roi

Henri, Catherine et Diane sur le poêle

Les blessures sont extrêmement graves. Dans les jours qui suivent, on fait même venir de Bruxelles, à bride abattue, André Vésale, un anatomiste flamand qui est le médecin de Philippe II d’Espagne ! Et puis, pour mieux comprendre l’état des lieux dans le royal cerveau, Ambroise paré demande qu’on exécute six condamnés à mort à la prison du Châtelet, et qu’on lui apporte leurs têtes tranchées. Consciencieusement, il enfonce dans ces têtes des morceaux de bois comparables à ceux de la lance de Montgomery. En vain ! La blessure du roi s’envenime, il meurt le 10 juillet 1559, en fin de matinée. Sur le poêle (le drap qui couvre le cercueil) figurent – comme à Chenonceaux – les initiales H de Henri, et C de Catherine de Médicis, la reine. Mais en y regardant mieux, on voit surtout, dans l’entrelacs des lettres majuscules, apparaître un D, un D majestueux d’insolence et d’amour : celui de Diane !





Gisants de Catherine de Médicis et Henri II

LIRE AUSSI : Levrette VS Infertilité : la Monotonie Sexuelle Forcée d’Henri II et Catherine de Médicis


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MessagePosté le: Sam 30 Juin - 10:21 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Terrible ! tatap

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MessagePosté le: Dim 1 Juil - 06:05 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

1er juillet 1804
Naissance de George Sand



Portrait de George Sand par Auguste Charpentier
(1838) coll. Musée de la vie romantique, à Paris.


L'auteur est née le 1er juillet 1804 à Paris sous le nom d'Amantine Aurore Lucile Dupin, baronne Dudevant. Ses parents sont un officier, Maurice Dupin de Francueil, et la fille d'un pauvre cabaretier, Sophie Laborde.

Son père a eu un fils naturel d'une servante et sa mère une fille d'un père inconnu. Ensemble, ils ont eu plusieurs enfants morts en bas âge et c'est seulement quelques mois avant la naissance de la future George Sand qu'ils ont décidé de se marier enfin.

Notons pour la petite histoire que la mère de Maurice Dupin, Marie-Aurore de Saxe, était elle-même une fille illégitime du maréchal Maurice de Saxe, le vainqueur de Fontenoy (1745), et d'une maîtresse de passage, l'actrice Marie Rinteau.

Le maréchal de Saxe, qui n'avait ni reconnu ni légué quoi que ce soit à la seule descendante qu'on lui connaisse (malgré d'innombrables maîtresses), était lui-même le fils naturel de l'Électeur de Saxe, l'illustre Frédéric-Auguste 1er Le Fort et de la comtesse Aurore de Königsmarck.


La maison natale d'Aurore Dupin,
rue Meslay à Paris.


Révélation de George Sand

Le 2 mai 1832, la critique littéraire salue la sortie à Paris d'un roman intitulé Indiana. Tiré à 750 exemplaires, il dresse la critique de la vie bourgeoise sous le règne de Louis-Philippe 1er. Son auteur est un inconnu du nom de George Sand.

Derrière ce pseudonyme se cache une jeune femme de 28 ans au parcours déjà rocambolesque, née le 1er juillet 1804 à Paris sous le nom d'Amantine Aurore Lucile Dupin. Ses parents sont un officier et la fille d'un pauvre cabaretier.

Elle épouse à 18 ans le baron Dudevant dont elle se séparera en 1836 après une relation orageuse et de multiples liaisons. Un an après le mariage, en 1823, naît un garçon, Maurice. Cinq ans plus tard naît une fille, Solange.

Le pseudonyme George Sand sous lequel Aurore accède à la célébrité littéraire rappelle par ailleurs Jules Sandeau, l'amant avec lequel elle a commencé à écrire.


Portrait de « George Sand habillé en homme »

Passionnée et volontiers exubérante, révolutionnaire et républicaine dans l'âme, elle mène en marge de ses travaux d'écriture maints combats politiques et des engagements féministes avant l'heure.

Elle ne craint pas non plus de scandaliser les bonnes âmes en s'affichant en tenue d'homme ou avec un cigare.

