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Une petite histoire par jour
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Opaline



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MessagePosté le: Dim 12 Aoû - 07:51 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

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MessagePosté le: Dim 12 Aoû - 07:51 (2018)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 12 Aoû - 07:51 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

12 août 1737
Naissance de Antoine Parmentier




Précurseur de la chimie alimentaire et de l'agrobiologie, il est surtout connu pour son action de promotion en faveur de la consommation de la pomme de terre dans l'alimentation humaine, mais aussi pour ses travaux sur l'hygiène alimentaire, l'utilisation de nouveaux aliments durant les fréquentes périodes de famine et comme pharmacien militaire (avec un rôle éminent dans l'organisation pharmaceutique du service de santé sous l'Empire).


Portrait de Parmentier assis dans son cabinet, en habit d’académicien,
tenant un bouquet de toutes les plantes qu’il a étudiées (par Dumont, 1812).


Ses travaux sur la pomme de terre
C’est au cours de la guerre de Sept Ans comme prisonnier militaire en Allemagne que Parmentier goûte la bouillie de pommes de terre, et qu’il reconnaît les avantages alimentaires de ce tubercule. À Hanovre, il découvre notamment sa culture en ligne qui augmente sa productivité. En Europe, en dehors de l'Allemagne, elle est cultivée en Italie dès le XVIe siècle, en Alsace et en Lorraine au XVIIe siècle, en Savoie dès la fin du XVIIe, puis est adoptée dans le Midi, en Anjou et dans le Limousin. Elle a souvent le nom de "truffole" (ou apparenté), en rapport avec son aspect et son origine souterraine. Elle est cependant repoussée par le nord de la France, dont l'Ile-de-France, d'où vient Parmentier.


Parmentier s’empresse d'offrir les fleurs de pommes de terre qu’il vient de cueillir dans le champ des Sablons à Louis XVI et Marie-Antoinette alors à la promenade à Versailles (gravure extraite du Petit Journal, mars 1901).

À la suite des famines survenues en France en 1769 et 1770, l’académie de Besançon propose en 1771, pour sujet de son prix, l’indication des substances alimentaires qui pourraient atténuer les calamités d’une disette. Parmentier établit, dans un Mémoire qui est couronné, qu’il était facile d’extraire de l’amidon d’un grand nombre de plantes, un principe nutritif plus ou moins abondant. À l’issue de la publication de son mémoire, l’Académie des Sciences, des Belles-Lettres et des Arts le récompense, malgré une interdiction du Parlement (qui a autorité sur la plus grande partie du nord de la France) de cultiver la pomme de terre datant de 1748.



Parmentier va aussi promouvoir la pomme de terre en organisant des dîners où seront conviés des hôtes prestigieux, tels Benjamin Franklin ou Lavoisier assistant, le 29 octobre 1778, devant les fours de la boulangerie de l'hôtel des Invalides, à l'enfournement du pain à base de farine de pommes de terre. Le 1er novembre, tous les invités se retrouvent à la table du gouverneur des Invalides pour tester le pain et une vingtaine de plats. Bien que le résultat gustatif se révèle médiocre, le Journal de Paris relate l'événement comme « la découverte la plus importante du siècle », et cette opération publicitaire est l'occasion pour Parmentier de publier Le parfait boulanger ou traité complet sur la fabrication & le commerce du pain et d'ouvrir son école de boulangerie en 1780.


Antoine Parmentier présentant la pomme de terre à Louis XVI et Marie-Antoinette.

Cependant certains se méfient encore, et Parmentier, selon la légende, utilise alors un stratagème pour vaincre les réticences : il fait garder le champ de la plaine des Sablons par des hommes en armes le jour, mais pas la nuit21. La garde du champ augmente la valeur de la culture aux yeux du peuple parisien qui croit qu'il s'agit d'un mets de choix réservé à la table du roi et des plus hauts seigneurs et la nuit les vols de tubercules sont aisés. Le peuple parisien en profite donc pour « voler » des tubercules et la consommation se serait alors répandue.


Le centenaire du bienfaiteur de l'Humanité

Il travaille aussi sur le maïs, l’opium et l’ergot de seigle. Il préconise la conservation de la viande par le froid. Il travaille également sur l’amélioration de la technique des conserves alimentaires par ébullition découverte par Nicolas Appert, en 1795 et publiée en 1810.

En 1793, il donne même les techniques à employer. C’est ainsi, que, grâce à lui, la première raffinerie de sucre de betterave mise en service par Delessert voit le jour en 1801.


Tombe de Parmentier au cimetière du Père-Lachaise.

