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Une petite histoire par jour
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MessagePosté le: Dim 13 Mai - 08:50 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Revue du message précédent :

Le   "je vous ai compris "  est devenu très célèbre !  
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MessagePosté le: Dim 13 Mai - 08:50 (2018)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 13 Mai - 20:47 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Plutôt que de mentir, il aurait été plus honorable de sa part de faire comprendre aux Français d'Algérie qu'il fallait donner l'indépendance comme c'est le cas en Nouvelle Calédonie. Mais ce bouffon en était bien incapable ! Remarque bien qu'il a fait croire aux Français qu'il avait gagné la Guerre alors qu'il ne s'est jamais battu et qu'il a fait un discours depuis Londres, où il ne risquait rien.
"Les Français sont veaux" disait-il, c'est bien vrai.
Mais comment peut-on encore tresser des lauriers à ce super raciste ?

https://www.contreculture.org/AG%20De%20Gaulle%20id%E9es%20directrices.html


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MessagePosté le: Dim 13 Mai - 20:53 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

je me souviens que Bourguiba soutenait   le même raisonnement que toi , il disait dans un discours que de Gaulle  en disant " je vous ai compris"  n'avait en vérité pas compris ce que les autres voulaient ....j'avoue qu'à l'époque je pensais que Bourguiba exagérait dans son analyse....

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MessagePosté le: Dim 13 Mai - 21:16 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Moi je pense qu'il avait très bien compris, mais il voulait le pouvoir. Il savait qu'étant de petite noblesse il ne serait jamais accepté comme roi, alors il a construit une constitution aux pouvoirs monarchiques et il a pris le pouvoir.
Il n'y a rien de démocratique dans la constitution de la Veme république. Dans la mesure où le chef d'état se passe du consentement des Français pour établir des lois, juste en sortant l'article 49.3 de cette même constitution, ce n'est plus une démocratie, juste le début d'une dictature qui va bientôt s'installer avec Macron.


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MessagePosté le: Lun 14 Mai - 07:58 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

14 mai 1796
Édouard Jenner découvre la vaccination




Le 14 mai 1796, un médecin de campagne vaccine un jeune garçon afin de le protéger contre la variole.
Il utilise pour cela du pus provenant d'une maladie apparentée mais bénigne, la vaccine des vaches. En cela, il se distingue de ses prédécesseurs qui, non sans risque, immunisaient leurs patients en leur inoculant la variole elle-même.
Par une action déterminée auprès de ses collègues, Édouard Jenner (47 ans) va donner à la vaccination une caution scientifique et la généraliser à l'ensemble de la population.

Une pratique ancestrale mais mal maîtrisée

Très tôt, dès le Moyen Âge, on s'est aperçu que les personnes ayant survécu à la variole étaient définitivement immunisées contre le fléau. Le savant andalou Averroès y fait allusion et des praticiens ont l'idée d'inoculer la maladie à leurs patients, avec un maximum de précautions, afin de les protéger contre les fréquentes épidémies.
Mais cette protection préventive n'est pas sans danger et elle nécessite que le patient soit très soigneusement isolé afin qu'il ne provoque pas lui-même une épidémie. Elle est limitée pour cela aux milieux aristocratiques et bourgeois.


Caricature publiée en 1802 de Jenner vaccinant des patients qui craignaient
qu'il leur fasse pousser des cornes de vaches.

Jenner invente la vaccination

Édouard Jenner, médecin de campagne passionné par la recherche, n'a pas craint de lancer une campagne préventive auprès de sa clientèle. Il s'est aperçu comme cela que plusieurs de ses patients étaient insensibles à l'inoculation. Après enquête, il a découvert qu'il s'agissait de valets de ferme en contact avec les vaches.
Il a pu faire le rapprochement avec la vaccine ou variole des vaches (en anglais, «cow-pox»). Cette maladie bénigne est courante chez les valets qui traient les vaches et entrent en contact avec les pustules des pis. Elle a pour effet de les immuniser contre la véritable variole, le plus souvent mortelle.

