Index du ForumRechercherMembresS’enregistrerConnexion

Une petite histoire par jour
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
 
    Index du Forum -> Divertissements -> Une petite histoire Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Opaline



Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463

MessagePosté le: Mar 10 Juil - 08:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Revue du message précédent :

10 juillet 1900
Inauguration du métropolitain de Paris



Le métropolitain parisien. Chromolithographie de 1930

Si le premier projet de chemin de fer dans Paris vit le jour en 1855, c’est au lendemain de la guerre de 1870-1871 que sont menées, mais non retenues, de nouvelles études, au nombre desquelles celle d’un certain Heuzé rappelle celle qui sera adoptée près de 30 ans plus tard, en 1898, après d’ubuesques obstacles administratifs.

Dans les dernières années de l’Empire, l’Administration se préoccupait fort de l’achèvement des voies de communication de la capitale. Un projet de chemin de fer urbain avait été dressé par un groupe d’ingénieurs et la question allait peut-être entrer dans une phase définitive, lorsque éclata la guerre de 1870. Tout fut remis en question. Cependant, vers la fin de 1871, le 10 novembre, le Conseil général de la Seine invita le Préfet à faire étudier par une Commission spéciale un réseau de transport en commun par tramways et chemins de fer intérieurs. Nommée peu de temps après, cette Commission eut aussitôt à examiner, en outre du projet Brame-Flachat, un certain nombre d’autres projets intéressants parmi lesquels il convient de citer ceux de Le Hir, Le Masson, Vauthier, Le Tellier et Guerbigny.


Travaux de construction du métropolitain en 1899.
Illustration parue dans le Supplément du
Petit Journal du 14 mai 1899


Le 22 novembre 1895, une dépêche du ministre des Travaux publics proclama que la Ville aurait le droit d’assurer l’exécution à titre d’intérêt local des lignes destinées à la circulation urbaine. C’est l’avant-projet de réseau de « chemin de fer urbain à traction électrique » d’Edmond huet — directeur des travaux de la ville de Paris — et de Fulgence Bienvenüe — ingénieur en chef des Ponts et Chaussées — qui avait été retenu.


Détail d’un édicule Guimard (modèle créé au début du XXe siècle) ornant l’accès de la station Abesses.
À l’origine placé station Hôtel de Ville, il fut déplacé à la station Abesses en 1974


Le Conseil municipal obtint bientôt le vote par les Chambres, le 30 mars 1898, d’une loi déclarant d’utilité publique l’établissement d’un chemin de fer métropolitain municipal, à traction électrique, comprenant les six lignes suivantes : 1° Ligne de la Porte de Vincennes à la Porte Dauphine ; 2° Ligne circulaire par les anciens boulevards extérieurs ; 3° Ligne de la Porte Maillot à Ménilmontant ; 4° Ligne de la Porte de Clignancourt à la Porte d’Orléans ; 5° Ligne du boulevard de Strasbourg au Pont d’Austerlitz ; 6° Ligne du Cours de Vincennes à la place d’Italie.

La même loi prévoyait la concession éventuelle de deux autres lignes, à savoir : 1° Ligne du Palais-Royal à la Place du Danube ; 2° Ligne d’Auteuil à l’Opéra par Grenelle. Deux lois nouvelles en date du 22 avril 1902 et du 6 avril 1903 rendirent définitive la concession de ces deux lignes.



Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 10 Juil - 08:11 (2018)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Mar 10 Juil - 10:22 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 11 Juil - 06:07 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

11 juillet 1804
Décès de Alexander Hamilton
Le père de l'industrie américaine




Alexander Hamilton, l'un des fondateurs des États-Unis, a animé le courant fédéraliste dans les années qui ont suivi l'indépendance. À ce titre, il s'est fait le champion de l'industrialisation du pays et du renforcement du pouvoir central.

Des analyses politiques de haute volée
Né en 1755 dans une famille pauvre de l'île de Nevis (Antilles britanniques), Alexander Hamilton devient aide de camp de George Washington pendant la guerre d'indépendance, avec le grade de lieutenant colonel, puis s'installe comme avocat.
Il est délégué de New York à la Convention de Philadelphie en charge de donner une Constitution au pays. Du 27 octobre 1787 au 15 août 1788, tandis qu'a débuté le processus de ratification, il publie dans différents journaux, avec son ami James Madison, fils d'un planteur de Virginie, des analyses politiques de haute volée destinées à inspirer les conventionnels et éclairer le grand public. Ce total de 85 articles est au final rassemblé sous l'intitulé Federalist Papers (Le Fédéraliste en français).


Alexander Hamilton, l'un des fondateurs des États-Unis

Champion de la libre entreprise
Premier Secrétaire au Trésor (ministre des Finances) dans le gouvernement des États-Unis, sous la présidence de George Washington, Hamilton crée le 4 juillet 1791 la Banque fédérale (Bank of the United States), embryon de banque centrale. Le public s'arrache les actions de la banque.
Le 17 mai 1792, à son initiative, les négociateurs d'actions et de titres bancaires se concertent pour prévenir les actions néfastes de quelques spéculateurs. Leur réunion a lieu au 68, Wall Street, à New York. C'est l'origine de la Bourse actuelle.
Alexander Hamilton s'oppose au rêve bucolique du Secrétaire d'État Thomas Jefferson d'une Amérique constituée de petits propriétaires libres et égaux. Il nourrit quant à lui le rêve d'un État fort et puissant, dirigé par la riche oligarchie d'affaires de la Nouvelle Angleterre.

