Index du ForumRechercherMembresS’enregistrerConnexion

Une petite histoire par jour
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  >
 
    Index du Forum -> Divertissements -> Une petite histoire Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Opaline



Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526

MessagePosté le: Jeu 26 Juil - 13:52 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Revue du message précédent :

26 juillet 1830
Les prémices de la révolution de juillet



Portrait de Charles X.

Pour couper court à l'Adresse des 221 (18 mars 1830) dénonçant le ministère Polignac (1829-1830) et se reconstituer une majorité parlementaire favorable, Charles X procéda à la dissolution de la Chambre des députés le 16 mai 1830.

À la surprise générale, les libéraux remportèrent les élections législatives des 23 juin et 19 juillet 1830, obtenant 274 députés.

Le roi ne cède pas et ne change pas son ministère Polignac, minoritaire à la Chambre. Il déclare à son ministère :

« La première reculade que fit mon malheureux frère [Louis XVI] fut le signal de sa perte […] Ils feignent de n'en vouloir qu'à vous, ils me disent : « Renvoyez-vos ministres et nous nous entendrons ». Je ne vous renverrai pas […] Si je cédais cette fois à leurs exigences, ils finiraient par nous traiter comme ils ont traité mon frère ».

L'annonce de la victoire d'Alger, et l'assurance donnée par le préfet de police que « Paris ne bougera pas » le confortent dans sa croyance en la nécessité d'un coup de force. Il organise donc discrètement le recours — interprété au sens le plus favorable — à l'article 14 de la Charte de 1814.



“Le roi signe les ordonnances de Saint-Cloud”.

« Article 14 :

Le Roi est chef suprême de l'État, il commande les forces de terre et de mer, déclare la guerre, fait les traités de paix, d'alliance et de commerce, nomme à tous les emplois d'administration publique, et fait les règlements et ordonnances nécessaires pour l'exécution des lois et la sûreté de l'État. »

Il y a, en fait, six ordonnances du 25 juillet 1830, mais le coup de force constitutionnel est contenu dans les quatre premières ; c’est ce qui explique qu’on évoque fréquemment, par erreur, les « quatre ordonnances de Saint-Cloud ».

Ces « Ordonnances de Saint-Cloud » visent à obtenir de nouvelles élections dans des conditions plus favorables aux Ultras et désavantagent les Libéraux.



Le 25 juillet aussi, à onze heures du soir, le garde des sceaux, Chantelauze, remet les ordonnances au rédacteur en chef du Moniteur pour qu’elles soient imprimées dans la nuit et publiées au matin du lundi 26 :

* la première ordonnance suspend la liberté de la presse et soumet toutes les publications périodiques à une autorisation du gouvernement ;

* la deuxième dissout la Chambre des députés alors que celle-ci vient d’être élue et ne s’est encore jamais réunie ;

* la troisième écarte la patente pour le calcul du cens électoral, de manière à écarter une partie de la bourgeoisie commerçante ou industrielle, d’opinions plus libérales, réduit le nombre des députés de 428 à 258 et rétablit un système d’élections à deux degrés dans lequel le choix final des députés procède du collège électoral de département, qui rassemble seulement le quart des électeurs les plus imposés de la circonscription ;

* la quatrième convoque les collèges électoraux pour septembre ;

* les cinquième et sixième procèdent à des nominations de conseillers d’État au profit d’ultras notoires, tel que le comte de Vaublanc par exemple.


Lecture des ordonnances dans Le Moniteur, au jardin du Palais-Royal, le 26 juillet 1830
Hippolyte Bellangé, Paris, 1831.
lithographie coloriée. 29,5 × 45 cm (épreuve) ; 21,1 × 30,2 cm (image), Bichebois aîné
BnF, Estampes et Photographie, RÉSERVE QB-370 (87)-FT 4
© Bibliothèque nationale de France

Le terme « Ordonnance de Saint Cloud » est un raccourci journalistique. Elles ont été rédigées lors d'une réunion secrète au château de Millemont, propriété de Jules de Polignac, situé dans la forêt de Rambouillet à l'écart de la capitale. Charles X les signa le lendemain, au château de Saint-Cloud.

Ces ordonnances, s'appuyant sur la Charte de 1814 selon le roi, contraires à celle-ci selon ses opposants, provoquèrent la révolution à Paris qui le 28 juillet était aux mains des insurgés.

Les ordonnances dévoilées

Voici ci-après le texte intégral des ordonnances publiées par Le Moniteur du 26 juillet 1830. Elles font suite à une longue supplique du conseil des ministres et de son président le prince de Polignac, publiée en première page du journal (source : BNF, Retronews).
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 26 Juil - 13:52 (2018)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Jeu 26 Juil - 14:42 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

la dictature s'installe !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Ven 27 Juil - 07:30 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Macron vient de faire pareil, d'une manière détournée mais il l'a fait. La liberté de la presse est en danger.
Les Français sont en train de s'apercevoir qu'ils ont élus un gros malade qui a l'âme d'un dictateur


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Ven 27 Juil - 07:31 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

27 juillet 1794
Chute de Robespierre



École française du XVIIIe siècle,
Portrait de Maximilien Robespierre,
musée Carnavalet.


Le 9 Thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre fut empêché de s’exprimer à la Convention et invectivé de toutes parts quand un des représentants « à mauvaise conscience », Louchet, qui était proche de Fouché, demanda le décret d’accusation contre lui. La proposition fut votée à main levée et Robespierre arrêté en compagnie de Saint-Just et de Couthon. Augustin Robespierre et Le Bas se joignirent volontairement à eux et le groupe fut emmené par les gendarmes.


Robespierre, avec son chien danois Brount
(qu'il avait ramené de son voyage en Artois en 1791),
Danton, et Marat, peinture d'Alfred Loudet,
1882 (musée de la Révolution française).


Toutefois, aucune prison n'accepta d'enfermer les prisonniers, qui se retrouvèrent libres à l'Hôtel de Ville de Paris. La Commune de Paris avait fait sonner le tocsin et s'apprêtait à l'insurrection, mais Robespierre tergiversa à donner l'ordre du soulèvement. Affolés, les députés votèrent sa mise hors-la-loi, ce qui équivalait à une mort sans procès. La nuit avançant et l'ordre d'insurrection ne venant pas, les rangs de la Commune finirent par se clairsemer et, vers deux heures du matin, une troupe dirigée par Barras fit irruption dans l'Hôtel de Ville sans rencontrer beaucoup de résistance.


Arrestation des robespierristes à l'Hôtel de Ville, le 10 thermidor.
Au centre de l'image, le gendarme Merda tire sur Robespierre.


Lors de cette arrestation mouvementée, Le Bas se suicide et Augustin de Robespierre saute par la fenêtre et se brise la jambe. Maximilien, lui, est gravement blessé à la mâchoire sans que l'on sache précisément si c'est le gendarme Merda (ou « Méda », l'anthroponymie est incertaine) qui lui a tiré dessus ou s'il s'agit d'une tentative de suicide.

Le lendemain après-midi, les prisonniers furent conduits au Tribunal révolutionnaire, où Fouquier-Tinville fit constater l’identité des accusés, qui, mis hors la loi, ne bénéficiaient pas de défense.


"Exécution de Robespierre et de ses complices conspirateurs contre la liberté et l'égalité :
vive la Convention nationale qui par son énergie et surveillance a délivré la République de ses tyrans"
estampe anonyme, 1794, Paris, BnF, département Estampes et photographie.


Ainsi, Robespierre fut condamné sans procès et guillotiné l'après-midi même du 10 thermidor, sous les acclamations de la foule, en compagnie de vingt et un de ses amis politiques, dont Saint-Just et Couthon ainsi que son frère, Augustin Robespierre. Les vingt-deux têtes furent placées dans un coffre en bois, et les troncs rassemblés sur une charrette. On jeta le tout dans une fosse commune du cimetière des Errancis et l’on répandit de la chaux, afin que le corps du « tyran » Robespierre ne laissât aucune trace. Le lendemain et le surlendemain, quatre-vingt-trois partisans de Robespierre furent également guillotinés. Une épitaphe posthume est imaginée par un anonyme à son sujet :

Passant, ne t'apitoie pas sur mon sort
Si j'étais vivant, tu serais mort.



M.J. Maximilien Robespierre : surnommé le Catilina moderne,
exécuté le 10 Thermidor an 2.e, de la République,
estampe anonyme, Paris, BnF, 1794.



26-27 juillet 1794, Mise en accusation et mort de Robespierre



Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Ven 27 Juil - 10:19 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Passant, ne t'apitoie pas sur mon sort
Si j'étais vivant, tu serais mort.