N'ayant ni femme, ni enfant, il a consacré toute sa vie à ses recherches.
Il meurt d'une phtisie pulmonaire, rongé par la tuberculose, dans sa maison de la Folie-Genlis, 12 rue des Amandiers-Popincourt (correspond actuellement au 68 rue du chemin vert paris 11ème), le 17 décembre 1813.
Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris dans le caveau familial. Sa tombe est régulièrement entretenue par certaines sociétés de pharmaciens38. Jusqu'au début du XXe siècle, cette tombe était ornée d'un potager où s'épanouissaient des plans de pommes de terre pour rendre hommage au grand vulgarisateur.


Statue de Parmentier distribuant des pommes de terre - Station Parmentier, ligne 3, métro de Paris


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MessagePosté le: Lun 13 Aoû - 12:27 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Mar 14 Aoû - 08:08 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

14 août 1714
Naissance du peintre Claude Joseph Vernet



Élisabeth-Louise Vigée-Le Brun - Joseph Vernet (1778)

Joseph Vernet est formé dans le Sud de la France. On lui donne comme maîtres Adrien Manglard et Philippe Sauvan. En 1734, Vernet part pour Rome pour y étudier le travail des précédents paysagistes et peintres de la marine comme Le Lorrain, dont on retrouve le style et les sujets dans les tableaux de Vernet. Il se constitue un solide réseau international à l'occasion de ce voyage, et par la suite à Paris via les salons, l'Académie royale et les loges maçonniques.


L'Entrée du port de Marseille (1754), Musée du Louvre.

Les sociabilités cosmopolites que ce réseau suscite lui permettent de déployer ses talents de société pour lancer, délibérément comme le montre son livre de raison, la mode des marines à travers l'Europe, notamment en exploitant habilement le retentissement produit par la plus grande commande royale de peintures du règne de Louis XV : celle, en 1753, de vingt tableaux des ports de France.


Vue de Naples (vers 1748).

Vernet vend avantageusement ses marines, « au poids de l'or » si l'on en croit Pierre-Jean Mariette. De fait, la liste de ses commanditaires est aussi variée et internationale que prestigieuse ; elle comprend, entre autres figures célèbres, Catherine II de Russie.

Ami de l'auteur Bernardin de Saint-Pierre, il l'aurait dissuadé de détruire son manuscrit de Paul et Virginie après l'échec de sa lecture au salon de Suzanne Curchod.


Vue du golfe de Bandol : la Madrague ou la pêche au thon

Références dans la littérature

Dans son Salon de 1767, Denis Diderot commente longuement sept tableaux de Vernet à travers un texte connu sous le titre de La Promenade Vernet. Il a imaginé être un personnage des tableaux, mais un personnage mobile, qui se promène dans les paysages, accompagné d’un abbé, de quelques élèves et de leur instituteur. Cette promenade comporte sept sites, qui sont autant de tableaux – dont certains ont disparu. Il est quelquefois difficile de lire des considérations sur la peinture sans voir celles qui les ont inspirées. Les images nous manquent, mais les descriptions sont très précises ; il mêle, aux sensations éprouvées lors des promenades, des considérations philosophiques. Parlant de sa peinture par rapport aux grands maîtres, il déclare : « Inférieur à chacun d'eux dans une partie, je les surpasse dans toutes les autres ».


Vue de Toulon, vue du Port-Neuf, prise de l'angle du parc d'artillerie
1754 - Musée national de la Marine


Dans La Maison du chat-qui-pelote de Balzac, Monsieur Guillaume, marchand drapier, juge sévèrement cet artiste — et tous les artistes en général — mettant dans le même sac peinture, danse, art dramatique… : « Ils sont trop dépensiers pour ne pas être toujours de mauvais sujets. J'ai fourni feu M. Joseph Vernet [Claude-Joseph Vernet], feu M. Lekain, et M. Noverre). Ah ! Si tu savais combien de tours ils ont joué à ce pauvre monsieur Chevrel ! Ce sont de drôles de corps. (…)»


Intérieur du port de Marseille, vu du pavillon de l'Horloge du Parc - 1754
Musée national de la Marine


Dans Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, le Nautilus est décoré de peintures, parmi lesquelles des tableaux de Vernet : « Les diverses écoles des maîtres anciens étaient représentées par une madone de Raphaël, une vierge de Léonard de Vinci, une nymphe du Corrège, une femme du Titien, une adoration de Véronèse, une assomption de Murillo, un portrait d’Holbein, un moine de Vélasquez, un martyr de Ribeira, une kermesse de Rubens, deux paysages flamands de Teniers, trois petits tableaux de genre de Gérard Dow, de Metsu, de Paul Potter, deux toiles de Géricault et de Prud'hon, quelques marines de Backuysen et de Vernet. » (chap. IX)


Vue de Bordeaux : prise du château Trompette
Tableau peint en 1759 par Claude-Joseph Vernet dans la série des Vues des ports de France.
Musée national de la Marine


Gérard de Nerval fait aussi référence à Joseph Vernet dans son Voyage en Orient. C'est à propos des impressions suscitées par la « beauté, grâce ineffable des cités d'Orient bâties aux bords des mers », qu'intervient la référence à l'artiste : « On coudoie avec surprise cette foule bigarrée, qui semble dater de deux siècles, comme si l'esprit remontait les âges […]. Suis-je bien le fils d'un pays grave, d' un siècle en habit noir et qui semble porter le deuil de ceux qui l'ont précédé ? Me voilà transformé moi-même, observant et posant à la fois, figure découpée d'une marine de Joseph Vernet».