Le ministre expose dans un célèbre rapport (Report on Manufacturers) le principe d'une protection douanière et d'une politique industrielle vigoureuse afin de favoriser l'émergence d'une économie moderne.
Ses préconisations seront reprises plus tard par l'économiste allemand Friedrich List, qui justifiera le protectionnisme dans les pays en voie d'industrialisation.
Mais lui-même n'ira pas plus loin dans leur mise en oeuvre.



Le 11 juillet 1804, Alexander Hamilton affronte dans un duel au pistolet le vice-président américain Aaron Burr, qu'il avait qualifié d'«homme dangereux à qui l'on ne doit pas faire confiance», ce qui n'était d'ailleurs que pure vérité.
Opposé par principe au duel, Hamilton tire en l'air. Son adversaire riposte par un tir à l'abdomen. Hamilton meurt après trente heures d'agonie. Les États-Unis perdent avec lui un économiste de talent et un chef politique méritant.



Fabienne Manière


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Mer 11 Juil - 09:08 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 07:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

12 juillet 100 av. J.-C.
Naissance de Jules César



Buste en marbre de Jules César
trouvé dans le Rhône.


De son vrai nom Caius Julius (Caius est son prénom et Cæsar un surnom), il est issu d'une famille patricienne qui prétend descendre de Iule, fils d'Énée, lui-même fils de Vénus et fondateur indirect de Rome.

À 16 ans, Jules épouse Cornélia, la fille du consul Cinna, qui lui donnera une fille, Julia. Ce sera son seul enfant légitime.

Affaire de moeurs

Pendant la période des mystères de Bona Dea (la Bonne Déesse), il est de coutume à Rome que des fêtes strictement réservées aux femmes se déroulent dans la maison du grand Pontife, qui n'est autre que Jules César.

Guidé par la curiosité, le jeune amant de Pompéia, Publius Claudius Pulcher, communément appelé Claude (ou Clodius), pénètre dans la maison sous un déguisement de femme mais il est trahi par sa voix. L'incident fait scandale et Cicéron lui-même dénonce le sacrilège. César en prend prétexte pour répudier sa femme Pompéia au motif que « la femme de César ne doit pas être soupçonnée ! », selon ses propres mots. Son amant obtient l'acquittement, probablement par prévarication, en achetant les juges....

Jules César s'engage dans le cursus honorum ou carrière des honneurs tout en menant la vie dissipée d’un dandy. Il forme un triumvirat - ou gouvernement à trois - avec deux autres ambitieux, Crassus et Pompée. Lui-même obtient la charge de consul pour l'année 59 avant JC puis lève des légions et entreprend la conquête de la «Gaule chevelue». Le récit de ses huit années de campagne, La guerre des Gaules, est un chef-d’œuvre de la littérature latine.


La Mort de César par Karl von Piloty « Métellus lui découvrit le haut de l’épaule ;
c’était le signal. Casca le frappa le premier de son épée » (Plutarque)


Auréolé par sa gloire militaire, César estime l’heure venue de mettre de l’ordre dans les affaires de Rome. Il franchit avec son armée le Rubicon, un petit fleuve italien, et entre à Rome en violation des règles édictées par le Sénat, assemblée des plus grandes familles de Rome. Personne n’ose protester et Jules César en profite pour écraser ses rivaux, à commencer par Pompée. Il obtient enfin du Sénat la quasi-totalité des pouvoirs, cela sans toucher en apparence aux institutions républicaines.

Il réorganise l’administration et la rend plus efficace. Mais il est assassiné par des sénateurs qui craignent qu’il ne se proclame roi… Malgré la brièveté de son passage au pouvoir (5 ans), Jules César a marqué profondément de son empreinte les institutions romaines et même les nôtres. Son nom se retrouve dans le titre des anciens souverains allemands (Kaiser) et russes (tsar) !


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Jeu 12 Juil - 09:42 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

A retenir :

- au pouvoir 5 ans : seulement ?? je pensais plus !

- franchir le Rubicon : ah c'est de là donc que ça découle ?

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Ven 13 Juil - 08:34 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

13 juillet 1793
Assassinat de Marat




Joseph Boze, Portrait de Marat (1793),
Paris, musée Carnavalet.

Le 13 juillet 1793, Charlotte Corday poignarde le tribun révolutionnaire Jean-Paul Marat dans sa baignoire où il soignait un eczéma généralisé (forme de lèpre).

Assassin et martyr
Médecin devenu député à la Convention nationale, Marat (50 ans) s'était rendu populaire auprès des sans-culottes parisiens par ses diatribes assassines, publiées dans L'Ami du peuple.


Le Journal de Marat, l'Ami du peuple,
no 124 du 5 juin 1790.

Voir en grand

Sa meurtrière est une Normande de petite noblesse de 25 ans, arrière-petite-fille du grand Corneille et nourrie de lectures classiques. Ayant noué des sympathies avec les Girondins modérés, traqués par Marat, elle voit en ce dernier le fossoyeur de son idéal de liberté.


Portrait de Charlotte Corday,
Jean-Jacques Hauer, (XVIIIe siècle)


Le 13 juillet au matin, Charlotte Corday achète un couteau de cuisine et se rend au domicile de Marat, au 30 rue des Cordeliers (actuellement Rue de l'École-de-Médecine dans le VIe arrondissement). Après deux tentatives, la jeune femme parvient, en fin de journée, à être introduite auprès de Marat, -qui prend un bain de soufre pour soulager son corps malade. Elle a prétexté détenir des informations sur des Girondins réfugiés à Caen -considérés comme des traîtres par Marat. Après un échange avec le député, au cours duquel elle s'informe du sort réservé aux Girondins dénoncés, elle le poignarde à la poitrine, lorsqu'il révèle qu'il les fera tous guillotinés.