Que de sang , que de sang !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Sam 28 Juil - 07:37 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

28 juillet 1755
Le Grand Dérangement des Acadiens




Le 28 juillet 1755, les Anglais commencent à déporter plusieurs milliers de paysans français qui vivaient depuis le siècle précédent de façon autonome à la pointe orientale du Canada, au sud de l'embouchure du Saint-Laurent, sur une péninsule et des îles baptisées Acadie par leur découvreur en référence à une terre mythique de l'Antiquité.


Ordre de déportation des Acadiens

Un peuple courageux

Les Acadiens descendent de paysans poitevins qui peuplèrent l'Acadie avant que celle-ci ne fut cédée à l'Angleterre en 1713 et rebaptisée Nouvelle-Écosse. Au milieu du XVIIIe siècle, les Anglais, qui se préparent à une nouvelle guerre contre la France, décident de leur imposer un serment d'allégeance à la couronne, avec l'éventualité de devoir prendre les armes contre la France.

Mais ils se heurent à un refus massif des 13.000 Acadiens. Quelques milliers se réfugient sans attendre dans les colonies françaises voisines.


Lecture de l'ordre de déportation,
tableau de Charles William Jefferys.


Les autres sont au cours des mois suivants rassemblés par les miliciens anglais, embarqués sur des bateaux avec leurs maigres biens et répartis dans les colonies anglaises (les futurs États-Unis).

Sur les 7 .000 à 8.000 personnes concernées par ce « Grand Dérangement », beaucoup périssent en cours de route de faim ou de maladie.


Mémorial des Acadiens de Nantes

Dans la colonie anglaise du Maryland, les déportés ne se résignent pas à la tutelle anglaise et s'enfuient au péril de leur vie vers la Louisiane... juste avant que cette colonie française ne passe sous souveraineté espagnole !

Établis dans les mangroves du delta du Mississipi, ils donneront naissance à la communauté des « Cajuns » (une déformation du mot Acadien). Ils seraient aujourd'hui 800.000 mais très peu parlent encore l'ancien dialecte français.


Déportation Acadienne



Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Sam 28 Juil - 08:12 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Merci pour cette page de l'histoire que j'ignorais !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Dim 29 Juil - 08:25 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

29 juillet 1890
Décès de Vincent Van Gogh



Autoportrait au visage glabre, 1889, huile sur toile (40 × 31 cm), collection privée.
Autoportrait en chapeau de feutre, 1887, huile sur carton (19 × 14 cm), musée Van Gogh, Fondation Vincent van Gogh (Amsterdam),.
Autoportrait, 1889, huile sur toile (65 × 54 cm), musée d'Orsay (Paris),.


Aujourd'hui mondialement connu, Vincent Van Gogh (1853-1890) reste dans l'Histoire de l'Art l'exemple même du « peintre maudit », voué en son temps au malheur, à l'indifférence et à la solitude (il demeure le seul peintre dont le génie ait été reconnu après sa mort et non de son vivant).


Vincent van Gogh à l'âge de 18 ans

Ce fils de pasteur hollandais, après avoir lui-même songé à rejoindre la prêtrise, se lance dans les années 1880 dans une carrière tardive de peintre en commençant par prendre pour modèles les paysans miséreux de son pays et en s'inspirant du peintre réaliste Millet.

Par son utilisation du noir, notamment pour souligner les contours, il se range parmi les post-impressionnistes comme son ami Émile Bernard, créateur de l'école de Pont-Aven. Il contribue à la vogue picturale du « japonisme ».


Route avec un cyprès et une étoile, 1890, huile sur toile (90,6 × 72 cm), musée Kröller-Müller (Otterlo),
Champ de blé avec cyprès, 1890, huile sur toile (52 × 65 cm), collection privée,
Cyprès, 1889, huile sur toile (95 × 73 cm), Metropolitan Museum of Art (New York),


En 1886, fragile de santé physique et mentale, épuisé par les problèmes d'argent, il rejoint à Paris son frère Théo, marchand d'art, et découvre la peinture impressionniste dont il emprunte les thèmes et les couleurs, puis part pour Arles, attiré par la lumière du Sud.


Van Gogh, les Iris (1889, 93cmx72cm, Paul Getty Museum, Californie)


« Peintre maudit »

Il se plonge dans le travail pour créer sans répit des toiles où il donne libre cours aux couleurs qui semblent exploser pour mieux remplir l'espace.

Afin d'alléger un sentiment d'exil qui lui pèse, il fait venir auprès de lui Paul Gauguin, artiste auquel il voue une grande admiration. Mais la cohabitation se passe mal et, dans une crise de folie, Van Gogh tente d'agresser son invité avant de retourner un rasoir contre lui-même et de se couper le lobe de l'oreille.


Chambre de Vincent van Gogh à Saint-Paul-de-Mausole.

Ses crises psychotiques l'amènent dans la maison de santé de Saint-Rémy-de-Provence avant que son frère dévoué ne lui trouve un refuge à Auvers-sur-Oise, auprès du docteur Paul Gachet, ami des peintres et peintre amateur lui-même.

L'arrivée du chemin de fer en 1846 dans la petite ville d'Auvers-sur-Oise (2000 habitants) y avait amené des peintres attirés par le charme bucolique de la vallée, à commencer par Charles-François d'Aubigny (1817-1878), premier artiste à peindre en extérieur. Il reçoit dans son atelier Corot ou encore Daumier.

Vincent appartient à la génération suivante. Il arrive à Auvers le 21 mai 1890 et prend pension à l'auberge Ravoux. Pendant 70 jours, il peint avec frénésie quelque 78 toiles.


Une lucarne percée dans le toit éclaire la chambre mansardée no 5 de l'auberge Ravoux classée monument historique en 1985
Chambre où est mort Vincent Van Gogh le 29 juillet 1890


L'instabilité mentale de Vincent van Gogh reprend vers la fin juillet 1890. Le dimanche 27 juillet 1890, dans un champ derrière le château où il peint peut-être une ultime toile, car il a emmené son matériel de peinture avec lui, il se tire un coup de revolver dans la poitrine (pour viser le cœur) ou dans l'abdomen. Revenu boitillant à l'auberge Ravoux (en), il monte directement dans sa chambre. Ses gémissements attirent l'attention de l'aubergiste Arthur Ravoux qui le découvre blessé : il fait venir le docteur Gachet qui lui fait un bandage sommaire (une opération chirurgicale est impossible vu l'état de la médecine à cette époque) et dépêche à Paris Anton Hirschig (en), artiste néerlandais pensionnaire de son auberge, pour prévenir Théo van Gogh. Vincent van Gogh y meurt deux jours plus tard, à l'âge de 37 ans, son frère Théo étant à son chevet.


Les paveurs (boulevard de Saint-Rémy)
(Vincent Van Gogh, 1889, Huile sur toile, 73,7x92,8cm,
Washington, Phillips Collection)

Van Gogh, qui n'a vendu qu'une toile, est le seul de tous les grands peintres à n'avoir pas été reconnu de son vivant. Il n'a survécu que grâce à l'allocation mensuelle de 150 francs que lui donnait son frère. Il mérite plus qu'aucun autre le triste qualificatif d'« artiste maudit »... Mais ses oeuvres (879 identifiées) atteignent aujourd'hui des records dans les salles aux enchères et son génie fait l'unanimité.



Tombes des deux frères van Gogh, recouvertes d'un simple lierre, à Auvers-sur-Oise.



Les grands maîtres de la peinture: Van Gogh - Toute L'Histoire



Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Lun 30 Juil - 10:49 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

30 juillet 1818
Naissance de Emily Brontë



Emily Brontë vers 1834
(peinte par son frère Branwell Brontë).


Cinquième enfant d'une famille de six, Emily Brontë passa quasiment toute sa courte vie dans un presbytère à Haworth, dans le Yorkshire, où son père, Patrick Brontë, était pasteur.

Pendant son enfance, après la mort de sa mère et de ses deux sœurs les plus âgées dans un pensionnat, son père, Patrick Brontë, et sa tante maternelle, Elizabeth Branwell, décident de laisser aux enfants une grande liberté. Un cadeau offert par leur père à Branwell (douze soldats de bois), en juin 1826, met en branle leur imagination :

À partir de décembre 1827, Charlotte, Emily, Anne et leur frère Branwell commencent à créer des mondes imaginaires, avec la « confédération de Glass Town », qu'ils mettent en scène dans des récits, des poèmes, des articles de journaux, des pièces de théâtre. Puis, en 1831, lorsque Charlotte les quitte pour poursuivre ses études, Emily et Anne font sécession et créent le pays de Gondal, plus rude et plus austère qu'Angria, et dirigé par une femme, Augusta Geraldine Almeda. C'est dans le cadre du cycle de Gondal qu'une grande partie des poèmes d'Emily sera écrite.