Édouard Jenner a l'idée d'inoculer par scarification non plus du pus de la variole mais du pus de la vaccine, beaucoup plus bénin et tout aussi efficace. Il prélève donc du pus sur la main d'une femme qui a été infectée par sa vache, Blossom, atteinte de la vaccine, et l'inocule à un enfant de 8 ans, James Phipps.

James Phipps contracte ladite maladie sous la forme d'une unique pustule et en guérit très vite.
Trois mois plus tard, indifférent au «principe de précaution», le médecin lui inocule la véritable variole. À son grand soulagement, la maladie n'a aucun effet sur l'enfant. C'est la preuve que la vaccine l'a immunisé contre la variole en entraînant la formation d'anticorps propres à lutter contre l'infection.



Enfant atteint de la variole

Rapide diffusion de la vaccination
Édouard Jenner diffuse avec courage le principe de la vaccination dans le public, en encourageant la vaccination de masse. Ses opposants contestent l'inocuité de sa méthode ou même parfois dénoncent la prétention de vouloir contrarier les desseins de la providence.

Il publie à ses frais An inquiry into the causes and effects of the variolae vaccina (Enquête sur les causes et les effets de la vaccine de la variole) et jette les bases de l'immunologie appliquée à la variole. Il se satisfait d'une approche empirique et ne se soucie pas d'aller plus avant dans la compréhension du phénomène. Il appelle «virus» le facteur mystérieux de la vaccine (d'après un mot latin qui signifie poison).
La pratique de la vaccination se répand très vite en Europe et en Amérique, contribuant au recul des épidémies. À ce jour, les grandes campagnes de vaccination contre la variole ont pratiquement éliminé ce virus de la surface de la terre.


Edward Jenner


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MessagePosté le: Lun 14 Mai - 08:20 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Mar 15 Mai - 07:32 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

15 mai 756
Naissance de l'émirat de Cordoue


Le prophète de l'islam Mahomet,
illustration d'un manuscript ottoman du 17e siècle

Un émirat fondé à Cordoue le 15 mai 756 fait de l'Espagne le premier État musulman indépendant. Jusqu'à cette date, tous les musulmans étaient soumis à l'autorité directe du calife de Bagdad.

Une tragédie de palais
Peu après la mort du prophète Mahomet (632), ses successeurs, les califes de la dynastie des Omeyyades, ont établi leur capitale à Damas, en Syrie.
Mais une sédition née en Perse entraîne en 750 le massacre du calife régnant et de toute sa famille. Une nouvelle dynastie de califes, les Abbassides, accède au pouvoir. Elle s'installera plus tard à Bagdad.
Un Omeyyade, cependant, a survécu au massacre. Il s'agit d'un petit-fils du calife Hicham, dénommé Abd er-Rahman el-Dachil (ou Abd al-Rahman al-Daklil). Après de longues péripéties en Afrique du nord, Abd er-Rahman el-Dachil débarque en Espagne.


Émirat de Cordoue en 929.

Refuge andalou
La péninsule ibérique a été conquise un demi-siècle plus tôt par un chef berbère du nom de Tarik obéissant aux califes omeyyades. La petite troupe a renversé la dynastie royale, issue des Wisigoths.
En souvenir de ce succès, les Omeyyades ont conservé en Espagne de nombreux fidèles parmi les troupes d'occupation musulmane, chez les soldats d'origine yéménite ou berbère.


Statue d'Al-Hakam II sur le Campo Santo
de los Martires à Cordoue.

Abd er-Rahman el-Dachil rallie ces troupes à sa cause et, grâce à des complices, s'empare du pouvoir dans la capitale, Cordoue, où il se fait nommer émir d'al-Andalous (nom arabe de l'Espagne).

Abd er-Rahman 1er va doter le pays d'une administration exemplaire. Il va aussi unir l'islam andalou et apaiser les tensions entre les musulmans d'origine arabe et ceux d'origine berbère, venus d'Afrique du nord. Il n'arrivera pas à soumettre les régions montagneuses du nord, qui resteront chrétiennes mais il repoussera les offensives de Charlemagne et de son légendaire neveu Roland !