L’Assassinat de Marat de Jean-Joseph Weerts (vers 1880).

Elle espère, à l'image des héroïnes antiques, faire oeuvre utile en l'éliminant, quitte à sacrifier aussi sa jeune vie... Mais son geste n'aura d'autre effet que d'amplifier la Terreur. Elle-même sera guillotinée le 17 juillet 1793 sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde), après l'entrée de la dépouille de sa victime au Panthéon. Lamartine, plus tard, la qualifiera d'« Ange de l'assassinat ».


Jacques-Louis David, La Mort de Marat (1793),
musées royaux des beaux-arts de Belgique.

Voir en grand

Le peintre Louis David, par ailleurs député montagnard à la Convention, laisse de l'assassinat un tableau célèbre, qui exalte l'image du tribun et gomme celle de sa jeune meurtrière. De celle-ci, on retient qu'un portrait, réalisé pendant son procès et achevé dans sa cellule à sa demande, par Jean-Jacques Hauer.


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Ven 13 Juil - 09:12 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Que de sacrifices pour bâtir un pays démocratique ! une vraie Révolution !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Sam 14 Juil - 09:43 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

14 juillet 1862
Naissance de Gustav Klimt
Le chantre de la « Vienne joyeuse »




Peintre de la beauté féminine et lui-même homme à femmes, Gustav Klimt naît près de Vienne le 14 juillet 1862 dans le ménage d'un ciseleur de métaux précieux.
Admis à l'école des arts décoratifs, il commence sa carrière en décorant de fresques différents bâtiments de la capitale austro-hongroise mais il doit batailler ferme pour faire reconnaître son style inédit et plein de fraîcheur, où les formes oniriques et les symboles l'emportent sur le réalisme.
À 26 ans, il reçoit de l'empereur François-Joseph 1er la médaille d'or du mérite artistique.


Judith et la tête de Holopherne (1901),
Vienne, musée du Belvédère.

La « période dorée »
Fort de ses premiers succès, Gustav Klimt entre à l'Association des artistes en arts plastiques (Künstlerhaus Genossenschaft). En 1895, il ouvre son propre atelier de peinture, dans une inspiration impressionniste.
Le 3 avril 1897, 40 artistes du Künstlerhaus quittent l'Association et fondent un mouvement rebelle, justifié, appelé Sécession. Klimt en devient le président.
C'est la naissance du Jugendstil, version autrichienne de l'Art Nouveau inauguré à Paris par Alfons Mucha. La même année, Gustav Mahler fait sa propre révolutionne à la tête de l'Opéra de Vienne.
En 1901, l'artiste peint l'un de ses chefs-d'oeuvre, Judith, une figure biblique à la touche moderne. En 1902, lors de la XIVe exposition de la Sécession, il réalise une fresque spectaculaire dite fresque Beethoven, à la gloire du compositeur.
Klimt multiplie dès lors les oeuvres picturales et décoratives. Il va également décorer à Bruxelles le palais Stoclet, construit par l'architecte Josef Hoffman.
Le tableau ci-dessous, qui représente les trois âges de la vie, est un témoignage de cette nouvelle esthétique qui va illuminer l'Europe de la « Belle époque ».


Voir l'image en grandes dimensions

À la veille de la Grande Guerre de 14-18, l'artiste obtient une éclatante reconnaissance internationale. Cette « période dorée », illustrée par ses tonalités dorées, sera brève. Il s'éteint à Vienne le 6 février 1918, quelques mois avant ses amis l'architecte Otto Wagner et le peintre Egon Schiele.
La même année disparaît dans la tourmente la Vienne heureuse des Habsbourg.

Camille Vignolle

***********************

Klimt est connu pour son utilisation de l'or dans les peintures, qu'il découvre après avoir vu des mosaïques byzantines de Ravenne. Mais ses inspirations sont éclectiques. Les historiens de l'art répertorient des inspirations aussi diverses que celles de la Grèce classique, minoenne et égyptienne. Il est aussi inspiré par les ciselures d'Albrecht Dürer, les peintures européennes de la fin du Moyen Âge et de l'école japonaise de Rimpa.
Klimt peint également quelques paysages, privilégiant le format carré (comme beaucoup d'artistes de la Sécession), avec une absence de personnage, ce qui donne une ambiance de particulière sérénité. Ces tableaux sont peints sur le motif et terminés en atelier.
Klimt a beaucoup dessiné. Le catalogue raisonné de ses dessins comporte plus de 3 700 numéros mais il est probable que ce nombre soit largement sous évalué, l'artiste n'étant guère conservateur de ses feuillets.




Le Jardin aux tournesols (1905-1908), huile sur toile (110 × 110 cm),
[i]Österreichische Galerie Belvedere (Vienne).


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Sam 14 Juil - 12:03 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Dim 15 Juil - 09:21 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

15 juillet 1914
La France adopte l'impôt sur le revenu



« Amours fiscales », dans Le Rappel, lundi 6 juillet 1914.

Le président de la République Raymond Poincaré obtient de la majorité parlementaire, hostile à la guerre, qu'elle renonce à abroger la loi du 19 juillet 1913 prolongeant le service militaire à trois ans.