Retour à la terre


La maturité venue, la romancière prend ses distances avec la bourgeoisie louis-philipparde et découvre comme bien d'autres le monde du travail. Elle devient ainsi l'amie du peintre Jean-François Millet, l'auteur de L'Angélus.


Maison de George Sand à Nohant

Après les journées révolutionnaires de 1848, elle se retire dans son château de Nohant, au coeur de cette campagne berrichonne qui lui fournit la matière de ses meilleurs romans : La Mare au diable (1846), François le Champi (1847) ou encore La petite Fadette (1849).

Elle écrit vite. Quatre jours lui suffisent par exemple pour écrire La Mare au diable, l'un de ses plus célèbres ouvrages. Mais elle prend ensuite son temps pour relire et corriger son texte.

Après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte et la fondation du Second Empire, en 1852, elle se tient à l'écart du pouvoir mais conserve l'estime de l'empereur, lui-même connu pour sa fibre sociale.

La « dame de Nohant » meurt dans la sérénité le 8 juin 1876. Passionnée, provocatrice, elle a créé un personnage inédit : la femme libérée.


Statue de Georges Sand au jardin du Luxembourg à Paris


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MessagePosté le: Lun 2 Juil - 07:00 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant


2 juillet 1816
Échouage de la Méduse




Le 2 juillet 1816, la frégate La Méduse s'échoue au large de l'actuelle Mauritanie avec 395 marins et soldats. Le navire a quitté Bordeaux le 27 avril, accompagné de la corvette L'Écho, la flûte La Loire et le brick L'Argus.

L'expédition est commandée par un capitaine de frégate émigré sous la Révolution, Hugues de Chaumareys (51 ans). Elle a reçu mission de réoccuper le Sénégal, restitué à la France par le traité de Paris, après la chute de Napoléon 1er, quelques mois plus tôt.


Le Naufrage de La Méduse, 1818, lithographie de Charles Philibert de Lasteyrie
d'après une composition d'Hippolyte Lecomte.


Le drame

Contre l'avis de ses officiers, le commandant veut couper au plus court. Son navire, La Méduse, s'éloigne ainsi du reste de la flotille et s'engage sur le banc de sable d'Arguin, à plus de 60 kilomètres des côtes africaines. Il est bientôt immobilisé et il faut l'évacuer.

Tandis que les officiers, les passagers et une partie des marins se replient sur les canots, 152 hommes doivent se contenter d'un radeau de fortune de 20 mètres de long. Le radeau est tiré dans un premier temps par les canots. Mais une nuit, les amarres cèdent, sans doute larguées volontairement par le commandant d'un canot, et le radeau est abandonné à lui-même.


Radeau de la Méduse reconstitué à l'échelle 1 visible dans la cour du musée de la Marine à Rochefort.

Après 13 jours sous un soleil implacable, une quinzaine de survivants sont enfin recueillis par L'Argus. Ils dépeignent les violences extrêmes auxquelles ils ont été réduits, y compris le cannibalisme. Leur récit émeut l'opinion publique. Le commandant Chaumareys et les officiers passent en cour martiale.

Un jeune artiste, Théodore Géricault, s'inspire du drame pour peindre l'un des premiers chefs-d'oeuvre de l'école romantique.



Le tableau Le Radeau de La Méduse (1819) de Théodore Géricault.


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MessagePosté le: Lun 2 Juil - 12:03 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

l'intransigeance était de rigueur chez les marins !

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MessagePosté le: Mar 3 Juil - 07:59 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant


3 juillet 1187
Saladin victorieux à Hattîn



Panorama du site d'Hattin.

Maître de l'Égypte et de la Syrie, le sultan Saladin remporte une grande victoire sur les croisés le 3 juillet 1187, au pied de la colline de Hattîn, près du lac de Tibériade, au nord-est de la Palestine.

Du jour au lendemain, les États francs de Palestine perdent presque toute leur chevalerie. Ces principautés féodales issues de la première croisade et presque centenaires sont désormais menacées de disparaître...


L’armée Ayyoubide lors de la bataille d’hatin
mené par le sultan Salahudin al-Ayyoubi au nom du calife Abbasside


Le prix de la division
Moins d'un siècle plus tôt, les chevaliers d'Occident s'étaient élancés vers l'Orient en vue d'enlever aux musulmans Jérusalem et le tombeau du Christ.