Vue du port de La Rochelle, prise de la petite Rive - 1762
Musée national de la Marine


Dans son court roman Pauline, Alexandre Dumas évoque le peintre. Le narrateur, Alfred de Nerval, contemple « avec une terreur pleine de curiosité » le « spectacle prodigieux » de la mer déchaînée par la tempête, spectacle « que Vernet voulut voir et regarda inutilement du mât du vaisseau où il s'était fait attacher ».


Vue du port de Dieppe - 1765 - Musée national de la Marine

Dans la nouvelle intitulée L'interprète grec d'Arthur Conan Doyle, Sherlock Holmes déclare que sa grand-mère « était la sœur de Vernet ».



Vue de Bayonne, prise de l'allée des Boufflers, près de la porte de Mousserole - 1761
Musée national de la Marine


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MessagePosté le: Mar 14 Aoû - 08:14 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

C'est doux comme tableaux , avec les mêmes nuances !

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MessagePosté le: Mer 15 Aoû - 08:06 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Classique des peintures du XVIIIeme siècle Wink

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MessagePosté le: Mer 15 Aoû - 08:06 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

15 août -30
Suicide de Cléopâtre



Reginald Arthur - La mort de Cléopâtre - 1892 - Roy Miles Gallery, London

Les derniers mois de son règne sont assez méconnus. Antoine retourne en Égypte et ne prend pratiquement aucune mesure pour lutter contre l'avancée de plus en plus triomphale d'Octave. Il consume ses forces en banquets, beuveries et fêtes somptueuses sans se soucier de la situation. Il semble que Cléopâtre ait surtout cherché à mettre Césarion à l'abri en l'expédiant à Méroé en Nubie.


Relief du grand temple d'Hathor de Dendérah,
représentant la reine Cléopâtre et son fils Césarion.


Vers août -30, Octave arrive à Alexandrie. À la fausse annonce du suicide de Cléopâtre, Marc Antoine met fin à ses jours en se jetant sur son épée. Mourant, il est transporté par Cléopâtre dans son propre tombeau. Celle-ci est conduite devant Octave, qui la laisse se retirer avec ses servantes. Cette attitude est curieuse de la part du futur Auguste car il semble ne prendre aucune précaution pour prévenir un suicide de la reine ; il a pourtant besoin d'elle pour figurer à son triomphe. Craint-il qu'à l'instar de sa sœur Arsinoé, figurant au triomphe de Jules César en -46, elle n'inspire aux Romains que compassion plutôt que haine ? Il n'est pas impossible qu'Octave ait espéré le suicide de Cléopâtre, qui peut passer pour un témoignage supplémentaire de lâcheté, accréditant la thèse défendue par sa propre propagande. Suétone affirme au contraire qu'Octave souhaitait maintenir la reine en vie et qu'il aurait tenté de la faire sauver.


Louis Jean François Lagrenée - La mort de Cléopâtre
Peinture - 1755 - Musée des Beaux-arts de Pau


Plutarque dresse un récit saisissant et mélodramatique du suicide de la reine, inspiré d'Olympos, le médecin personnel de Cléopâtre, qui aurait publié un récit des événements : avec ses deux plus fidèles servantes, Iras et Charmion, Cléopâtre se donne la mort, le 12 août 30 av. J.-C., en se faisant porter un panier de figues contenant un ou deux serpents venimeux. Cette version est la plus courante.


Giovanni Lanfranco - Le suicide de Cléopâtre
Peinture - XVIIe s. - Galerie Il Quadrifoglio, Milan


Des historiens continuent de croire en la thèse du poison, déjà évoquée par Strabon qui évoque une pommade toxique qu'elle se serait appliquée. Le poison le plus connu à l'époque est en effet un mélange d'opium, de ciguë et d'aconitum, peut-être placé dans une épingle à cheveux maintenant le diadème souvent orné d'un double uræus, d'où la quiétude décrite sur le visage cadavérique de la reine et la confusion avec les cobras.