En échange, il lui concède l'impôt progressif sur le revenu. Il est adopté par la Chambre des députés le 15 juillet 1914.
Fatal compromis

L'impôt sur le revenu est promu et porté par l'un des dirigeants les plus brillants de sa génération, Joseph Caillaux. Ministre des Finances dans le gouvernement de Georges Clemenceau en 1906, il préconise un impôt unique sur l'ensemble des revenus (salaires, retraites, revenus agricoles et industriels, rentes...).

La réforme est votée par la Chambre des députés le 9 mars 1909 mais rejetée par le Sénat qui a fait traîner les choses.


Joseph Caillaux, homme politique Sarthois,
à qui l'on doit la Loi portant sur l'impôt sur le revenu


À l'automne 1913, Caillaux est donné vainqueur des élections législatives de mai 1914 avec au programme ce fameux impôt et aussi l'abolition de la « loi des trois ans » qui porte de deux à trois ans la durée du service militaire.

La droite engage alors contre lui une campagne très dure, incluant la publication par Le Figaro de sa correspondance intime. Son épouse Henriette Caillaux, désespérée par la crainte du déshonneur, tue le directeur du journal, Gaston Calmette. Du coup, Joseph Caillaux se met en retrait de la politique afin de préparer la défense de sa femme au procès prévu du 20 au 31 juillet 1914.


Joseph Caillaux parle de son impôt avec les journalistes en 1904

Malgré son absence, son parti gagne comme prévu les élections avec le Bloc des gauches, mais c'est René Viviani, un socialiste indépendant, homme affable et nullement informé des affaires internationales, que Raymond Poincaré appelle à la Présidence du Conseil. Le président de la République ne va pas avoir de difficulté à négocier avec lui un compromis sur la loi des trois ans et l'entraîner à ses côtés dans la course à la guerre.

Les députés du Bloc des gauches acceptent la loi Barthou (service militaire de 3 ans au lieu de 2) et, en contrepartie, les sénateurs acceptent l'article de la loi des finances qui énonce : « Il est établi un impôt général sur le revenu ». Le débat s'ouvre au Sénat le 3 juillet 1914, quelques jours après l'attentat de Sarajevo dont personne n'imagine encore les tragiques conséquences.

Utilité marginale et progressivité de l'impôt

Le principe de la progressivité de l'impôt dérive de la théorie de l'utilité marginale développée par Alfred Marshall (1842-1924) selon laquelle tout franc supplémentaire procure à son détenteur une utilité moindre que le franc qui l'a précédé. Les hauts revenus ont de ce fait une utilité marginale beaucoup plus faible que les bas revenus : le riche peut non seulement combler ses besoin vitaux mais aussi satisfaire des plaisirs tout à fait superflus et futiles tandis que le pauvre a tout juste assez de son revenu pour nourrir sa famille.

Un impôt strictement proportionnel au revenu reviendrait à enlever au riche seulement un peu de superflu et priver le pauvre de satisfactions vitales... Si l'on veut donc que chaque contribuable soit également pénalisé par l'impôt, il faut que celui-ci soit proportionnellement plus élevé pour les hauts revenus.



Alban Dignat


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Lun 16 Juil - 06:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Et les problèmes, de commencer ......

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Lun 16 Juil - 06:38 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Lun 16 Juil - 07:38 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

16 juillet 1796
Naissance de Jean-Baptiste Corot


Jean-Baptiste Corot par Nadar.

"Il y a un seul maître, Corot. Nous ne sommes rien en comparaison, rien" Claude Monet, 1897
" Il est toujours le plus grand, il a tout anticipé..." Edgar Degas, 1883

Aujourd'hui, il est assez étonnant de lire l'admiration sans borne que Camille Corot (1796-1875) suscita de manière constante auprès de la nouvelle génération de peintres qui prenait son envol alors qu'il terminait son oeuvre. Il semble en effet étrange que ces artistes aient pu tenir autant en estime le "Père Corot", alors même que Corot prétendait rester étranger aux développements artistiques naissants, et désapprouvait l'action contestatrice de Monet et des "Indépendants".


Vue de Florence depuis le jardin de Boboli (v. 1835-1840), musée du Louvre, Paris

La grande touche de modernité qui remplit la plupart des oeuvres de Monet, l'urbanité instruite de Degas, la recherche expérimentale sans fin qui caractérisent ces deux oeuvres paraissent totalement opposées à la vision contemplative, hors du temps et immuable de Corot - ce que d'aucuns ont appelé ses "vues monotones de Ville d'Avray" -.


Jean-Baptiste Camille Corot - 1er autoportrait

"En parcourant davantage la littérature, on apprend que dans les années 1920-1930, le peintre Jacques Emile Blanche et l'historien Alfred Barr, créateur du Musée d'Art Moderne de New-York, pensaient que l'impact de Corot sur l'art du XXième siécle égalerait celui de Cézanne .
Ces vues sont si éloignées de la conception actuelle sur Corot, comme dernier peintre de l'école néoclassique, qu'il semble nécessaire de s'interroger sur son oeuvre, et sa place dans l'histoire de la peinture.