La maison des Brontë

Une autre création est le royaume de Gaaldine, qui dépend d'ailleurs de Gondal : le poème d'Emily Brontë intitulé Come hither child fut écrit en juillet 1839 ; situé dans le royaume imaginaire de Gaaldine, il fait référence à Ula, l'une des provinces de ce royaume.

Emily, talentueuse et solitaire, aura toujours du mal à composer avec le monde extérieur. Une seconde tentative de scolarisation, puis un premier poste d'institutrice se solderont par des échecs. En 1842, elle se rend à Bruxelles avec sa sœur Charlotte, dans le pensionnat de M. Héger, où elle étudie le français et l'allemand et devient une excellente pianiste, avec une prédilection notamment pour Beethoven. Mais la mentalité catholique, jugée hypocrite et sans principes, heurte ces filles de pasteur, et Emily se languit loin de sa lande.


Emily Brontë

Après ce voyage en terre étrangère, et à la suite de la mort de « tante Branwell », elle retourne à Haworth, où elle remplit le rôle de femme de charge du presbytère. Emily acquiert, chez ceux qui viennent à la connaître, une réputation de sauvagerie, de courage physique et d'amour des animaux. Elle partagera désormais le reste de ses jours entre les tâches ménagères, les longues promenades sur la lande et l'écriture.


Les soeurs Brontë

Les Hauts de Hurlevent

C’est Charlotte qui découvre le talent poétique d’Emily et qui propose à ses deux sœurs la publication d’un recueil collectif. L’ouvrage est publié en 1846 sous le titre Poems by Currer, Ellis and Acton Bell, les trois sœurs ayant décidé de se faire publier sous des pseudonymes masculins. En 1847, elle publie son unique roman, Wuthering Heights (Les Hauts de Hurlevent), qui rencontre un certain succès. Ce n’est que plus tard que la puissance dramatique de l’œuvre et le génie d’Emily Brontë seront reconnus.

En 1848, son frère Branwell, devenu alcoolique et opiomane, subit une déception amoureuse qui aggrave son état et Emily se charge de lui. En septembre, il meurt de tuberculose et Emily, probablement contaminée, prend froid à son enterrement mais refuse de se soigner. Elle meurt à son tour de la tuberculose le 19 décembre 1848.







Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Lun 30 Juil - 12:34 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

les Hauts de Hurlevent !
Ah la tuberculose !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mar 31 Juil - 07:53 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

31 juillet 1914
« Ils ont tué Jaurès »



Jean Jaurès.

Le soir du vendredi 31 juillet 1914, Jean Jaurès dîne avec deux collaborateurs dans le café du Croissant, rue Montmartre, à Paris (2e arrondissement).

Le dîner s'achève. Sur le trottoir, un homme observe les convives et, par la fenêtre ouverte, tire trois coups de revolver. Deux balles touchent à bout portant le leader socialiste. Un cri fuse dans le restaurant : « Ils ont tué Jaurès ! »

Le drame survient alors que les Français, comme les autres Européens, commencent tout juste à prendre conscience de la gravité de la situation internationale. L'assassinat de celui qu'on surnommait « l'apôtre de la paix » ruine l'ultime espoir d'éviter la guerre générale et va souder au contraire toute la nation dans « l'Union sacrée ».


Assassinat de Jean Jaurès (reconstitution publiée en 1919).

L'« apôtre de la paix »

Par son opposition à la loi du 19 juillet 1913, qui a reporté le service de deux à trois ans, comme par son plaidoyer en faveur d'une armée de réservistes à vocation défensive, L'Armée nouvelle, Jean Jaurès s'est attiré la haine des nationalistes et des bellicistes, à droite comme à gauche, de Georges Clemenceau à Charles Péguy en passant par Maurice Barrès et Charles Maurras.

Lors de la « Crise de Juillet » qui suit l'attentat de Sarajevo, il réunit toute son énergie pour tenter d'arrêter le destin. Le 30 juillet, il apprend que la Russie a mobilisé ses troupes. Il se rend alors chez le sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères Abel Ferry. Celui-ci l'interroge sur la position des socialistes en cas de guerre. « Nous continuerons notre campagne contre la guerre », répond Jaurès. « Non, vous n'oserez pas car vous serez tué au premier coin de rue » !...

Passablement découragé, Jaurès déclare à un ami, en sortant : « Tout est fini. Il n'y a plus rien à faire ».

C'est alors que survient la tragédie prédite par Abel Ferry...


Raoul Villain.

L'assassin est un déséquilibré de 29 ans, du nom de Raoul Villain. C'est un étudiant en archéologie, lecteur passionné de L'Action française, quotidien nationaliste qui avait appelé le 18 juillet précédent au meurtre de Jaurès.

Son procès sera reporté à la fin de la guerre et il sera finalement acquitté de son crime. Au terme d'une vie errante, il sera lui-même assassiné en Espagne en 1936 par un mafieux quelconque.
Hommages unanimes

À peine la mort de Jaurès est-elle connue qu'une foule de militants socialistes se rassemble dans le quartier Montmartre au chant de L'Internationale.


La foule devant le lieu du crime. Une ambulance est visible à droite.

Le président Raymond Poincaré, son adversaire en politique, se fend d'un communiqué publié dès le lendemain, juste avant l'ordre de mobilisation générale, dans lequel il trouve moyen de « retourner » le défunt en sa faveur : « Un abominable attentat vient d'être commis. M. Jaurès, le grand orateur qui illustrait la tribune française, a été lâchement assassiné. Je me découvre personnellement et au nom de mes collègues devant la tombe si tôt ouverte au républicain socialiste qui a lutté pour de si nobles causes et qui, en ces jours difficiles, et dans l'intérêt de la paix, a soutenu de son autorité l'action patriotique du gouvernement (...) ».

De fait, tous les journaux y vont de leur couplet. Même L'homme libre de Clemenceau et L'Action française de Maurras dénoncent l'assassinat et regrettent l'homme. Le pays, qui s'était jusque-là violemment divisé sur des sujets aussi graves que les conquêtes coloniales, l'Affaire Dreyfus ou la séparation des Églises et de l'État, refait son unité sur la tombe de Jaurès.


Le café du croissant en 1914

Le directeur de La Guerre sociale, Gustave Hervé, connu pour ses menées antimilitaristes, y va de lui-même de son couplet, titre à la Une : « Nous n'assassinerons pas la France » et rejoint le camp de la guerre.

Dès le lendemain de la mort de Jaurès, le consensus patriotique est tel que le gouvernement, à l'instant d'annoncer la mobilisation générale, peut se dispenser de sévir contre les anarchistes, antimilitaristes et rebelles potentiels.

Deux jours plus tard, l'Allemagne déclare la guerre à la France. C'est le début de la Grande Guerre.

Le 4 août 1914, lors des funérailles parisiennes du leader socialiste, avant que sa dépouille ne soit inhumée à Albi, le secrétaire de la CGT Léon Jouhaux, prémonitoire, lance : « Victime de ton amour ardent de l'humanité, tes yeux ne verront pas la rouge lueur des incendies, le hideux amas de cadavres que les balles coucheront sur le sol... ».


Plaque commémorative au café du Croissant,
146 rue Montmartre (à l’angle du côté pair de la
rue du Croissant), 2e arrondissement de Paris.



Centenaire de l'assassinat de jaurès


Au café où Jaurès a été tué, happy hour de 17h à minuit


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Mar 31 Juil - 10:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Un Grand de l'Histoire !




<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 1 Aoû - 08:39 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

1er août 1589
Assassinat d'Henri III (roi de France)



Portrait au crayon du roi Henri III avec sa toque chargée d'aigrette et cordons de diamants,
dessin de Jean Decourt, Paris, BnF, département des estampes, après 1578.