Après avoir recherché des peintures représentant la dernière reine d'Égypte Cléopâtre, nous avons remarqué qu'elle n'était pas représentée de la même manière selon les époques : ces représentations changent en fonction de la mode artistique et non pas en fonction de son véritable physique..

Si l'on compare ces représentations avec ces pièces de monnaie, on remarque une différence majeure d'esthétique et de beauté : contemporaines des personnages qui les ont fait frapper, les pièces de monnaie sont généralement plus réalistes que des peintures datant des centaines d'années après la mort de Cléopâtre. On voit que celle-ci n'était pas si jolie que cela en réalité, avec un nez épais, des traits grossiers, une bouche trop large. Et les historiens confirment que ce n'était pas sa beauté physique mais le charme de sa conversation et sa grande intelligence qui fascinaient les hommes.


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MessagePosté le: Mer 15 Aoû - 09:10 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Jeu 16 Aoû - 09:41 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

16 août 1861
Julie-Victoire Daubié
ouvre le baccalauréat aux femmes




C'est la première femme française à s'inscrire aux épreuves du baccalauréat à Lyon en 1861, et la première à le passer avec succès le baccalauréat à Lyon. C'est aussi la première licencié (sans « e », orthographe de l'époque) ès lettres le 28 octobre 1871, à l'époque où les cours sont encore interdits aux femmes.

Julie-Victoire Daubié s'élève contre le manque de qualification de certaines religieuses pour enseigner et non pas contre un enseignement catholique.

Elle étudie le grec et le latin, matières indispensables pour présenter le baccalauréat, avec son frère prêtre. Elle a complété sa formation en zoologie, section mammifères et oiseaux, en s'inscrivant en 1853 au Muséum national d'histoire naturelle de Paris pour suivre les cours d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire. Il lui a obtenu une autorisation spéciale pour qu'elle vienne étudier dans les galeries hors des heures d'ouverture au public.


Diplôme de bachelier de Julie-Victoire Daubié

Avec l'aide de François Barthélemy Arlès-Dufour, un saint-simonien et industriel lyonnais très influent dans les milieux académiques et à la cour impériale, et forte de son succès au concours lyonnais de 1859, elle s'inscrit à la faculté des Lettres de Lyon pour passer son baccalauréat. Le 17 août 1861, Julie-Victoire Daubié, âgée de 37 ans, est la première femme en France à obtenir le baccalauréat en totalisant six boules rouges, trois boules blanches et une boule noire. Ce système de boules était le moyen de vote des professeurs examinateurs. En ce temps-là, ils ne calculaient pas de moyenne. Une boule rouge signifiait un avis favorable, une boule blanche une abstention et une boule noire un avis défavorable.

« … Nous sommes heureux d'annoncer qu'elle a été reçue avec distinction et qu'elle s'est montrée bonne latiniste, soit dans les compositions, soit dans les explications. On peut citer un certain nombre de femmes qui au Moyen Âge et surtout à l'époque de la Renaissance, ont obtenu leur bonnet de Docteur, mais Mademoiselle Daubié est certainement le premier bachelier de sexe féminin qu'ait proclamé l'Université de France. »


Jules-François-Simon Suisse dit Jules Simon
Ministre de l’Instruction publique


Le ministre Jules Simon en personne, a rayé « au sieur » pour le remplacer par « Mademoiselle » et lui adresse une lettre de félicitations.

Contrairement à la légende, elle n'a jamais travaillé dans les ateliers de la Manufacture royale de fer blanc de Bains-les-Bains. Son nom n'apparaît pas sur les registres d'établissement de livret ouvrier. Elle a certes côtoyé et vu au bureau de bienfaisance de Fontenoy la misère des ouvriers de campagne, la triste condition des domestiques et le sort funeste réservé aux mères célibataires. Elle puise peut-être là l'inspiration de son essai La Femme pauvre au XIXe siècle avec lequel elle remporte le premier prix du concours de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon le 21 juin 1859. La séance de l'Académie, présidée par Monsieur Jean-François Petit de la Saussaye, Recteur de l'Académie de Lyon, accorde à Mademoiselle Daubié une médaille de 800 francs6. Cette question de concours est publiée sous le titre La Femme pauvre au XIXe siècle, par une femme pauvre, et sa deuxième édition est couronnée en 1867 à l'Exposition universelle de Paris.



Ses idées s'inscrivent dans le courant de pensée moderniste du second empire, annonciateur du XXe siècle, auquel ont été associées des figures telles qu'Eugénie de Montijo, Elisa Lemonnier, Michel Chevalier, François Barthélemy Arlès-Dufour, Marie-louise et Ulysse Trèlat, Rosa Bonheur, etc...