Tivoli, les jardins de la Villa d'Este (1843), musée du Louvre, Paris

A partir des années 1930, les historiens de l'art ont essayé d'établir Corot comme le précurseur des Impressionnistes, l'inventeur des paysages baignés de lumière détachés de toute anecdote ou incident sans intérêt. Frappés par ses merveilleuses études peintes en plein air en Italie, les écrivains Germain Bazin et Kenneth Clark virent en Corot "le peintre à l'optique parfaite et au regard innocent" - en bref, le peintre de l'homme sans pensée -
Depuis les années 1980, quand Pierre Galassi rapprocha les peintures en plein air de Corot de celles de ses contemporains Michallon, Bertin, Granet, Caruelle d'Aligny, les historiens d'art identifièrent Corot à la génération des peintres qui l'avaient précédé plûtot qu'à celle de ceux qui le suivirent.


Maisons et moulin sur les rives d'un cours d'eau

Comme les oeuvres de ces peintres, et d'autres, devinrent plus connues, Corot fut de plus en plus classé comme le disciple obéissant de Pierre-Henri Valenciennes, le codificateur du paysagisme néoclassique, comme le dernier d'une lignée de peintres continuant de travailler une esthétique ayant pris naissance au 18ième siécle.
Cependant, alors que chacun des deux points de vue contient une part importante de vérité, aucune classification de Corot -comme le dernier Néoclassique ou comme le premier Impressionniste - ne suffit à rendre compte de la totalité de son oeuvre.
Par exemple, aucune explication satisfaisante ne rend compte de ses extraordinaires peintures historiques, comme "Agar dans le désert", "Diane surprise à son bain", "Démocrite et les Abdéritains", "Homère et les bergers", qui firent sa renommée en 1840 : le type de peinture qui fit dire à Baudelaire, "à la tête de l'école moderne du paysage se tient M.Corot". Ces oeuvres continuent de déranger les critiques modernes.


Homère et les bergers

Aucune des 2 théories ne rend compte convenablement non plus de l'oeuvre de Corot comme portraitiste. Degas estimait que Corot était encore plus grand comme portraitiste que comme paysagiste, et recommanda à ses amis collectionneurs, tels Henri Rouart qui posséda la "Femme en bleu", davantage les portraits de Corot que ses paysages.
Mary Cassatt conseilla également aux collectionneurs américains, les Havermeyer, Palmer, Colonel Payne, d'acquérir des portraits de Corot plûtot que des paysages. Encore, ce fut Corot le portraitiste qui impressionna Van Gogh, Gauguin et Cézanne.
Dans les années 1910, Juan Gris et Picasso imitèrent des portraits de Corot. L'exposition de ses oeuvres organisée à la Paul Rosenberg & Cie. en 1928 influença profondément le travail d'André Derain et d'André Lhote


Femme en bleu

Aujourd'hui encore Corot continue de poser problème aux historiens d'art et critiques.
Nous aurions pu ne montrer que ses tableaux les plus réussis et enchanteurs afin de présenter Corot comme un peintre conséquent et cohérent. Un des traits caractéristiques de Corot, qui apparaît bien dans cette exposition, est son dessin maladroit et ses compositions stéréotypées. Son oeuvre reflète les doctrines en apparence contradictoires du Néoclassicisme, du Romantisme, du Réalisme, du Naturalisme.

Quoiqu'il en soit, les artistes de Delacroix à Courbet à Renoir à Picasso, qui connaissaient bien son oeuvre, la tinrent résolument comme majeure. Nous espérons que cette exposition permettra à la nouvelle génération de mieux connaître cette oeuvre et de découvrir par eux-mêmes tout ce que ses tableaux ont à offrir.




Tous les tableaux de Corot

source


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Lun 16 Juil - 08:45 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mar 17 Juil - 08:17 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

17 juillet 1791
La fusillade du Champ-de-Mars



Le Champ-de-Mars tel qu’aménagé pour la Fête de la Fédération,
un an avant la fusillade, musée de la Révolution française.


Le 17 juillet 1791, une fusillade se produit sur le Champ de Mars, à Paris. C'est la conséquence immédiate de la fuite du roi Louis XVI jusqu'à Varennes.

Une retombée de la fuite du roi

Dès que la fuite du roi est connue, le club des Cordeliers demande aux députés de l'Assemblée Constituante de proclamer la déchéance du monarque et l'avènement de la République. Mais les députés s'y refusent et le lendemain, le roi ayant été arrêté et ramené à Paris, ils inventent la fiction de son enlèvement. C'est contre son gré qu'il se serait enfui et sa déchéance n'aurait donc pas lieu d'être...

Le club des Cordeliers ne se satisfait pas de cet arrangement et rédige une deuxième pétition en faveur de la République. Le texte est mis au point par Brissot avec le concours de Choderlos de Laclos (l'auteur des Liaisons dangereuses !). Il est soutenu par Danton et Marat. Les pétitionnaires réclament « un nouveau pouvoir constituant » pour « procéder d'une manière vraiment nationale au jugement du coupable et surtout au remplacement et à l'organisation d'un nouveau pouvoir exécutif ».


Publication de la loi martiale au Champ de Mars, le 17 juillet 1791.
Estampe dessinée par Jean-Louis Prieur et gravée par Pierre-Gabriel Berthault,Paris,
BnF, département des estampes et de la photographie.


Une délégation dépose le texte le 17 juillet 1791 sur l'autel de la patrie du Champ-de-Mars, à l'endroit où eut lieu la Fête de la Fédération, afin de la faire signer par les Parisiens. Mais deux hommes cachés sous l'autel sont pris à partie et massacrés par la foule.