Installé à Saint-Cloud dans l'attente du siège de Paris, ce 1er août 1589, vers huit heures du matin, Henri III accueille sur sa chaise percée le procureur général accompagné d’un moine dominicain ligueur, Jacques Clément, qui se dit porteur de nouvelles en provenance du Louvre. Devant l'insistance du religieux à vouloir parler en privé avec le souverain, Roger de Bellegarde, premier gentilhomme de la Chambre, laisse le moine s'approcher du roi. Selon les versions des chroniqueurs de l'époque, le roi reste sur sa chaise percée ou se lève pour s'entretenir dans l'embrasure d'une fenêtre. Jacques Clément en profite pour frapper le roi au bas ventre avec le couteau qu'il tient dissimulé sous son habit. Henri III s'exclame : « Ah, mon Dieu ! », puis arrache le couteau de son intestin perforé et frappe son assaillant au visage en s'écriant : « Méchant, tu m'as tué ! »


Assassinat du roi Henri III par le moine Jacques Clément.
Détail d'une estampe gravée par Frans Hogenberg, Paris, BnF,
département des estampes, XVIe siècle.


Au bruit, les gardes du roi, les fameux Quarante-cinq, accourent, transpercent le moine de leurs épées et le jettent par la fenêtre. Dans un premier temps, les médecins minimisent la gravité de la blessure, remettent les intestins en place et recousent la plaie. Henri III parvient à dicter des lettres aux villes qui lui obéissent afin de couper court aux rumeurs.
À sa femme restée à Chenonceau, il affirme même que dans quelques jours, il pourra monter de nouveau à cheval. Toutefois, à l'occasion d'une visite de son cousin Henri de Navarre, le roi de France aurait harangué ses serviteurs de respecter les règles de passation de pouvoir en reconnaissant le roi de Navarre comme son successeur légitime.

Cependant, le soir venu, la péritonite progresse et ses souffrances augmentent. Après une douloureuse agonie, il décède le 2 août 1589 vers 3 heures du matin. Henri de Navarre lui succède sous le nom d'Henri IV.

Henri III est le dernier souverain de la maison capétienne de Valois, laquelle a régné sur la France de 1328 à 1589.


Bal à la cour du roi Henri III en présence de la reine, de la reine mère,
des ducs de Guise et de Mayenne. Paris, musée du Louvre, vers 1580.


Le mystère Henri III
« Ce Roy étoit un bon prince, s’il eût rencontré un meilleur siècle. » Ce sont les mots utilisés par le chroniqueur Pierre de L'Estoile à la mort du roi pour rappeler qu'en dépit de sa personnalité particulière et de l'explosion de haine qu'il a pu susciter, Henri III avait démontré aussi ses qualités. Aujourd'hui encore, sa personnalité fait l'objet de discussions, notamment à propos de sa sexualité.

Les contemporains d'Henri III nous ont décrit le roi comme un homme appréciant beaucoup les femmes. Si celles-ci sont assez peu connues, c'est qu’Henri III ne leur a jamais conféré le titre de maîtresse officielle.


Veronica Franco par Le Tintoret, 1575,
Worcester Art Museum, Worcester, Massachusetts.


Parmi ses maîtresses, les plus célèbres figurent Louise de La Béraudière (de plus de vingt ans son aînée), Françoise Babou de La Bourdaisière (mère de Gabrielle d’Estrées) et Renée de Rieux, issues de la moyenne noblesse. Il fréquente également lors de son périple italien qui le ramène de Pologne en juin 1574, Veronica Franco, une courtisane vénitienne fort renommée à l'époque. À la même date, il entretient aussi une relation platonique avec la princesse de Condé, Marie de Clèves, pour qui il éprouve une passion démesurée. Sa mort survenue brutalement en 1574 conduit le roi à prendre un deuil particulièrement ostensible qui étonne la cour.


Jean-Louis de Nogaret de La Valette, duc d'Épernon.
L'un des mignons d'Henri III


Ses favoris
Longtemps, l'image véhiculée d'Henri III a été indissociable de celle de ses favoris plus couramment appelés mignons, terme pourtant déjà en vogue au XVe siècle. Au XIXe siècle, c'est un thème à la mode et plusieurs peintres et auteurs romantiques s'y sont essayés. Henri III est alors décrit de manière caricaturale, représenté en compagnie d'éphèbes efféminés, aux costumes excentriques et aux passe-temps frivoles comme le jeu du bilboquet.

En raison des nombreux témoignages sur le côté entreprenant d'Henri III auprès des femmes, l'image longtemps répandue de l'homosexualité stricte du roi a été remise en cause par des historiens.
Une source importante qui évoque des aventures masculines s'avère une source partisane, celle du diplomate savoyard Lucinge. Cet ennemi de la France écrit que le roi a été initié aux amours masculines par René de Villequiern.


Pierre de Ronsard

Les écrivains comme L'Estoile ou Brantôme, pourtant connus pour leurs informations scabreuses n'accordent aucun crédit à ces rumeurs et mettent en exergue, quant à eux, la passion du roi pour les femmes. D'Aubigné et Ronsard, en revanche, n'hésitent pas nombre de fois dans des vers à brocarder le roi sur le sujet :


« Le roi comme l’on dit, accole, baise et lèche
De ses poupins mignons le teint frais, nuit et jour ;
Eux pour avoir argent, lui prêtent tour à tour
Leurs fessiers rebondis et endurent la brèche. »



Henri III, Paris, BnF, département des estampes, XVIe siècle.


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 2 Aoû - 08:13 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

2 août 1834
Naissance de Auguste Bartholdi



Auguste Bartholdi photographié par Nadar vers 1875.

Né à Colmar, en Alsace, dans une famille de notables protestants, Auguste Bartholdi peut donner libre cours à ses penchants artistiques grâce à la bienveillance de sa mère Charlotte. Très tôt s'affirme son goût pour la statue monumentale.

Auguste Bartholdi obtient son baccalauréat en 1852 et un an plus tard, afin qu'il s'installe, sa mère lui achète un atelier, rue Vavin, qu'il occupera pendant quarante ans. De 1855 à 1856, il voyage avec ses amis Édouard-Auguste Imer et Jean-Léon Gérôme en Égypte, où il découvre la sculpture monumentale, puis en Arabie heureuse. Il en rapporte des dessins et photographies orientalistes qui l'influenceront.


La Liberté éclairant le monde,
ou Statue de la Liberté (1886), New York.


En 1871, à la demande d'Édouard Lefebvre de Laboulaye (dont Bartholdi a réalisé un buste en 1866) et de l'union franco-américaine, il effectue son premier voyage aux États-Unis pour sélectionner en personne le site où sera installée la statue de la Liberté. Le projet ressemblera d'ailleurs beaucoup à un projet semblable (L'Égypte éclairant l'Orient), qui aurait dû être installé à l'entrée du canal de Suez, si Ismaïl Pacha l'avait accepté en 1869.

Voulant exalter la portée universelle du message républicain, il est franc-maçon depuis 1875, adhérant à la loge Alsace-Lorraine à Paris. C'est à partir de cette date qu'il commence la construction de la statue de la Liberté dans ses ateliers parisiens, rue Vavin. La pose de la première pierre du piédestal le 5 août 1884, est d'ailleurs une cérémonie maçonnique (c'est le grand-maître de la Grande Loge de l’État de New York, William A. Brodie (en), qui la pose), rappelant que les loges l'ont aidé dans son projet.

Cette sculpture obtient très rapidement une reconnaissance universelle et de nombreuses répliques, de dimensions variées, sont réalisées, dont l’une des plus célèbres orne l’extrémité avale de l’île aux Cygnes (pont de Grenelle) à Paris depuis 1885. La plus récente est érigée à l’entrée nord de Colmar en 2004, à l’occasion du centenaire de la mort de Bartholdi.


Lion de Belfort (1880), Belfort.

De convictions républicaines, il réalise un monument à la gloire de Denfert-Rochereau, le « lion de Belfort ».

Statue équestre de Vercingétorix


Le Monument à Vercingétorix

Cette oeuvre d'Auguste Bartholdi a été inaugurée le 12 octobre 1903 par Louis Renon, le maire de Clermont-Ferrand. Elle fait face au Monument au général Desaix, à l'extrémité nord de la place de Jaude.
Cette statue fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 19 mai 19943.
À l'époque de la construction de la statue, la Troisième République se cherche des valeurs dans le passé historique de la France. Et un thème ressort : les Gaulois. C'est pourquoi, dans toute la France, on peut retrouver des statues de Vercingétorix, le héros de Gergovie.


Tombe d'Auguste Bartholdi

Bartholdi meurt dans le 6e arrondissement de Paris, le 4 octobre 1904, à la suite de tuberculose. Il est enterré à Paris au cimetière du Montparnasse (28e division).
Le décor de la tombe a été réalisé par Bartholdi lui-même. L'obélisque de porphyre rouge porte l'inscription : "Auteur du Lion de Belfort et de la Statue de la Liberté éclairant le Monde". Il est surmonté d'un ange prenant son envol et décoré d'un médaillon représentant le profil du sculpteur et de sa femme.