Les musulmans ayant refait leur unité sous l'égide du sultan Saladin, celui-ci part en guerre contre les successeurs des premiers croisés. Le choc entre les deux armées est d'une extrême violence.

Les chrétiens subissent une défaite totale et perdent même la relique de la Vraie Croix dont ils avaient cru bon de se faire précéder. Le désastre est en bonne partie dû à l'incompétence du roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, et à la trahison de Gérard de Ridefort, grand maître de l'ordre du Temple.


Gérard de Ridefort

À la fin de la bataille, le sultan se comporte vis-à-vis des prisonniers avec une magnanimité très relative, faisant «seulement» exécuter les 300 moines-soldats du Temple et de l'ordre des Hospitaliers... Il épargne provisoirement Gérard de Ridefort.

La chute de Jérusalem

Après la victoire de Hattîn, Saladin part sans attendre vers Jérusalem, dont il entame le siège le 20 septembre avec pas moins d'une douzaine de machines.

Presque totalement privée de guerriers professionnels, la Ville sainte se défend avec l'énergie du désespoir sous l'égide d'un jeune chevalier émérite, Balian d'Ibelin.


Combats entre musulmans et croisés,
miniature arabe


Désespérant d'obtenir sa reddition, le sultan se résout à négocier la vie sauve pour l'ensemble des défenseurs et des habitants, avec le droit pour tous les chrétiens de quitter la ville et de rentrer en terre chrétienne.

Selon les moeurs du temps, il libère les plus riches habitants contre une rançon appréciable. Il libère aussi 7.000 pauvres contre une rançon collective que paient de mauvais gré les ordres des Templiers et des Hospitaliers. Mais 11.000 à 16.000 jeunes gens, pour lesquels les ordres monastiques n'ont rien voulu payer, sont envoyés en esclavage.

La chute de Jérusalem moins d'un siècle après sa conquête par les croisés fait l'effet d'une bombe en Occident.

Les Francs de Palestine réclament une troisième croisade pour les secourir. Le roi de France Philippe Auguste et le roi d'Angleterre Richard 1er Coeur de Lion, qui vient d'être couronné, débarquent à leur rescousse mais le coeur n'y est plus et la croisade s'enlisera dans les querelles entre les deux souverains.




Saladin le magnifique


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MessagePosté le: Mar 3 Juil - 10:16 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Merci pour cette partie de l'Histoire !

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MessagePosté le: Mer 4 Juil - 07:09 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

4 juillet 1848
Décès de François-René de Chateaubriand


Anne-Louis Girodet, Portrait de Chateaubriand,
Saint-Malo, musée d’Histoire de la Ville et du Pays Malouin.


Avec les romans Atala (1801) et René (1802), le vicomte François-René de Chateaubriand apparaît comme le précurseur du romantisme.

C'est aussi le premier des grands hommes de lettres du XIXe siècle à s'engager activement dans la vie politique. Manifestant son soutien au Premier Consul Bonaparte et au Concordat, il publie en 1802 le Génie du christianisme.

Mais il prend ses distances avec Napoléon Bonaparte après l'exécution du duc d'Enghien, se retire à la Vallée-aux-Loups, au sud de Paris. En 1814, il s'érige en champion de la Restauration monarchique. Ministre des Affaires étrangères de Louis XVIII, il prend prétexte d'une insurrection libérale en Espagne pour offrir à l'armée française un succès facile et aux Bourbons une revanche après les humiliations de l'ère révolutionnaire.



L'oeuvre la plus notable qui reste de lui sont les Mémoires d'outre-tombe, écrites en vue d'une publication posthume.

Victor Hugo rapporte que « M. de Chateaubriand, au commencement de 1847, était paralytique; Mme Récamier était aveugle. Tous les jours, à trois heures, on portait M. de Chateaubriand près du lit de Mme Récamier. [...] La femme qui ne voyait plus cherchait l'homme qui ne sentait plus. »

L'ancien secrétaire de Chateaubriand, un certain Pilorge, confia à Victor Hugo que dans les derniers temps de sa vie Chateaubriand était presque tombé en enfance et n'avait plus que deux à trois heures de lucidité par jour 29.


no 120 (ex-no 112) rue du Bac à Paris,
où Chateaubriand vécut de 1838 à sa mort.