Les députés de l'Assemblée craignent que la Révolution ne sombre dans l'anarchie et que la déchéance de Louis XVI n'entraîne la France dans une guerre contre les autres monarchies européennes. Prétextant du désordre, ils ordonnent au maire de Paris, l'astronome Jean Bailly, de proclamer la loi martiale.

Le maire, révolutionnaire modéré et populaire, élu à la mairie le surlendemain de la prise de la Bastille, ne se fait pas prier. Ni une ni deux, il fait appel à la garde nationale et lui ordonne de disperser la foule du Champ-de-Mars. Commandée par La Fayette en personne, elle pénètre sur le Champ-de-Mars où elle est accueillie à coup de pierres.


Estampe anonyme, Bureau des Révolutions de Paris, 1791, Paris, BnF,
département des estampes et de la photographie.


Elle fait feu sans sommation sur les pétitionnaires. On compte plusieurs dizaines de morts. De nombreuses arrestations viennent compléter la répression. Le club des Cordeliers est fermé. Danton et Marat, prudents, s'enfuient en Angleterre.

Au club des Jacobins, l'atmosphère est toute différente. De nombreux militants, y compris Robespierre, jugent inopportun ou prématuré d'abolir la monarchie et entérinent donc la répression du Champ-de-Mars. Celle-ci n'en brise pas moins la lune de miel entre l'Assemblée et le peuple de Paris. Premières failles dans le consensus révolutionnaire.



[extrait du film La Révolution française de Robert Enrico et Richard T. Heffron (1989)]


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Mar 17 Juil - 09:24 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 18 Juil - 07:41 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

18 juillet 1925
Parution de Mein Kampf



Couverture Mein Kampf (1925)

Le 18 juillet 1925, Adolf Hitler publie le 1er volume de Mein Kampf (en français « Mon combat »). Le second paraîtra le 11 décembre suivant, soit un an à peine après que l'agitateur politique est sorti de la prison de Landsberg. C'est là qu'il a rédigé ce volumineux plaidoyer politique avec le concours de son fidèle Rudolf Hess.

Mein Kampf connaît un succès modeste jusqu'en 1929. Ensuite, son tirage va progresser rapidement et assurer une grande aisance financière à son auteur dès le début des années 1930. Il va atteindre une dizaine de millions d'exemplaires à la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Mein Kampf — Mon Combat.
Nouvelles Éditions latines, Paris, 1934.


Une première traduction paraît en français en 1934, avec la couverture barrée d'une citation du maréchal Lyautey : « Tout Français doit lire ce livre », sous-entendu pour s'informer sur les thèses des nazis désormais au pouvoir en Allemagne : racisme, antisémitisme, antichristianisme, espace vital, revanche...


Après l'annexion par l'Allemagne, de nombreux juifs de Vienne subirent des humiliations par les nazis,
comme le nettoyage des trottoirs de la ville, avec l'approbation d'une partie de la population.


En vente libre sous réserve d'être accompagné d'un avertissement, le livre est tombé dans le domaine public en 2016.

En France, les éditions Fayard — déjà éditrices du livre en 1938 — annoncent, le 14 octobre 2015, qu'elles publieront une réédition de Mein Kampf en 2016, date à laquelle le livre d'Adolf Hitler tombe officiellement dans le domaine public. Cette nouvelle édition est traduite par Olivier Mannoni sous le contrôle d'un comité d'historiens français et étrangers qui établit depuis plusieurs années l'appareil critique. Dans une lettre ouverte adressée aux éditions Fayard, intitulée « Non ! Pas Mein Kampf quand il y a déjà Le Pen », Jean-Luc Mélenchon s'oppose à cette réédition du « texte principal du plus grand criminel de l'ère moderne » et « acte de condamnation à mort de six millions de personnes ». La nouvelle édition est reportée par Fayard à 2020, au plus tôt.


Eva Justin procédant à des mesures anthropométriques d'une femme rom.

Quelques citations
* La France est désignée comme un ennemi à abattre pour ses manœuvres anti-allemandes, considérées d'ailleurs comme logiques : « Je ne croirai jamais à une modification des projets que la France nourrit à notre égard ; car ils ne sont, au fond, que l'expression de l'instinct de conservation de la nation française. Si j'étais français et si, par conséquent, la grandeur de la France m'était aussi chère que m'est sacrée celle de l'Allemagne, je ne pourrais et ne voudrais agir autrement que ne le fait, en fin de compte, un Clemenceau ».
* Autre citation : « Notre objectif primordial est d’écraser la France. Il faut rassembler d’abord toute notre énergie contre ce peuple qui nous hait. Dans l’anéantissement de la France, l’Allemagne voit le moyen de donner à notre peuple sur un autre théâtre toute l’extension dont il est capable ».


Un mariage en Allemagne en 1936.
« Le chancelier Hitler a décidé d'offrir à chaque ménage, à l'occasion de leur mariage,
un exemplaire de son livre Mein Kampf ».


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Mer 18 Juil - 10:14 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

la grande histoire vient de commencer !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 19 Juil - 07:07 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

19 juillet 2001
Découverte de Toumaï




Le 19 juillet 2001, une mission franco-tchadienne conduite par le paléontologue Michel Brunet (université de Poitiers) découvre un crâne vieux de sept millions d'années et quelques autres ossements en un lieu désertique autrefois baigné par les eaux du lac Tchad.

Il est baptisé Toumaï (« espoir de vie » en langue locale) sur une suggestion du président tchadien Idriss Déby, désireux de perpétuer le souvenir de l'un de ses frères d'armes !