Champollion (Auguste Bartholdi)
Musée de Grenoble


L'année suivante en 1905, sa veuve lègue la statue de Champollion en plâtre réalisée par son mari pour l'exposition universelle de 1867 au musée de Grenoble. Cette statue consignée dans le musée ne sera finalement installée dans la cour d'honneur du lycée Champollion qu'en 1926. Elle est aujourd'hui exposée dans la salle 17 du musée.

L’inspiration patriotique et le sens du monumental ont permis à Bartholdi de renouveler puissamment la tradition de la sculpture des lieux publics.


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Jeu 2 Aoû - 09:17 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Ven 3 Aoû - 09:37 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

3 août 1941
Mgr von Galen dénonce l'euthanasie




Le dimanche 3 août 1941, quelques semaines après l'entrée en guerre de l'Allemagne contre l'URSS, l'évêque de Münster, en Rhénanie, dénonce en chaire le meurtre des handicapés par les nazis.
Mgr Clemens-August von Galen (68 ans) lance : « C'est une doctrine effrayante que celle qui cherche à justifier le meurtre d'innocents, qui autorise l'extermination de ceux qui ne sont plus capables de travailler, les infirmes, de ceux qui ont sombré dans la sénilité... N'a-t-on le droit de vivre qu'aussi longtemps que nous sommes productifs ? ».


Photographie de propagande de 1934 avec la légende
« ce malade mental coûte annuellement 2 000 marks à l'État ».


Une idéologie « progressiste »
Au début du XXe siècle, il paraît légitime que les êtres les plus faibles disparaissent et laissent la place aux êtres les mieux armés pour survivre, au nom de la sélection naturelle.


« L'autorisation » de Hitler datée du 1er septembre 1939.

C'est ainsi qu'au début du XXe siècle sont édictées dans certains États des lois qui permettent de stériliser d'office, dans l'intérêt de la société, les personnes simples d'esprit ou handicapées, sans recours possible pour les familles et les tuteurs.
Le 14 juillet 1933 Hitler publie à son tour une loi sur la stérilisation des handicapés mentaux... Il n'y a de protestations que dans le clergé.
De l'exclusion à l'extermination
Un décret daté du 1er septembre 1939, début de la Seconde Guerre mondiale, prescrit non plus de stériliser mais de mettre à mort les handicapés ainsi que les marginaux et les dépressifs ! Le prétexte est de libérer des lits d'hôpitaux pour les futurs blessés de guerre.



Hitler confie l'opération à Karl Brandt, son médecin personnel, et à Philip Bouhler, chef de la chancellerie. Ceux-ci installent leur activité sous des noms anodins au n°4 de la Tiergartenstrasse, à Berlin, d'où son nom de code « Aktion T4 ».
Les fonctionnaires du T4 expérimentent différents moyens de tuerie dont le poison avant de découvrir le gaz. Dans un premier temps, ils enferment leurs victimes dans un local et y injectent les gaz d'échappement d'un camion. Très vite, le procédé se perfectionne. En janvier 1940, une quinzaine de malheureux sont conduits dans une fausse douche et asphyxiés au monoxyde de carbone. Les cadavres sont ensuite incinérés. Leurs familles sont avisées par lettre de la mort accidentelle de leur parent et invitées à récupérer les cendres. C'est une anticipation des chambres à gaz d'Auschwitz et d'ailleurs.
Environ 70.000 à 100.000 handicapés vont être ainsi assassinés en moins de deux ans. Mais malgré tous les efforts de l'administration, le secret est vite éventé.


Dans les années 1930, c'est l'heure de gloire des eugénistes.

La montée des protestations
L'inquiétude monte... Jusque dans l'armée où l'on s'alarme du sort que l'on réserve aux grands blessés de guerre. Des pasteurs protestants commencent à protester.
Le pape Pie XII s'en mêle et le 15 décembre 1940, condamne fermement l'euthanasie. Enfin, le 9 mars 1941, l'évêque catholique de Berlin von Preysing dénonce en chaire les « meurtres baptisés euthanasie ». Mais le véritable coup d'éclat vient de l'évêque de Münster avec des sermons copiés et diffusés jusque sur le front.
Joseph Goebbels, chef de la propagande, dissuade Hitler de faire assassiner l'évêque pour éviter un conflit ouvert avec les chrétiens de Münster. Finalement, trois semaines après le coup d'éclat de Mgr von Galen, le 24 août 1941, Hitler se résigne à suspendre l'« Aktion T4 ».
La centaine de fonctionnaires du T4 ne reste hélas pas au chômage. Quelques semaines plus tard, Heinrich Himmler, ministre de l'Intérieur et chef suprême (Reichsführer) de la SS, fait appel à leur « expertise » pour mettre sur pied l'élimination physique des Juifs.


Des femmes et des enfants juifs des Basses Carpates russes attendent la sélection à l'entrée
d'Auschwitz-Birkenau, en mai 1944 (Crédit : Musée du Mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis,
autorisation de Yad Vashem [Domaine public])


Une fois la guerre terminée, Pie XII, qui l’avait toujours soutenu, lui donne le chapeau de cardinal dès février 1946. Mais l’homme, sans doute usé par toutes ces années d’épreuve, meurt le mois suivant, juste après son retour triomphal dans sa ville. Quelques décennies plus tard, le 4 octobre 2005, il est béatifié à Saint-Pierre de Rome (et ce fut la dernière béatification célébrée en ce lieu) par un compatriote, le pape Benoît XVI.


Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Ven 3 Aoû - 12:03 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

que d'atrocités !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Sam 4 Aoû - 07:31 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

4 août 1789
Abolition des privilèges et des droits féodaux



Estampe de la séance du 4 août par Charles Monnet, (musée de la Révolution française)

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante, dans un bel élan d'unanimité, proclament l'abolition des droits féodaux et de divers privilèges. Ce moment de grande ferveur nationale s'inscrit parmi les grands événements mythiques de la Révolution française.

La Grande Peur

L'abolition des privilèges est la conséquence inopinée de la prise de la Bastille. Dans les semaines qui suivent celle-ci, les paysans s'émeuvent. Ils craignent une réaction nobiliaire comme il s'en est déjà produit dans les décennies antérieures, avec la réactivation de vieux droits féodaux tombés en désuétude.

Une Grande Peur se répand dans les campagnes. En de nombreux endroits, les paysans s'arment sur la foi de rumeurs qui font état d'attaques de brigands ou de gens d'armes à la solde des «aristocrates». Le tocsin sonne aux églises des villages, propageant la panique.

Les députés qui siègent à Versailles s'en inquiètent. «Le peuple cherche à secouer enfin un joug qui depuis tant de siècles pèse sur sa tête, s'exclame à l'Assemblée le duc d'Aiguillon, l'insurrection trouve son excuse dans les vexations dont il est la victime».

Le 3 août, une centaine de députés, ardents partisans de la Révolution, se concerte sur la stratégie à adopter. Plusieurs sont originaires de Bretagne. C'est le «Club breton» (futur club des Jacobins). Ils prennent la résolution de détruire tous les privilèges des classes, des provinces, des villes et des corporations.


Détail de la plaque en bronze de la statue de Marianne par Leopold Morice Frances
située Place de la Republique à Paris, consacrée à la troisième République.
Elle dépeint la décision du 4 août 1789 par l'Assemblée pour en finir le système féodal.


Euphorie patriotique

Le lendemain soir, à huit heures, l'Assemblée, passablement troublée, se réunit et disserte sur les moyens de rétablir l'ordre. C'est alors que le duc d'Aiguillon (29 ans) propose d'offrir aux paysans de racheter les droits seigneuriaux à des conditions modérées. Ce libéral est aussi la deuxième fortune de France après le roi.

Le vicomte de Noailles, un cadet de famille sans fortune, surenchérit et propose d'en finir avec les droits seigneuriaux, «restes odieux de la féodalité» selon ses termes. Il suggère rien moins que d'«abolir sans rachat» les corvées seigneuriales et autres servitudes personnelles.

L'évêque de Chartres monte à la tribune et propose l'abolition des droits de chasse, ce qui ne lui coûte rien mais pèse sur les nobles. Le duc du Châtelet dit à ses voisins : «L'évêque nous ôte la chasse ; je vais lui ôter ses dîmes». Et, montant à la tribune, il suggère que les dîmes en nature (impôts payés à l'Église par les paysans) soient converties en redevances pécunières rachetables à volonté.