Chateaubriand meurt à Paris le 4 juillet 1848 au 120 rue du Bac.

Ses restes sont transportés à Saint-Malo et déposés face à la mer, selon son vœu, sur le rocher du Grand Bé, un îlot dans la rade de sa ville natale, auquel on accède à pied depuis Saint-Malo lorsque la mer s'est retirée.


Tombeau de Chateaubriand face à la mer sur le rocher du Grand Bé.


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MessagePosté le: Mer 4 Juil - 08:08 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Très émouvant le témoignage de V. Hugo .
Je ne savais pas que Chateaubriand était malade .

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MessagePosté le: Jeu 5 Juil - 07:52 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

5 juillet 1946
Naissance explosive du bikini



Présentation du premier bikini à la piscine Molitor (Paris) par Michèle Bernardini

Voila une bonne nouvelle ! Paris est la capitale historique du bikini !

En effet, si le 1er maillot de bain deux-pièces a fait son apparition dans les années 1930, le bikini (simple maillot deux-pièces), ne fut inventé puis présenté qu’en juillet 1946, à Paris, à la piscine Molitor.

Dans un contexte d’après-guerre, le bikini n’a jamais été particulièrement apprécié des parisiens. Et pour cause… après les longues années de restriction dues à la guerre cette petite révolution montrait pour la première fois le nombril jusque-là considéré comme une partie intime du corps.



Inventé par deux Français, l’ingénieur Louis Réard et le styliste Jacques Heim, il porte le nom de l’un des atolls de l’archipel Marshall où des tests nucléaires américains ont eu lieu le même mois. Les créateurs pensèrent qu’il aurait un effet aussi explosif qu’une bombe atomique … ils n’eurent pas tort !

C’est Micheline Bernardini , née en 1927 et danseuse au Casino de Paris qui fut choisie par Louis Réard pour être le premier mannequin a porter un bikini lors de sa présentation à la piscine Molitor le 5 juillet 1946 !

Pourtant le bikini ne constituait pas, et de loin, la 1ère pièce de vêtement révélant les formes des femmes en public. Au IVe siècle, les gymnastes romaines portaient des bandeaux masquant leurs seins, des bas de maillots proches du bikini et même des bracelets de chevilles !


Le bikini de l'Antiquité


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MessagePosté le: Jeu 5 Juil - 08:10 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Je n'ai connu le bikini que tardivement dans les nouvelles du monde au cinéma noir et blanc . A cette époque , avant de lancer le film ( repas de consistance ) on nous livrait une série de nouvelles du cinéma Gaumont, si mes souvenirs sont bons . Et quand on nous montrait les belles françaises sur les plages avec ces bikini pas halal , moi qui étais accompagné de mon grand frère je mettais la main sur les yeux et lorgnais par en dessous , tellement la pudeur était de rigueur . Dans la salle on entendait les grands badauds crier HAAAAAAAAA ! Comme il y avait une obscurité à toute épreuve , chacun y allait de sa voix . En sortant de la salle de cinéma , tout le monde est sérieux . Et tout le monde évoque les exploits de Tarzan de cette veillée .....Oh la belle époque .....

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Dernière édition par T.Admin. le Ven 6 Juil - 06:47 (2018); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 6 Juil - 06:27 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Ven 6 Juil - 07:06 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

16 juin 1944
Exécution de Marc Bloch par les nazis



Marc Bloch.

Marc Bloch, l'un des plus grands historiens français du XXe siècle,fondateur avec Lucien Febvre des Annales d'histoire économique et sociale en 1929.
Il est issu d'une famille de juifs alsaciens qui ont opté pour la France après la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Mobilisé en 1914, il reçoit la Légion d'Honneur et la Croix de guerre.


Première édition des Caractères originaux
en deux volumes chez Armand Colin.