On le considère aujourd'hui comme le plus ancien ancêtre de la lignée qui a donné naissance aux humains, après sa séparation d'avec les chimpanzés, bien avant la célèbre Lucy.


Michel Brunet

Mais s'agit-il d'un homme ou plus simplement d'un gorille ? La question reste ouverte dans l'attente d'un fémur qui pourrait démontrer que Toumaï était un bipède, comme Lucy et nous...

Du rififi chez les préhistoriens

Justement, le fémur existe ! Il figurait parmi les ossements découverts autour du crâne mais Michel Brunet ne lui a pas prêté attention et son histoire va donner lieu à un singulière controverse.


Polémique autour du fémur caché

En février 2004, à Poitiers, une étudiante, Aude Bergeret, se penche sur les ossements découverts au Tchad et s'interroge sur un os allongé qui a toutes les apparences d'un fémur. Elle en parle à son professeur Roberto Macchiarelli qui a vite fait de reconnaître le fémur d'un hominidé. C'est un mauvais point pour Michel Brunet qui craint qu'on ne lui reproche sa gestion négligente de la découverte. Tout est fait dès lors pour cacher ledit fémur. Aude Bergeret est privée de thèse et Roberto Macchiarelli contraint de changer de laboratoire.


Aude Bergeret

En 2009, Alain Beauvilain, un ancien collaborateur de Michel Brunet, en conflit avec celui-ci, publie la photo des ossements trouvés avec le crâne (voir ci-dessus). Il s'ensuit des bruits de couloir dans le milieu scientifique. Rien de plus jusqu'à ce 22 janvier 2018 où Roberto Macchiarelli officialise dans la revue Nature l'existence du fémur.
Ces anthropologues contestent notamment la bipédie de Toumaï : la morphologie de son crâne serait incompatible avec la bipédie, car elle ne permettrait pas à l'individu de garder la tête droite. En outre, le crâne de Toumaï a été découvert aux côtés d'autres fossiles appartenant à l'espèce Sahelanthropus tchadensis : des fragments de mandibules, des dents et surtout, un fémur. Ce dernier, qui n'a toujours pas fait l'objet d'une étude, pourrait prouver de manière définitive que Toumaï n'était pas bipède.

Sur France Inter, Michel Brunet plaide sa cause et convient de publier enfin une communication sur l'os du scandale. Reste à voir s'il appartient bien au même individu que le crâne (d'après une enquête de Nicolas Constans, Le Monde qui montre que le milieu scientifique n'est pas plus irénique que celui des affaires).




Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Jeu 19 Juil - 08:16 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Toumai !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Sam 21 Juil - 06:40 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

21 juillet 1798
Bataille des Pyramides



La bataille des Pyramides,
huile sur toile de Antoine-Jean Gros, 1810.

Le 21 juillet 1798, non loin des pyramides de Gizeh, le général Napoléon Bonaparte défait les Mamelouks. Habilement exploitée par la propagande napoléonienne, cette bataille va magnifier l'image du général vainqueur en lui apportant une touche supplémentaire d'exotisme et d'épopée orientale.

Elle n'empêchera pas l'expédition d'Égypte de déboucher sur un fiasco militaire, le premier avant ceux de Saint-Domingue, d'Espagne et de Russie.


Vivant Denon
Portrait par Robert Lefèvre.
Musée National du Château de Versailles.


Origines de l'expédition
Cette expédition a été décidée en 1797 par le gouvernement républicain du Directoire après une série de victoires en Europe qui ont permis à la Grande Nation d'atteindre ses «frontières naturelles» sur le Rhin mais non de vaincre l'Angleterre.
Le général Napoléon Bonaparte, fort de ses victoires en Italie, caresse le rêve d'une expédition orientale qui permettrait de couper à l'Angleterre la route des Indes. Le ministre des Relations extérieures, Talleyrand, partage son rêve. En conséquence de quoi le Directoire décide, début 1798, d'envahir la Confédération suisse, alliée séculaire de la France, afin de financer la future expédition d'Orient avec le trésor de Berne.


Bonaparte en Egypte

Bonaparte, récemment nommé membre de l'Institut, rassemble une pléiade de jeunes scientifiques, ingénieurs, artistes et humanistes. Parmi eux, l'artiste aventurier Vivant Denon, qui recueille à 51 ans la chance de sa vie, le mathématicien Gaspard Monge, le naturaliste Geoffroy Saint-Hilaire...

La conquête
La flotte appareille de Toulon le 19 mai avec au total 54.000 hommes ! Elle s'empare au passage de l'île de Malte. Trois siècles plus tôt, l'île avait été confiée par Charles Quint aux Chevaliers de l'Ordre hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, dénommés ensuite de Rhodes puis de Malte.
Enfin, le corps expéditionnaire débarque à Alexandrie le 2 juillet après avoir échappé presque par miracle à la poursuite de la flotte britannique aux ordres de Nelson. L'Égypte, sous l'autorité nominale du sultan d'Istamboul, est alors dominée par une caste militaire, les Mamelouks.


« Bataille des Pyramides » (peinture de Wojciech Kossak, 1896).


Pressé d'en finir, Bonaparte se dirige d'Alexandrie vers Le Caire, capitale de l'Égypte, par le chemin le plus court, à travers le désert.
Non préparés au soleil, les soldats endurent pendant trois semaines des souffrances épouvantables.

C'est enfin le heurt décisif avec les troupes de Mourad Bey au pied des Pyramides. La bataille dure à peine deux heures. Avec son sens de la propagande, le général invente à propos de cette journée la harangue célèbre : «Soldats, songez que du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent !». C'est le point culminant de l'expédition d'Égypte.