Là-dessus, voilà que sont attaqués les privilèges des provinces. Le mot privilège vient du latin et désigne une «loi particulière» : il fut longtemps synonyme de liberté. En effet, chaque fois qu’une nouvelle province était annexée, le roi promettait de respecter ses privilèges, c’est-à-dire ses libertés, les lois particulières traditionnelles, les coutumes et droits immémoriaux de ses habitants. C’est ainsi qu’au cours des siècles s’étaient imposés des droits garantissant les libertés locales.

Tout cela prend fin en cette nuit mémorable. Les représentants du Dauphiné, suivis par ceux de Bretagne et des autres pays d'État, provinces jouissant de privilèges, font don de ceux-ci à la Nation. Les représentants des villes font de même. Pour finir, un membre du Parlement de Paris proclame le renoncement à l'hérédité des offices (charges de magistrature).

Au milieu des applaudissements et des cris de joie, sont ainsi abattus les justices seigneuriales, les banalités, les jurandes et les maîtrises, la vénalité des charges, les privilèges des provinces et des villes.



Une application mesurée

Passé le moment d'euphorie, les députés prennent le temps de réfléchir. Ils décident que seuls les droits féodaux pesant sur les personnes seront abolis sans indemnité d'aucune sorte.

L'avocat Adrien Duport, ardent député, rédige le texte final. Il est voté et publié le 11 août au soir. Avec lui disparaissent à jamais certains archaïsmes comme la corvée obligatoire, de même que des injustices criantes comme la dîme ecclésiastique, uniquement payée par les pauvres.


Adrien Duport : député de Paris
(estampe, pointillé, eau-forte, roulette).


Certains autres droits féodaux, ceux pesant sur les terres comme les cens et les champarts, devront toutefois être rachetés. À cette seule condition, les paysans pourront devenir propriétaires de plein droit de leurs terres.

Sitôt connue, cette restriction suscite quelques désillusions dans les campagnes mais elle est abrogée quelques mois plus tard. L'ensemble des droits féodaux sera irrévocablement aboli sans contrepartie ni exception par le décret du 25 août 1792, quelques jours après la chute de la monarchie.



Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Sam 4 Aoû - 08:29 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Dim 5 Aoû - 10:50 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

5 août 1620
Première escale du Mayflower à Southampton



Le Mayflower dans le port de Plymouth peint par William Halsall (1882).

Le Mayflower (ou « Fleur de mai ») est un vaisseau marchand de 90 pieds (27,4 mètres) et 180 tonneaux du XVIIe siècle qui partit de Plymouth, en Angleterre. Ses passagers furent à l'origine de la fondation de la colonie de Plymouth, dans le Massachusetts.

En 1620, il transportait des dissidents religieux anglais, les Pilgrim fathers ou « Pères pèlerins », et d'autres Européens à la recherche d'un lieu pour pratiquer librement leur religion.


The Mayflower II
photo Susan Roser.


Bien que l'Amérique du Nord fût déjà connue depuis près d'un siècle par les Espagnols, les Anglais ne commencèrent à la coloniser qu'en 1584 avec l'envoi de navires vers la colonie de Roanoke, la « colonie perdue ». Cette première tentative d'installation durable ayant échoué, les Anglais renvoyèrent des navires en 1606 en Virginie, alors récemment achetée à l'Espagne où ils fondèrent le fort de Jamestown (qui fut plus tard détruit par les Amérindiens, la famine, le paludisme et les rudes hivers).

Le bateau quitta Londres en juillet 1620, accompagné d'un autre navire, le Speedwell, qui rebroussa chemin à la suite d'une avarie à la coque.


Pères Pèlerins embarquant sur le Mayflower, peinture de Bernard Gribble.
© Photos.com/Jupiterimages


Citation:
« Le chef de leur congrégation, John Robinson, approuva la suggestion de fonder une colonie outre-mer. [William] Bradford en était partisan dès le début. […] Ils armèrent un navire, recrutèrent quelques hommes, et c'est ainsi que William et sa femme quittèrent Leyde (Hollande) en 1620 à bord du Mayflower. »— William Bradford


Après deux escales, à Southampton le 5 août 1620 puis à Dartmouth le 12 août, le Mayflower quitta Plymouth le 16 septembre 16203 (6 septembre selon le calendrier julien en usage chez les pèlerins).


Mayflower et Speedwell dans le port de Dartmouth

À la suite d'une halte pour se ravitailler à Terre-Neuve auprès de pêcheurs locaux, une tempête menaça le bon déroulement de l'expédition. Le mauvais temps obligea alors le vaisseau à aborder les rivages de l'Amérique au cap Cod (sur le site de la ville de Provincetown dans le Massachusetts), le 11 novembre 1620, et non sur les bords du fleuve Hudson, but initial du voyage.

Parmi les occupants du bateau se trouvaient trente-cinq dissidents anglais, des Pères pèlerins, très pieux, fuyant les persécutions de Jacques Ier et à la recherche d'un lieu pour pratiquer librement leur religion ; ainsi que d'autres Européens de diverses nationalités. La plupart des passagers venaient de milieux modestes (petits fermiers, artisans…) et adhéraient aux principes puritains.

Ces Européens furent les premiers colons à s'établir durablement en Nouvelle-Angleterre, où ils fondèrent la ville de Plymouth.


La signature du pacte du Mayflower

Un pacte contenant un certain nombre de lois, et régissant les principes de la future colonie (plus connu sous le nom de Mayflower Compact), fut signé à bord du navire par les passagers.

Les passagers et les pèlerins du Mayflower sont souvent considérés comme faisant partie des premiers colons à l'origine de ce qui deviendra les futurs États-Unis.




Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Dim 5 Aoû - 12:04 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Lun 6 Aoû - 06:58 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant


6 août 1945
Une bombe atomique sur Hiroshima !




Le 6 août 1945, l'explosion d'une bombe atomique au-dessus de la ville d'Hiroshima, au Japon, précipite la fin de la Seconde Guerre mondiale. Depuis lors plane sur le monde la crainte qu'un conflit nucléaire ne dégénère en une destruction totale de l'humanité.

Le gouvernement américain a justifié ce précédent en affirmant qu'il aurait évité l'invasion de l'archipel et épargné la vie de plusieurs centaines de milliers de combattants (américains)...



Un projet ancien

Avant la Seconde Guerre mondiale déjà, les Américains s'inquiètent du risque de voir les nazis mettre au point une bombe d'une puissance meurtrière exceptionnelle grâce au principe de la fission nucléaire.
Désireux de les devancer à tout prix, le président Roosevelt inaugure en 1942 un programme secret de mise au point de la bombe A.

Au moment où les Américains finalisent la bombe, l'Allemagne nazie s'apprête à capituler sans conditions. Seul le Japon représente encore une menace, mais sa puissance militaire, industrielle et scientifique est bien inférieure à celle de l'Allemagne.



Résistance désespérée du Japon

Dirigé par des généraux jusqu'au-boutistes, le Japon s'entête dans une résistance désespérée, que les bombardements conventionnels n'entament pas.

La simple prise de l'île d'Okinawa a coûté 7 600 morts à l'armée américaine. L'état-major américain craint, non sans exagération, de perdre 500 000 soldats pour conquérir Honshu, l'île principale de l'archipel.

C'est ainsi qu'émerge l'idée d'utiliser la bombe atomique contre l'empire du Soleil levant, pour briser sa résistance à moindres frais.



Le président Roosevelt meurt le 12 avril 1945 et son successeur, Harry Truman, reprend à son compte ce projet. Il présente pour les Américains l'avantage d'anéantir le Japon sans l'aide de Staline, qui ne lui a pas encore déclaré la guerre, et de faire étalage devant le dictateur soviétique de toute leur puissance militaire.

Le bombardement

Le 16 juillet 1945, les Américains procèdent dans le désert du Nouveau Mexique à un premier essai nucléaire. L'expérience est pleinement réussie, mais, faute d'expérience, les scientifiques ne mesurent pas précisément les effets de la bombe atomique sur les populations.

Le 26 juillet, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la Chine adressent au Japon un ultimatum qui fait implicitement allusion à une arme terrifiante.



Finalement, au petit matin du 6 août 1945, le bombardier Enola Gay s'envole vers l'archipel nippon, avec, dans la soute, une bombe à l'uranium de quatre tonnes et demi surnommée Little Boy. L'état-major choisit pour cible la ville industrielle d'Hiroshima (300 000 habitants), en raison de conditions météorologiques optimales.

La bombe est larguée à 8h15. 70 000 personnes sont tuées. La majorité meurt dans les incendies consécutifs à la vague de chaleur. Plusieurs dizaines de milliers sont grièvement brûlées et beaucoup d'autres mourront des années plus tard des suites des radiations (on évoque un total de 140 000 morts).