Après la Grande Guerre, il enseigne l'Histoire à la faculté de Strasbourg. Il s'insurge contre une vision trop événementielle de l'Histoire et crée en 1929 les Annales d'Histoire économique et sociale avec Lucien Febvre.
Son ouvrage majeur, La Société féodale, témoigne de la nouvelle approche qu'il veut promouvoir : en se référant aux archives et aux sources populaires, l'historien montre de façon vivante comment se sont tissés les liens féodaux au cours de l'époque carolingienne.
Il ressort de son étude que l'État moderne est le lointain rejeton de cette féodalité bâtie sur les relations personnelles de suzerain à féal.


Engagement de servir l'État signé par Marc Bloch à son entrée à Normale Sup, Archives nationales, 61 AJ.
Voir en grand

À 54 ans, le 24 août 1939, il obtient d'être mobilisé comme capitaine d'état-major, bien qu'ayant cinq enfants à charge. En 1943, l'intellectuel juif met sa famille à l'abri et rejoint la Résistance dans le groupe «Franc-Tireur». Il tire de cette expérience un petit ouvrage remarquable : L'étrange défaite (Albin Michel, nombreuses rééditions).

Marc Bloch est arrêté à Lyon le 8 mars 1944 par la Gestapo, interné à la prison Montluc et torturé par Klaus Barbie et ses hommes. Il meurt le 16 juin, fusillé aux côtés de vingt-neuf autres résistants « qu'il animait de son courage », non loin de Saint-Didier-de-Formans. Car on sait comment il est mort ; un garçon de seize ans tremblait près de lui : « Ça va faire mal. » Marc Bloch lui prit affectueusement le bras et dit seulement : « Mais non, petit, cela ne fait pas mal », et tomba en criant, le premier : « Vive la France ! », ainsi que le rapporte Georges Altman.




Le monument des Roussilles érigé sur le lieu de l’exécution de Marc Bloch.


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MessagePosté le: Ven 6 Juil - 07:54 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Sam 7 Juil - 09:07 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

7 juillet 1766
Naissance de Dominique Jean Larrey
à Baudéan (Hautes-Pyrénées)



Portrait de Dominique-Jean Larrey
par Anne-Louis Girodet-Trioson.
Paris, Musée du Louvre.


Fils d'un cordonnier des Pyrénées, Dominique Jean Larrey est l'une des plus belles figures de l'épopée napoléonienne. Il apprend la chirurgie sous l'égide de son oncle, chirurgien militaire à l'hôpital de la Grave, à Toulouse. Il débute comme chirurgien de la marine en 1787 avant d'être affecté à l'armée du Rhin au début de la Révolution. Là, il met au point des « ambulances volantes » avec lesquelles il va chercher les blessés sous le feu ennemi. Puis il accompagne Bonaparte en Égypte et ne tarde pas à s'attirer son amitié.


Ambulance volante du modèle Larrey.

À la bataille d'Aboukir, il sauve le général Fugière, sous le canon de l'ennemi, d'une blessure à l'épaule. Au siège d'Alexandrie, Larrey trouva le moyen de faire de la chair de cheval une nourriture saine pour les blessés, et fit tuer pour cet usage ses propres chevaux.



Il fait partie de la première promotion des membres de l'Académie royale de médecine, par ordonnance de Louis XVIII en 1820. Sa statue en marbre blanc, majestueuse et monumentale, sculptée par Pierre-Alfred Robinet, siège toujours dans le hall d'entrée de l'Académie de médecine à Paris, rue Bonaparte. En 1829, il est élu membre de l'Institut, à l'Académie des sciences.

Soucieux de soigner tous les blessés, y compris ennemis, il gagne aussi l'affection des soldats et même des ennemis. C'est au point qu'en témoignage de reconnaissance, un mamelouk lui offre douze odalisques !


Tableau de Charles-Louis Muller: Larey opérant sur le champ de bataille,
Paris, Académie Nationale de Médecine


De retour en Europe, il va suivre la plupart des campagnes napoléoniennes en qualité de chirurgien en chef de la Garde impériale puis de la Grande Armée. Par son activité tous azimuts, il jette les bases de la chirurgie militaire moderne. Il est fait baron sur le champ de bataille de Wagram, en 1809.


Statue de Larrey dans la cour de l'église du Val-de-Grâce.