A partir de 929, elle devient la capitale d'un califat indépendant, après que l'émirAbd al-Rahman III a rompu tout lien avec les Abbassides de Bagdad et s'est lui-même proclamé calife. Les règnes d'Abd al-Rahman III (912-961), de son fils al-Hakam II (961-976) et du hadjib (vizir) al-Mansur ibn Abi Amir (981-1002) constituent la période la plus glorieuse de l'histoire de la ville.


André Larané
Herodote


La mosquée-cathédrale de Cordoue,
constituée à la base d'une mosquée et « surmontée » d'une cathédrale.


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MessagePosté le: Mar 15 Mai - 08:09 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Merci , intéressant !

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MessagePosté le: Mer 16 Mai - 07:50 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

16 février 1899
La mort heureuse de Félix Faure




Émotion à l'Élysée. Le président de la République est mort dans les bras de sa maîtresse. Cela s'est passé le 16 février 1899... Ce n'est pas de nos jours que l'on verrait des choses pareilles

La victime, Félix Faure, était un bel homme de 58 ans avec une fine moustache tournée à la façon de Guy de Maupassant.
Il a été élu à la présidence de la République par une coalition de modérés et de monarchistes le 17 janvier 1895 suite à la démission de Jean Casimir-Périer. Ses contemporains le surnommaient affectueusement le «Président Soleil» en raison de son amour du faste.


Marguerite (Meg) Steinheil.
Dernière maîtresse du président Félix Faure


Imprudente galanterie
La rumeur publique croit d'abord que sa compagne des derniers instants est Cécile Sorel, une actrice célèbre du moment. On saura seulement dix ans après qu'il s'agissait d'une demi-mondaine plantureuse d'à peine trente ans, Marguerite (Meg) Steinheil.
Appartenant à une célèbre dynastie industrielle du Jura, les Japy-Peugeot, elle était l'épouse d'un peintre en vogue, Adolphe Steinheil. En récompense des services particuliers de sa femme, celui-ci avait reçu quelques commandes officielles grassement rémunérées de sorte que ses oeuvres ornent encore aujourd'hui les murs de certains palais de la République.
Très vite, on se raconte de bonnes histoires sur la fin heureuse de Félix Faure, comme celle-ci :
Tandis que la dame s'est dégagée et esquivée, les domestiques transportent le président inconscient dans son lit. Le curé de l'église voisine de la Madeleine, appelé d'extrême urgence, demande en arrivant :
– Le président a-t-il toujours sa connaissance ?
– Non, on l'a faite sortir par derrière.



La mort de Félix Faure par l'Illustration - 1899

Fatale pilule

Les initiés chuchotent que le président aurait succombé à un excès de zèle.

Avant de recevoir ses amies, Félix Faure avait coutume d'absorber une dragée Yse à base de phosphure de zinc. Ce médicament, le Viagra de l'époque, avait la vertu d'exciter les virilités défaillantes mais il avait aussi pour effet de bloquer la circulation rénale.

Le jour de sa mort, comme le président attendait Mme Steinheil, il avait demandé à l'huissier de sonner deux coups à son arrivée. Voilà que sonnent les deux coups : il avale en hâte une dragée Yse. Mais l'huissier a fait une erreur. C'est le cardinal Richard, archevêque de Paris, qui entre dans le bureau élyséen. Et après lui arrive le prince Albert 1er de Monaco, venu plaider la cause du capitaine Dreyfus, ce qui met en fureur le président.

Quand enfin l'huissier sonne pour de bon les deux coups, le président congédie son visiteur. En gagnant le salon bleu réservé à ses « audiences très particulières », il a encore le temps d'avaler une deuxième dragée. Celle-ci lui sera fatale... Survolté par l'entretien orageux avec le prince, par la prise médicamenteuse et l'impatience d'honorer sa compagne, Félix Faure succombe sur le canapé.

Georges Clemenceau ne sera pas en reste de bons mots. « Il a voulu vivre César, il est mort Pompée », dit-il du président en guise d'oraison funèbre. Il dit aussi : « Félix Faure est retourné au néant, il a dû se sentir chez lui ».