Julie-Victoire Daubié aura partagé sa vie entre ses luttes pour l'émancipation de la femme dans la société contemporaine (mariage, conditions de travail, formation professionnelle, rémunération, droit de vote, etc.), ses engagements dans les mouvements de l'histoire du temps, son travail de préceptrice, ses relations politiques, journalistiques et amicales (Jules Simon, Léon Richer, Marie d'Agoult, Juliette Edmond Adam etc.).


Fresque représentant Julie-Victoire Daubié à Fontenoy-le-Château.
Photo Jacques KERAMBRUN


Elle ne voit pas de son vivant le résultat de toutes ses luttes, mais elle a néanmoins la satisfaction de jouir d'une certaine reconnaissance. Elle reçoit à l'Exposition universelle de 1867 une médaille qui récompense l'ensemble de son travail et le renom de son auteur.


Tombe de Julie Victoire Daubié au cimetière du Priolet à Fontenoy-le-Château


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MessagePosté le: Jeu 16 Aoû - 10:21 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

d'abord les Lettres puis les sciences ou inversement ?

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MessagePosté le: Ven 17 Aoû - 10:32 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

17 août 1768
Naissance de Louis Desaix à Riom



Desaix par Andrea Appiani (1800)

Né au château de Saint-Hilaire d'Ayat, près de Riom (Auvergne), sous le nom de Louis Desaix de Veygoux, dans une famille de petite noblesse. Selon l'usage de l'époque, afin de se distinguer de son frère, il a ajouté à son nom celui du fief de sa famille et a pris pour nom Desaix de Veygoux. L'habitude veut qu'on prononce « de-zè » (en français : [dəzɛ]) dans le pays d'origine de Desaix. Le nom provenant de Des Aix, la prononciation « dé-zé » est aussi rencontrée mais elle est moins courante.


Louis-Charles-Antoine Desaix en uniforme de capitaine
au 46e régiment d'infanterie de ligne en 1792 par Charles de Steuben (1835)


Le futur général de la Révolution s'engage dès l'âge de 15 ans avec le grade de sous-lieutenant au régiment de Bretagne-Infanterie.
Il dédaigne de suivre ses frères dans l'exil quand éclate la Révolution et reçoit son baptême du feu sous le nom de Desaix. Il devient général de brigade le 20 août 1792 mais, suspect car d'origine noble, il échappe de peu à la guillotine sous la Terreur.


Statue de Desaix au Louvre

Lorsqu'il rencontre Bonaparte à Passenario en Italie en 1797, celui-ci lui confie l'organisation d'un convoi maritime pour la campagne d'Égypte, où il remplira la fonction d'amiral.


La clémence de Desaix dans
« Voyage dans la basse et la haute Égypte »
de Vivant Denon (1802)


Enthousiasmé par les exploits de Bonaparte en Italie, il le rejoint en juillet 1797. Celui-ci lui confie l'organisation d'un convoi maritime pour la campagne d'Égypte, où il remplira la fonction d'amiral.
L'entente est parfaite entre les deux hommes. Desaix participe bien sûr à l'expédition d'Égypte. Son comportement avec les habitants lui vaut le surnom de «Sultan juste». Il reste cependant en Égypte après que Bonaparte s'en soit enfui. Il quitte à son tour les rives du Nil le 3 mars 1800, juste à temps pour rejoindre une nouvelle fois Bonaparte, devenu entretemps Premier Consul, en Italie.


La mort de Desaix par Jean Broc (1806)

Le 13 juin 1800, son corps d'armée se poste sur la Bormida pour surveiller les Autrichiens en direction de Novi. Le lendemain, entendant le fracas d'une bataille, il «marche au canon» et arrive tout juste à temps pour sauver Bonaparte d'une défaite inéluctable à Marengo. Las, il est tué d'une balle en plein coeur en lançant ses troupes dans la mêlée. Son corps ne sera reconnu que plus tard par son aide de camp. Le Premier Consul pleurera avec sincérité son ami non sans trouver avantage à une mort qui lui réserve le seul mérite de la victoire.


Arc de triomphe de l'Étoile où est gravé le nom de Desaix à Paris


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MessagePosté le: Sam 18 Aoû - 08:11 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

18 août 1789
Début de la Révolution liégeoise.



La Révolution liégeoise du 18 août 1789. Gravure d’A. Weber, coll. art...

Le 18 août 1789, Jean-Nicolas Bassenge et d'autres démocrates se rendent à l'hôtel de ville. Ils réclament la démission des magistrats en place et font nommer des bourgmestres populaires : Jacques-Joseph Fabry et Jean-Remy de Chestret. La citadelle de Sainte-Walburge tombe aux mains des insurgés. Mgr Hoensbroeck est ramené de sa résidence d'été de Seraing pour ratifier la nomination des nouveaux édiles et abolir le règlement tant contesté de 1684.