À Waterloo, l'Anglais Wellington fait interrompre le tir de ses batteries quand il aperçoit le baron Larrey penché sur les blessés : « Je salue l'honneur et la loyauté qui passent ! ». Capturé par les Prussiens à l'issue de la bataille, le chirurgien manque néanmoins d'être fusillé. Il est sauvé grâce à l'intervention du général Blücher dont il avait soigné le fils... Sous la Restauration, il entre à l'Académie royale de médecine avant que Louis-Philippe 1er le nomme enfin gouverneur des Invalides.


Larrey soignant Rebsomen sur le champ de bataille de Hanau.

Le Val-de-Grâce a fait élever à Larrey une statue dont l'inauguration a eu lieu en août 1850.
Le nom de Larrey est inscrit sur la 30e colonne du pilier sud de l'Arc de Triomphe de l'Étoile à Paris.
Il existe une rue Larrey à Paris, dans le 5e arrondissement, et à Tarbes (Hautes-Pyrénées, son département de naissance) où une statue a aussi été érigée en son honneur.
A Toulouse, portent aussi le nom de Larrey deux hôpitaux : l'ancien hôpital militaire, aujourd'hui démoli, situé entre Capitole et Garonne, et le nouvel hôpital militaire Larrey, utilisé aujourd'hui par le CHU.


Cénotaphe de Larrey au cimetière du Père-Lachaise.
En épitaphe, un extrait du testament de Napoléon :
A Larrey, l'homme le plus vertueux que j'aie connu.


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MessagePosté le: Sam 7 Juil - 09:39 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Dim 8 Juil - 08:04 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

8 juillet 1617
Exécution de la maréchale d’Ancre
accusée d’avoir ensorcelé la reine



Léonora Dori, Chantilly, musée Condé, XVIe siècle.

D'origine modeste, Leonora, qui « estoit fille d’un menuisier », grandit à Florence au Palais Pitti en tant que demoiselle de compagnie de Marie de Médicis.

Devenue l'une des femmes les plus puissantes de France, Léonora obtient de la reine (alors régente après l'assassinat de Henri IV de France et pendant la minorité de Louis XIII) l'élévation de son mari, à la dignité de maréchal de France (sous le nom de maréchal d'Ancre). Elle obtient elle-même le titre de marquise d'Ancre. Capricieuse et cupide selon ses détracteurs, il est certain qu'elle fait tout de même preuve d'une grande intelligence et que contrairement à son époux, elle se tient plus ou moins retirée de la vie de Cour.

Malgré son origine modeste, sa fortune devient pourtant colossale puisqu'un ambassadeur vénitien l'évalue, en 1617, à quinze millions de livres ce qui équivaut aux trois quarts du budget annuel du royaume.


Arrestation de Leonora Dori

Après que le maréchal d’Ancre, Concino Concini, favori de Marie de Médicis — régente après l’assassinat du roi Henri IV et pendant la minorité de Louis XIII —, eut été tué sur le pont du Louvre (24 avril 1617), une commission fut envoyée au parlement pour condamner le maréchal après sa mort, pour juger sa femme Léonora Dori dite Galigaï, et pour couvrir, par une cruauté juridique, l’opprobre de l’assassinat.

Il n’y avait rien à reprocher à la maréchale ; elle avait été confidente de la reine, c’était là tout son crime : on l’accusa d’être sorcière ; car alors il fallait que la sorcellerie entrât pour quelque chose dans les grandes fortunes et dans les morts extraordinaires ; on prit des Agnus Dei qu’elle portait, pour des talismans.

Un conseiller lui demanda de quel charme elle s’était servi pour ensorceler la reine ? Galigaï, indignée contre le conseiller, et un peu mécontente de Marie de Médicis, répondit : « Mon sortilège a été le pouvoir qu’ont les âmes fortes sur les esprits faibles » ; réponse que Voltaire a mise dans la bouche de Mahomet :

Du droit qu’un esprit vaste et ferme en ses desseins,
A sur l’esprit grossier des vulgaires humains.



Arrestation de Galigaï

Quelques juges eurent assez de lumières et d’équité pour ne pas opiner à la mort ; mais le reste, entraîné par le préjugé public, par l’ignorance, et plus encore par ceux qui voulaient recueillir les dépouilles de ces infortunés, condamnèrent à la fois le maréchal déjà mort, et la femme, comme convaincus de sortilège, de judaïsme et de malversation.