Pourtant, les dirigeants japonais ne cèdent pas devant cette attaque sans précédent. Les Américains décident alors de larguer leur deuxième bombe atomique. À Nagasaki (250.000 habitants), le 9 août, 40 000 personnes sont tuées sur le coup (80 000 morts au total selon certaines estimations).
La reddition

La veille de l'attaque de Nagasaki, l'URSS a déclaré la guerre au Japon et lancé ses troupes sur la Mandchourie. Les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki achèvent de convaincre les généraux japonais de mettre fin à une résistance désespérée. Le 2 septembre, le général américain MacArthur reçoit la capitulation sans conditions du Japon.



La Seconde Guerre mondiale est terminée... et le monde entre dans la crainte d'une apocalypse nucléaire. Seuls de rares penseurs, tel Albert Camus, ont pris la mesure du bouleversement entraîné par l'explosion d'Hiroshima.






Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Lun 6 Aoû - 07:37 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

l'horreur !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mar 7 Aoû - 09:46 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

7 août 1947
Arrivée triomphale du Kon Tiki en Polynésie




Le 7 août 1947, le radeau « Kon Tiki » de l'anthropologue norvégien Thor Heyerdal (32 ans) arrive dans l'archipel des Tuamotou, en Polynésie, après un voyage de 6 900 km.


Thor Heyerdal

Aventure et anthropologie
Le radeau a appareillé le 28 avril 1947 du port de Callao, sur la côte du Pérou, avec un équipage de six hommes, cinq Norvégiens et un Suédois.
Avec ce radeau imité des anciennes embarcations des Inca, construit sans clous, avec neuf troncs de balsa (bois léger), Thor Heyerdal veut démontrer que les Indiens d'Amérique ont pu coloniser les archipels du Pacifique.
Cette idée lui est venue en recueillant dans les îles Marquises une légende selon laquelle les ancêtres des insulaires seraient venus là de l'Est, guidés par le dieu Tiki à bord de bateaux plats.



Quelques années plus tard, lors d'un voyage sur les bords du lac Titicaca (Pérou), il fait le rapprochement avec un ancien mythe péruvien selon lequel un héros dénommé Kon-Tiki (roi-soleil) aurait fui le pays en prenant la mer avec femme et enfants.
Sans assistance extérieure, avec seulement une petite radio et un canot pneumatique, en se nourrissant de l'eau de pluie et de la pêche, notamment des poissons volants qui s'échouent sur le pont, l'équipage accomplit l'exploit en frôlant maintes fois la mort.



Le film et le livre à succès que l'anthropologue a tirés de son aventure vont donner du crédit à son hypothèse sans toutefois en apporter la preuve.
Thor Heyerdal a voulu plus tard, en 1969, renouveler l'exploit en traversant l'Atlantique à bord d'un bateau du Nil pour démontrer une parenté entre les civilisations du Mexique et de l'Égypte pharaonique.
Mais son bateau de papyrus, le « Râ », n'a pu atteindre le Nouveau Monde...



André Larané



Le Kon-Tiki au musée d'Oslo.




Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 07:33 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

8 août 1873
A Bruxelles, Paul Verlaine est condamné à deux ans de prison.



Rimbaud et le révolver de Verlaine

« Voilà pour toi, puisque tu pars. » Six mots prononcés par Paul Verlaine avant d’appuyer sur la gâchette. En joue, un autre génie de la poésie : Arthur Rimbaud.
Amour passionnel, relation tumultueuse, tentative d’assassinat… Comment décrire précisément ce qui est resté comme l'« affaire de Bruxelles » ? Les deux hommes, qui se sont rencontrés en 1871 après des échanges épistolaires, sont tombés amoureux. Marié et père, Verlaine quitte sa femme pour vivre avec son « époux infernal », comme il l’appelle. Les deux amants, qui passent une grande partie de leur temps à boire, se disputent violemment et se séparent souvent.


Un coin de table par Henri Fantin-Latour (1872)
Verlaine se trouve en bas à gauche, Rimbaud est assis à ses côtés.


Deux balles...
Le 10 juillet 1873, Verlaine se rend dans une armurerie de Bruxelles, où le couple séjourne, pour acheter un revolver à six coups et des cartouches. La veille, après une énième querelle, Rimbaud a de nouveau exprimé le souhait de le quitter. Verlaine songe à se suicider. Il retourne à l’hôtel, où se trouve encore son amant. Vers 14h, Rimbaud décide de faire sa valise. « Et là, tout s’enchaîne. Paul ferme à clef la porte qui donne sur le palier, s’assied à califourchon sur une chaise et tire sur Rimbaud », raconte Bernard Bousmanne dans son livre Verlaine en Belgique (Ed. Mardaga).


Paul Verlaine

Celui à qui il avait écrit à peine âgé de 17 ans, deux ans plus tôt, fait feu à deux reprises. Un projectile atteint l’auteur du Dormeur du Val au poignet gauche. Dans son livre, Bernard Bousmanne publie les extraits de la déposition de Rimbaud devant le juge d'instruction dans laquelle il décrit la suite : « Il me mit son pistolet dans les mains et m’engagea à le lui décharger sur sa tempe. Son attitude était celle d’un profond regret de ce qui lui était arrivé. »


Rimbaud alité après le « drame de Bruxelles », juillet 1873
(tableau peint par Jef Rosman, musée Arthur-Rimbaud).


...et deux ans de prison
Verlaine et sa mère, qui séjournait dans la chambre voisine du couple, emmènent Rimbaud à l’hôpital, où il se fait soigner. Lorsqu’il rentre à l’hôtel, le jeune homme de 19 ans reprend ses projets de départ. Le trio se dirige donc vers la gare. En chemin, Verlaine menace à nouveau son amant. L’auteur des Fêtes galantes a conservé l’arme sur lui. Rimbaud prend peur et fait signe à un policier, qui confisque le revolver et conduit tout le monde au poste. Rimbaud dépose plainte.



S’ensuivent alors une enquête et un procès, où « le juge fait payer à Verlaine ses sympathies pour les idées politiques libérales et sa relation homosexuelle », détaille Isabelle de Conihout, directrice du département des livres et manuscrits chez Christie’s. Après un examen physique pour juger de sa « pédérastie », l’inculpation de tentative d’assassinat est abandonnée et Paul Verlaine est condamné pour « blessures graves ayant entraîné une incapacité de travail », malgré le retrait de plainte de Rimbaud. Deux ans de prison et 200 francs d’amende. Paul Verlaine éclate en sanglots. Son amour est rentré en France, où il s’est isolé pour écrire son chef d’œuvre : Une saison en enfer. Il reste seul, emprisonné en Belgique.


Verlaine buvant son absinthe au Café François 1er en 1892,
photographié par Paul Marsan Dornac


Un ultime rendez-vous
Le 25 octobre, il est transféré à la prison de Mons, près de la frontière française. C’est là-bas qu’il va purger ses deux ans d’incarcération et composer une trentaine de poèmes qui paraîtront sous le titre de Cellulairement. Libéré en 1875, il retrouve Rimbaud une dernière fois en Allemagne, à Stuttgart. Stefan Zweig, dans son livre Paul Verlaine, décrit les retrouvailles : « Personne n’a été témoin de cette entrevue, on n’en connaît que le résultat. En rentrant, les deux ivrognes en viennent aux mains. » Rimbaud lui donne tout de même le manuscrit de ses Illuminations pour que son « pitoyable frère » le fasse publier.


Rimbaud au Harar, « dans un jardin de bananes », en 1883.

L'arme
« L’arme mise en vente le Le revolver utilisé par Verlaine contre Rimbaud en 1873 a été vendu 434.500 euros aux enchères par téléphone le 30 août 2016. Le musée Rimbaud de Charleville-Mézières figurait parmi les acquéreurs intéressés. est de fabrication industrielle, mais elle est à la base de chefs-d’œuvre : Cellulairement, Une saison en enfer.
C’est l’épisode final d’une relation tumultueuse entre un Verlaine de 30 ans et un Rimbaud de 20 ans », constate Isabelle de Conihout. Les deux poètes moururent sans jamais se revoir. Reste le revolver à six coups pour dernier témoin de l'« affaire de Bruxelles ».
L'acquéreur a souhaité rester anonyme, ce qui laisse penser qu'il s'agit d'un collectionneur privé. Pas sûr que le grand public puisse revoir cette arme de sitôt.