Mais il ne s'agit là que d'une ruse. Quelques jours plus tard, le prince s'enfuit à Trèves, en Allemagne. Le tribunal de l'Empire condamnera l'insurrection liégeoise et ordonnera le rétablissement de l'ancien régime dans la principauté de Liège.


Destruction de la cathédrale Saint-Lambert par les révolutionnaires liégeois.

En attendant, le caractère insurrectionnel de la révolution liégeoise est tel qu'elle aboutit à la création d'une république, deux ans avant la France. Les États du pays de Liège préparent une Constitution dans laquelle on trouve notamment l'égalité de tous devant l'impôt, l'élection des députés par le peuple et la liberté du travail.

De novembre 1789 à avril 1790, les Prussiens occupent Liège et d'autres grandes villes de la principauté, chargés d'une mission de médiation entre les révolutionnaires et le Cercle de Westphalie.

En 1790, Jacques-Joseph Fabry et Arnold-Godefroid-Joseph Donckier de Donceel sont élus corégents de Liège.

Mais il est impossible de concilier les aspirations libérales du peuple liégeois et l'entêtement autoritaire de Mgr Hoensbroeck en exil. L'empereur d'Autriche Léopold II, après avoir repris possession des Pays-Bas, intervient pour rétablir le pouvoir épiscopal dans son intégrité.


Hoensbroeck, le bourreau roux

Les volontaires liégeois, qui affrontent l'ennemi en entonnant le « Valeureux Liégeois » de l'abbé Ramoux, ne peuvent évidemment pas contenir l'armée autrichienne, qui entre à Liège le 12 janvier 1791. Le prince-évêque Mgr Hoensbroeck récupère son trône et procède à de nombreuses représailles. Une grande partie des patriotes liégeois sont obligés de trouver refuge en France, leurs biens et leurs propriétés sont confisqués par le prince-évêque.

C’est parmi ces exilés que la France révolutionnaire et libératrice trouvera ses partisans les plus convaincus. Les rigueurs et les maladresses de la restauration épiscopale (1791-1792) ont créé un état d’esprit et des conditions plus propices à l’établissement du régime français dans un pays traditionnellement tourné vers la France depuis le XVe siècle, et où les Lumières avaient été diffusées par des publicistes français comme Rousseau de Toulouse.


François-Antoine-Marie de Méan,
dernier prince-évêque de Liège.


Le 3 juin 1792, meurt le prince-évêque Mgr Hoensbroeck, celui que le peuple appelait le « Tyran de Seraing ». C'est Mgr François-Antoine-Marie de Méan qui lui succède.

Le 21 septembre 1792, l'abolition de la royauté est proclamée en France. Celle-ci est en guerre contre les autres puissances européennes, qui veulent rétablir la monarchie, et le conflit se déroule en partie sur le sol de l'actuelle Belgique.

Selon Hervé Hasquin, la révolution liégeoise reflète la Révolution française, voire en est une partie. Les deux révolutions commencèrent simultanément en 1789 et, dans cette interprétation, la révolution liégeoise a continué après le retour temporaire du prince pour connaitre une deuxième phase avec l'entrée des troupes révolutionnaires françaises en 1792, et une troisième phase en 1794 avec le deuxième retour des Français. La révolution finit donc en 1795 avec la disparition de la Principauté et son incorporation à la République française. Pendant cette phase, les révolutionnaires liégeois procèdent à la démolition de la cathédrale Saint-Lambert et organisent le premier suffrage universel masculin au sein de la Principauté, pour la mise sur pied d’une nouvelle assemblée puis d'un plébiscite pour la réunion de la Principauté à la France.


La bataille de Jemmapes.

Le 6 novembre 1792, le général français Dumouriez inflige à Jemappes une lourde défaite aux Autrichiens ; il entre à Liège le 28, au milieu de l'enthousiasme populaire. Les patriotes exilés lors du retour de Mgr Hoensbroeck rentrent avec l'armée française, tandis que s'enfuit François-Antoine-Marie de Méan. L’enthousiasme des villes flamandes fut beaucoup plus mitigé.
Bien plus importante que ces manifestations d’un moment est la contribution effective que les Français ont trouvée dès les premiers temps parmi la population et ses dirigeants, par exemple la mise sur pied d’une nouvelle assemblée issue de l’élection au suffrage universel.

La révolution liégeoise de 1789 explique la différence d’attitude des Liégeois vis-à-vis des occupants français et aussi la différence de traitement des Français vis-à-vis des Liégeois. La révolution brabançonne s’est faite contre le despotisme réformateur de Joseph II tandis que la révolution liégeoise, comme la révolution française dont elle s’inspire, avait abouti à la modification profonde du système politique et social de l’Ancien Régime.


La principauté de Liège (en gris) enclavée dans les Pays-Bas autrichiens (en orange).