Desaix par Andrea Appiani (1800)

Trompeuse séduction de l'Orient
Le général Louis Desaix poursuit les fuyards jusqu'en Haute-Égypte, complétant la soumission du pays. Bonaparte, quant à lui, joue le vizir au Caire, une ville bruissante de plus de 200.000 habitants dans un pays qui en compte trois millions (25 fois plus aujourd'hui). Mais ses illusions se dissipent lorsque sa flotte est détruite à Aboukir.

Prisonnier de sa conquête, Bonaparte ne songe plus dès lors qu'à s'en sortir. Ce sera chose faite le 8 octobre 1799 quand il débarquera à Fréjus... La malheureuse armée d'Égypte, quant à elle, se rendra aux Anglais le 31 août 1801.


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 507
Masculin
Point(s): 19 706
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Sam 21 Juil - 09:51 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

des frontière naturelles expansives .....

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 463
Localisation: France
Féminin
Point(s): 463
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Hier à 07:15 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

22 juillet 1894
Epreuve finale de la première
compétition automobile de l’histoire



Couverture du supplément illustré du quotidien Le Petit Journal paru le 6 aout 1894.
On distingue le no 27, Peugeot 2 places piloté par Louis Rigoulot.


Première compétition automobile de l’histoire, l’épreuve Paris-Rouen des « voitures sans chevaux », organisée par Pierre Giffard, journaliste pour le quotidien Le Petit Journal, se déroula du 18 au 22 juillet 1894. Après la présentation, le premier jour, des véhicules engagés (au nombre de 26, cependant qu’il y avait eu 102 inscriptions), eut lieu sur les trois jours suivants des épreuves éliminatoires s’effectuant sur 5 parcours de 50 km, l’épreuve finale ayant lieu le 22 juillet.


Auguste Doriot -qui a déjà accompli Paris-Brest-Paris en 1891 avec Rigoulot
Troisième arrivé sur Peugeot 3hp (2e en partant de la droite).


Depuis longtemps, explique Le Petit Journal, on s’occupait de remplacer, pour la traction, les chevaux qui coûtent cher à acheter et à nourrir, qui s’enrhument, glissent et s’emballent, dont les forces ont une limite ; déjà l’on avait trouvé les locomotives, les machines routières et aussi les tramways à traction mécanique. Mais même sur ce point, c’est à peine alors si dans Paris circulent de rares tramways électriques, tandis qu’on voit depuis plusieurs années déjà, dans la jolie ville de Berne, de charmants omnibus à air comprimé, qui conduisent sans secousse, sans bruit, sans accident de la gare à la fosse où s’ébattent des ours.



Le Petit Journal par Konstantin Stoitzner

Chez nous, on prétendit longtemps les voitures à traction électrique absolument impossibles sous prétexte que les chevaux s’emballaient en voyant des voitures cheminer sans être traînées par des individus de leur espèce. Un humoriste proposa d’atteler alors aux nouveaux véhicules des chevaux empaillés pour ménager la susceptibilité des autres. Le remède n’était point plus ridicule que le prétendu mal.


Le tricycle à vapeur chauffée au pétrole no 61 de Roger de Montais.

En dépit de la crainte de froisser les chevaux, on continua les études ; mais les efforts étaient isolés, par conséquent infructueux, jusqu’au jour où Le Petit Journal eut l’idée de réunir tous les inventeurs, de leur fournir le moyen de se comparer entre eux afin que tous profitassent des résultats acquis par chacun.


no 64 Panhard & Levassor, conduite par Émile Mayade.

Le succès fut immense. La condition imposée à la voiture était : être sans danger, facilement maniable pour les voyageurs, et ne pas coûter trop cher sur la route. Le prix de 5000 francs donné par le quotidien fut partagé entre MM. Panhard et Levassor d’une part, les fils de Peugeot frères de l’autre. D’autres récompenses de 2000, 1500, 1000, 500 francs, furent donné par M. Marinoni qui, en sa qualité de grand inventeur, s’intéressait généreusement aux nouvelles inventions.


Le train Scotte no 10 (omnibus de M. J. Scotte, Epernay 51).

Résultat du concours

Lundi 23 juillet, 25 personnels du Petit Journal se réunissent de 11 h à 11 h 30 et attribuent les prix à la quasi unanimité.

1er prix de 5 000 francs, est partagé entre « Panhard et Levassor » et « Les fils de Peugeot frères »
2e prix de 2 000 francs, est attribué à « De Dion, Bouton et Cie »
3e prix de 1 500 francs, est attribué à « Maurice Le Blant » (no 60)
4e prix de 1 000 francs, est partagé entre « M. Vacheron » (no 24) et « M. Le Brun » (no 42)
5e prix de 500 francs, est attribué à « M. Roger » (no 85)
Le prix d'encouragement, de 500 francs, est attribué à « M. J. Scotte » (no 10)
La mention honorable, avec médaille Vermeil, est attribué à « M. Roger de Montais » (no 61)



De Dion-Bouton no 4, conduite par Jules-Albert de Dion
et arrivée à Rouen dès 17 h 40 (boggie à vapeur inéligible pour le prix principal).


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:36 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
    Index du Forum -> Divertissements -> Une petite histoire Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7
Page 7 sur 7

 
Sauter vers:  

Index | créer forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Designed by hervedesign.com


Contact Administration