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Jeu 9 Aoû - 07:47 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

9 août 2002
La « Vénus hottentote » inhumée en Afrique du Sud




Le 9 août 2002, soit près de deux siècles après sa mort misérable à Londres, en 1815, la « Vénus hottentote », a retrouvé enfin son pays d'origine, où ses restes ont été inhumés.

Saartjie Baartman, de son vrai nom Sawtche, née vers 1788-1789 dans le Cap-Oriental (Afrique du Sud) et morte à Paris le 29 décembre 1815, est une femme khoïsan réduite en esclavage et exhibée en Europe pour son large postérieur, où elle était connue sous le surnom de « Vénus hottentote ».

Son histoire, souvent prise pour exemple, est révélatrice de la manière dont les Européens considéraient à l'époque ceux qu'ils désignaient comme appartenant à des « races inférieures ». Elle symbolise également la nouvelle attitude revendicative des peuples autochtones quant à la restitution des biens culturels et symboliques ainsi que des restes humains qui figurent dans les musées du monde entier.


« A Pair of Broad Bottoms » (une large paire de fesses),
caricature de William Heath, 1810.


En 1810, un chirurgien militaire de la marine britannique, Alexander Dunlop, en visite chez les Caesar, découvre la morphologie hors du commun de Saartjie : hypertrophie des hanches et des fesses (stéatopygie) et organes génitaux protubérants (macronymphie appelée « tablier des Hottentotes »). Dunlop est près de la retraite, ce qui aura pour conséquence une importante baisse de revenus, et voit se profiler une affaire juteuse : fournir un échantillon spectaculaire d'un peuple colonisé pour les zoos humains en Europe.



En mars 1815, le professeur de zoologie et administrateur du Muséum national d'histoire naturelle de France, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, demande à pouvoir examiner « les caractères distinctifs de cette race curieuse ». Après le public des foires, c'est devant les yeux de scientifiques (notamment le zoologue et anatomiste comparatif Georges Cuvier) et de peintres qu'elle est exposée nue, transformée en objet d'étude. Le 1er avril 1815, le rapport du chevalier Geoffroy Saint-Hilaire compare son visage à « un commencement de museau encore plus considérable que celui de l'orang-outang », et « la prodigieuse taille de ses fesses » avec celle des femelles des singes maimon et mandrill à l'occasion de leur menstruation. Mesurée sous toutes les coutures pendant trois jours, elle a cependant refusé de dévoiler son « tablier génital » (« tablier hottentot » figurant la macronymphie), ce qui agace Cuvier.


« La Belle Hottentote », illustration de la mode des zoos humains.

Vivant dans des conditions sordides dans un taudis, Saartjie Baartman meurt dans la nuit du vendredi 29 décembre 1815, probablement d'une pneumonie comme le diagnostique Georges Cuvier lors de son autopsie, maladie inflammatoire compliquée de la variole voire de la syphilis.


Tablier [Petites lèvres étirées jusqu'à plus de 10 cm et en faire un "tablier" érotique] ...
Lesueur Charles.A (1778-1846)
Paris, Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), bibliothèque centrale


Pièce de musée
Cuvier, qui a récupéré son cadavre, en fait faire un moulage complet de plâtre, dont il tire une statue peinte représentant Saartjie Baartman debout. Estimant que Saartjie est la preuve de l'infériorité de certaines races, il entreprend de la disséquer au nom du progrès des connaissances humaines. À l'issue de la dissection, son cerveau, son anus et ses organes génitaux sont conservés dans des bocaux remplis de formol. Cuvier procède enfin à l'extraction du squelette et le reconstitue entièrement, os par os. En 1817, il expose le résultat de son travail dans sa publication Observations sur le cadavre d'une femme connue à Paris sous le nom de Vénus Hottentote, qu'il présente devant l'Académie nationale de médecine.


Moulage de la dépouille de Saartjie Baartman, la "Vénus hottentote" -
© FRANCOIS GUILLOT - BELGAIMAGE


En 1994, quelque temps après la fin de l'apartheid, les Khoïkhoï font appel à Nelson Mandela pour demander la restitution des restes de Saartjie afin de pouvoir lui offrir une sépulture et lui rendre sa dignité.

Le 3 mai 2002, la dépouille de Saartjie Baartman est solennellement accueillie au Cap. Le 9 août 2002 (date symbolique correspondant à la Journée nationale de la femme en Afrique du Sud), après une cérémonie œcuménique, la dépouille, après avoir été purifiée, est placée sur un lit d'herbes sèches auquel on met le feu selon les rites de son peuple. Elle est inhumée sur la colline de Vergaderingskop près de Hankey, son village natal, en présence du président Thabo Mbeki, de plusieurs ministres et des chefs de la communauté Khoikhoï.


Tombe de Saartjie Baartman à Hankey, Afrique du Sud.



Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Ven 10 Aoû - 06:57 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Ah ces lèvres avec ce truc qui pendouille

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Ven 10 Aoû - 07:27 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Ven 10 Aoû - 08:36 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

10 août 1826
Premiers omnibus à Nantes


En France, les omnibus naissent à Nantes, au début du XIXe siècle, lorsqu'Étienne Bureau, petit-fils d'armateur, imagine un véhicule pour transporter ses employés entre les bureaux de l'entreprise, situés dans le centre, rue Jean-Jacques-Rousseau, et les entrepôts des Salorges où se trouvent les services de la Douane.



En 1826, Stanislas Baudry, un autre homme d'affaires nantais, met en place le même service pour convoyer ses clients du centre-ville vers la rue de Richebourg, où se trouvent des bains publics qu'il a créés comme annexe d'une minoterie. Le service est d'abord gratuit mais il se rend compte que des gens utilisent ce moyen de transport pour leurs déplacements personnels. Il institue alors un accès payant et crée une entreprise spécifique de transport urbain baptisée « La Dame Blanche », s'inspirant du succès de l'opéra-comique de Boëldieu créé quelques mois auparavant. Il fonde ainsi le premier service français d'omnibus de l'ère contemporaine.


Tramway hippomobile de Marseille (1876-1899)

En 1840, trois nouvelles compagnies s’attaquent au monopole établi par le successeur de Stanislas Baudry, Edme Fouquet : « Les Nantaises », « Les Favorites » et « Les Bretonnes ».
En 1852, une quatrième société arrive : « Les Hirondelles ». Au total une trentaine d’omnibus circulent dans les rues devenues encombrées.
Les omnibus apparaissent ensuite dans les plus grandes villes de France : à Paris (1828), au Havre (1832), à Lyon (1837), Marseille (vers 1840), Bordeaux (1854), Toulouse (1863)


Voiture publique à cinq sols de Pascal

Les débuts des transports publics
Les premiers transports publics réguliers ont été conçus par Blaise Pascal. Ils ont circulé à Paris de 1662 à 1677. Ces « Carrosses à cinq sols » étaient des véhicules à huit places qui avaient des lignes et des horaires réguliers, et partaient donc même lorsqu'ils n'étaient pas complets2. Pour assurer le succès de son entreprise, Pascal n'avait pas manqué d'y associer de grands noms : le duc de Roannes, gouverneur du Poitou ; Pierre de Perrien, marquis de Crénan, grand échanson de France ; le marquis de Souches, grand prévôt de l'Hôtel.
Ils n'étaient toutefois pas pour tous : les lettres patentes accordées par le Roi et enregistrées par le Parlement de Paris le 27 mars 1662 stipulaient que soldats, pages, laquais et autres gens de livrée, mesme les manœuvres et gens de bras ne pourraient entrer esdits carosses. Les carrosses à cinq sols périclitèrent suite à des augmentations de tarif et, sans doute, à cause de l'interdiction faite par le Parlement aux petites gens d'y entrer.



Omnibus à impériale



Revenir en haut
T.Admin.
Administrateur


Inscrit le: 02 Nov 2010
Messages: 18 599
Masculin
Point(s): 19 798
Moyenne de points: 1,06

MessagePosté le: Ven 10 Aoû - 09:36 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

voilà ce qu'on appelle le début d'une révolution industrielle , pas comme la " révolution " de la brouette en Tunisie !

<center>
</center>


Revenir en haut
Opaline
Animateurs
Animateurs


Inscrit le: 11 Juil 2017
Messages: 526
Localisation: France
Féminin
Point(s): 526
Moyenne de points: 1,00

MessagePosté le: Dim 12 Aoû - 07:51 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:48 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
    Index du Forum -> Divertissements -> Une petite histoire Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
Aller à la page: <  1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9  >
Page 8 sur 9

 
Sauter vers:  

Index | créer forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Designed by hervedesign.com


Contact Administration