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MessagePosté le: Dim 19 Aoû - 09:32 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

19 août 1848
Naissance de Gustave Caillebotte
Peintre, mécène, collectionneur



Autoportrait (1892),
Paris, musée d'Orsay.


Gustave Caillebotte est un peintre, collectionneur et mécène français né à Paris le 19 août 1848 et mort à Gennevilliers le 21 février 1894, à l'âge de 45 ans. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Après avoir commencé des études de droit, il entre dans l'atelier du peintre académique Léon Bonnat. En 1873, il réussit l'examen d'entrée de l'école des Beaux-Arts.


Intérieur d'atelier au poêle (1872-1873), coll. part.

Issu d'une famille d'industriels, il hérite à la mort de son père, en 1874 d'une fortune suffisamment conséquente pour lui permettre de se consacrer à sa passion pour la peinture. Il s'en sert aussi pour devenir le mécène de ses amis peintres, parmi lesquels Renoir, Degas, etc... Il finance aussi l'organisation d'expositions impressionnistes.


Les Raboteurs de parquet (1875), Paris, musée d'Orsay.

En 1875, son tableau Les Raboteurs de Parquet est refusé au Salon. Les années suivantes, il exposera au cours de différentes expositions impressionnistes, puis avec la société des XX.

A partir de 1876 il commence à collectionner les peintures de ses amis peintres, et se montre très généreux sur les prix auxquels il acquiert ses oeuvres. Il entre ainsi par exemple en possession du Bal du Moulin de la Galette de Renoir.


Les frères Caillebotte
Martial (à gauche) et Gustave (à droite).


Selon son testament, il lègue à sa mort soixante-sept tableaux impressionnistes de sa collection personnelle à l'Etat, qui n'en accepta finalement que trente-huit, après deux ans de négociations menées par Renoir, exécuteur testamentaire de Caillebotte, et de violentes polémiques. L'Académie des Beaux Arts protesta officiellement contre l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en qualifiant l'événement d' "offense à la dignité de notre école".


Le Pont de l'Europe (1876), Genève, musée du Petit Palais.

Le 21 février 1894, le peintre, frappé par une congestion cérébrale, meurt, après avoir pris froid alors qu'il travaillait dans son jardin à un paysage. Il avait quarante-cinq ans. Ses funérailles sont célébrées le 27 février en l'église Notre-Dame-de-Lorette19. Il y a tant de monde dans cette église, qui est déjà grande, que certains des amis du peintre doivent suivre la cérémonie sous le porche de l'église20. Le peintre est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, non loin de Delacroix, dans la chapelle funéraire familiale. La perte de Caillebotte affecta beaucoup les impressionnistes qui perdirent à la fois un protecteur et un compagnon. Pissarro écrivit à son fils Lucien : « Nous venons de perdre un ami sincère et dévoué... En voilà un que nous pouvons pleurer, il a été bon et généreux et, ce qui ne gâte rien, un peintre de talent »


Portraits à la campagne (1876), Bayeux, musée Baron-Gérard.

Longtemps plus reconnu comme mécène que comme peintre d'importance, Gustave Caillebotte a commencé a être redécouvert dans les années 1970. Certaines de ses oeuvres se trouvent maintenant au musée d'Orsay à Paris.

Il a fait l'objet d'expositions montées à Houston et Brooklyn en 1976, et au Grand Palais à Paris fin 1994.


Rue de Paris, temps de pluie (1877), Institut d'art de Chicago.


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MessagePosté le: Lun 20 Aoû - 07:18 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

20 août 1866
Naissance du certificat d'études primaires



Alfred Véron a "eu son certificat" le 20/07/1894
à Melun-Nord (né le 20/11/1882, il n'avait pas 12 ans).


Par la circulaire du 20 août 1866, Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique de Napoléon III, institue un certificat d'études primaires destiné aux « élèves qui auraient subi avec succès un examen portant au moins sur l'enseignement obligatoire », c'est-à-dire la lecture, l'écriture, l'orthographe, le calcul et le système métrique.

L'organisation de l'examen est laissé à la libre discrétion des conseils généraux qui administrent les départements et il faudra attendre un arrêté de Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique sous la IIIe République, le 28 mars 1882, pour qu'enfin l'examen soit organisé sur une base nationale.


Classe du certificat d'études primaires à Barlin, en 1938.

Le « certif » va très vite devenir le sésame des jeunes paysans méritants vers les emplois de la fonction publique et un moteur puissant d'ascension sociale. Il va aussi contribuer à la sanctification de l'école et de la culture classique (souci de l'orthographe et de la calligraphie, passion pour l'Histoire...). Pourtant, même après la Seconde Guerre mondiale, il ne sera octroyé qu'à la moitié de chaque classe d'âge, les instituteurs ne présentant à l'examen que leurs meilleurs éléments.