La cour déclare lesdits Conchiny et Galigay sa veuve, criminels de lèse-majesté divine et humaine. » Même si elle a été accusée de sorcellerie au cours des débats du procès, l'arrêt n'en parle pas. Elle est décapitée et son corps brûlé le 8 juillet 1617 en place de Grève. La maréchale d'Ancre, accusée d'avoir ensorcelé Marie de Médicis, aurait répondu à ses juges : « Je ne me suis jamais servi d'autre sortilège que de mon esprit. Est-il surprenant que j'aie gouverné la reine qui n'en a pas du tout ? », la véracité de cette citation est remise en cause par Gédéon Tallemant des Réaux

La maréchale fut exécutée, et son corps brûlé à la place de Grève.


Gravure représentant l'exécution de la Galigaï, le 8 juillet 1617


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MessagePosté le: Dim 8 Juil - 08:31 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

que d'atrocités ont été commises par les humains ! ! tatap

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MessagePosté le: Dim 8 Juil - 19:32 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Et ce n'est pas fini ! Nous sommes les pires créatures

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MessagePosté le: Mar 10 Juil - 08:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

10 juillet 1900
Inauguration du métropolitain de Paris



Le métropolitain parisien. Chromolithographie de 1930

Si le premier projet de chemin de fer dans Paris vit le jour en 1855, c’est au lendemain de la guerre de 1870-1871 que sont menées, mais non retenues, de nouvelles études, au nombre desquelles celle d’un certain Heuzé rappelle celle qui sera adoptée près de 30 ans plus tard, en 1898, après d’ubuesques obstacles administratifs.

Dans les dernières années de l’Empire, l’Administration se préoccupait fort de l’achèvement des voies de communication de la capitale. Un projet de chemin de fer urbain avait été dressé par un groupe d’ingénieurs et la question allait peut-être entrer dans une phase définitive, lorsque éclata la guerre de 1870. Tout fut remis en question. Cependant, vers la fin de 1871, le 10 novembre, le Conseil général de la Seine invita le Préfet à faire étudier par une Commission spéciale un réseau de transport en commun par tramways et chemins de fer intérieurs. Nommée peu de temps après, cette Commission eut aussitôt à examiner, en outre du projet Brame-Flachat, un certain nombre d’autres projets intéressants parmi lesquels il convient de citer ceux de Le Hir, Le Masson, Vauthier, Le Tellier et Guerbigny.


Travaux de construction du métropolitain en 1899.
Illustration parue dans le Supplément du
Petit Journal du 14 mai 1899


Le 22 novembre 1895, une dépêche du ministre des Travaux publics proclama que la Ville aurait le droit d’assurer l’exécution à titre d’intérêt local des lignes destinées à la circulation urbaine. C’est l’avant-projet de réseau de « chemin de fer urbain à traction électrique » d’Edmond huet — directeur des travaux de la ville de Paris — et de Fulgence Bienvenüe — ingénieur en chef des Ponts et Chaussées — qui avait été retenu.


Détail d’un édicule Guimard (modèle créé au début du XXe siècle) ornant l’accès de la station Abesses.
À l’origine placé station Hôtel de Ville, il fut déplacé à la station Abesses en 1974


Le Conseil municipal obtint bientôt le vote par les Chambres, le 30 mars 1898, d’une loi déclarant d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer métropolitain municipal, à traction électrique, comprenant les six lignes suivantes : 1° Ligne de la Porte de Vincennes à la Porte Dauphine ; 2° Ligne circulaire par les anciens boulevards extérieurs ; 3° Ligne de la Porte Maillot à Ménilmontant ; 4° Ligne de la Porte de Clignancourt à la Porte d’Orléans ; 5° Ligne du boulevard de Strasbourg au Pont d’Austerlitz ; 6° Ligne du Cours de Vincennes à la place d’Italie.

La même loi prévoyait la concession éventuelle de deux autres lignes, à savoir : 1° Ligne du Palais-Royal à la Place du Danube ; 2° Ligne d’Auteuil à l’Opéra par Grenelle. Deux lois nouvelles en date du 22 avril 1902 et du 6 avril 1903 rendirent définitive la concession de ces deux lignes.





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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:37 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour

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