Pour être reçu, il faut n'avoir eu zéro ni en orthographe, ni en calcul, avoir obtenu la moyenne à l'ensemble rédaction-orthographe-calcul-sciences, avoir obtenu la moyenne à l'ensemble des épreuves


Devoirs de vacances pour les plus courageux

Exemples d'exercices - Année 1959

* Une parente âgée vous a prêté un beau livre auquel elle tient beaucoup en vous recommandant d'en prendre le plus grand soin. Hélas, le livre a été abîmé ou sali ou perdu. Votre maman exige que vous écriviez une lettre d'excuses.
Rédigez-la (Ne pas signer).

*L'alcool nourrit. Que pensez vous de cette affirmation ?

*Situez deux grandes villes de l'A.O.F (Afrique-Occidentale française) et de l'A.E.F. (Afrique-Équatoriale française).

*Comment soigne-t-on une vache malade ?

*Montrez l'utilité de la gymnastique.

*Dites comment vous procédez pour enlever une tache de graisse sur un vêtement de lainage (filles rurales).
*Que doit-on donner à un bébé en complément, lorsqu'on pratique l'allaitement artificiel ? (filles urbaines).

*Dites comment vous procédez pour régler un trusquin (garçons ruraux).
*Quels sont les avantages du chauffage au gaz ? (garçons urbains)


Edmond Bellaton a retrouvé son certificat d'études passé en 1943. Photo Henri Barth


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MessagePosté le: Hier à 07:30 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

21 août 1911
Vincenzo Peruggia vole la Joconde



Vincenzo Peruggia

Le 21 août 1911, un lundi (jour de fermeture du musée), Vincenzo Peruggia, alors que son contrat d'ancien travailleur avec la maison Gobier s'achève, rentre dans le Louvre à sept heures du matin, vêtu de sa blouse de travail. Il attend d'être seul dans le Salon Carré pour y décrocher Mona Lisa (toile italienne choisie non en raison de sa notoriété, moyenne à cette époque, mais de sa petite taille, donc facile à emporter) de sa boîte-vitrine suspendue au mur et l'emmener dans une cage d'escalier. Il l'emporte sous un escalier pour la débarrasser de son cadre et de sa vitre, puis cache probablement l’œuvre sous ses habits et quitte le musée sans être inquiété.


La Joconde (Mona Lisa) - Leonardo d- Vinci

Ce vol n'est constaté que le lendemain matin, et est considéré comme l'un des plus grands vols du XXe siècle depuis que la Joconde est devenue le tableau le plus célèbre au monde. Vincenzo cache la peinture pendant deux ans dans sa chambre à Paris, dans le double fond d'une valise de bois blanc, sous son lit ou dans un débarras4. Apparemment, alors que l'inspecteur nommé Brunet se présente à son appartement le 29 septembre 1911 pour interroger ce dernier, il ne fouille pas la chambre, n'imaginant pas que le vol puisse être l'œuvre d'un modeste ouvrier


Mona Lisa au Louvre, en 1911 avant son vol (toile de Louis Béroud).

Après avoir gardé l’œuvre deux ans, Peruggia retourne avec elle en Italie. Il la garde dans son appartement à Florence. Il devient impatient, si bien qu'il contacte le 10 décembre 1913 Alfredo Geri, le propriétaire d'une galerie d'art de la ville. Bien que les témoignages de Geri et Peruggia soient contradictoires, il est clair que Peruggia s'attendait à une récompense pour avoir ramené la peinture à sa « patrie ». Geri appelle Giovanni Poggi, directeur de la galerie des Offices, qui authentifie l’œuvre. Poggi et Geri gardent la peinture et informent la police, qui arrête Peruggia à son hôtel.


La foule vient contempler dans le Salon Carré
les quatre pitons après le vol, le « trou » étant
remplacé en décembre 1911 par le Portrait de
Baldassare Castiglione.


Après son vol, la peinture est exposée à travers toute l'Italie dans une grande tournée d'adieu avant d'être retournée en grande pompe au Louvre début 1914.

Peruggia est condamné à une peine de prison légère d'un an, réduite à sept mois. À sa libération, il sert dans l'armée italienne lors de la Première Guerre mondiale. Par la suite, il se marie et retourne à Paris, où il ouvre un magasin de peinture.



« La Joconde est retrouvée », Le Petit Parisien,
no 13559, 13 décembre 1913.



Visiteurs du Louvre se pressant devant La Joconde.


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MessagePosté le: Hier à 10:36 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Ce n'est vraisemblablement pas un connaisseur , ni même un amateur ! Un pauvre type peut être modestement payé !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:48 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour

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