Félix Faure en 1898.

On retient seulement qu'il s'opposa à la révision du procès du capitaine juif Alfred Dreyfus, faussement accusé de trahison, et que son gouvernement dut céder aux Anglais le Soudan après le bras de fer de Fachoda.

Deux jours après sa mort, les députés et les sénateurs réunis en Congrès à Versailles élisent son successeur, Émile Loubet, connu pour être dreyfusard. Le nouveau président est aussitôt conspué aux cris de «Élu des Juifs !»

Quelques jours plus tard, pendant les funérailles de Félix Faure, le polémiste Paul Déroulède tente d'entraîner un général dans un coup d'État en vue de faire la guerre à l'Allemagne. Il est temporairement banni.


Gisant de Félix Faure au Père-Lachaise.




Morale et Belle Époque

L'aventure du président Félix Faure n'a guère scandalisé ses contemporains de la « Belle Époque ». Il était admis à la fin du XIXe siècle que les bourgeois mènent grand train et ne s'embarrassent pas des principes moraux qu'ils imposaient à leur épouse. Ainsi, on se moquait gentiment du leader républicain Georges Clemenceau qui affichait partout ses innombrables conquêtes. Mais l'on trouvait normal qu'il divorce de son épouse américaine, mère de trois enfants, et la renvoie aux États-Unis en 3e et dernière classe après qu'il l'ait surprise dans les bras d'un soupirant.

Le vieux Ferdinand de Lesseps, qui épousa à 64 ans une jeunette de 22 et lui fit 12 enfants, n'en continua pas moins de papillonner dans les maisons closes comme le voulaient les coutumes de l'époque. Un policier affecté à sa surveillance rapporte sa visite à trois jeunes prostituées, à 85 ans sonnés. Outre-Manche, David Lloyd George, Premier ministre britannique aux heures sombres de la Grande Guerre, était connu pour être « incapable de fidélité ». Ainsi lui arrivait-il d'avoir six maîtresses en même temps. Cette performance devait sans doute paraître modeste au roi Édouard VII, fils de l'austère Victoria, dont les frasques faisaient le bonheur des gazettes et lui valaient une immense popularité.

Mais ces moeurs n'étaient pas générales. On ne connaît par exemple aucune maîtresse au chef socialiste Jean Jaurès. Pas davantage à Winston Churchill.


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MessagePosté le: Mer 16 Mai - 07:55 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Moralité de l'Histoire et de l'histoire , viagra d'antan ou viagra de nos jours , il ne faut pas en abuser !

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MessagePosté le: Mer 16 Mai - 10:00 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 07:07 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

17 mai 1510
Sandro Botticelli s'éteint à 65 ans



Autoportrait de Botticelli, publié vers 1475.
Détail issu de L'Adoration des mages.


Le 17 mai 1510 s'éteint à Florence Sandro Botticelli.
Le peintre est né dans la même ville 65 ans plus tôt sous le nom d'Alessandro Filipepi, dans la famille d'un tanneur. Comme l'un de ses frères, rondouillard, avait été surnommé Botticelli, qui signifie petit tonneau, le sobriquet fit le tour de la famille et fut accolé au futur peintre.

Le premier peintre humaniste

Sandro Botticelli fait son apprentissage dans l'atelier d'un grand peintre florentin du Quattrocento (le XVe siècle italien), Filippo Lippi (1406-1469). Comme tous les artistes de la Renaissance, celui-ci, tel un chef de cuisine moderne, dirige une équipe d'aides et d'apprentis, chacun étant spécialisé, qui dans les drapés, qui dans les fils d'or...

Avec son équipe, le maître répond aux commandes de la bourgeoisie et réalise pour elle de petits tableaux à la chaîne. À l'occasion, il est aussi sollicité par des abbés, des évêques ou des princes pour réaliser des oeuvres plus ambitieuses.


Un portrait de Simonetta Vespucci par Sandro Botticelli

Botticelli passe à l'atelier de Verrochio où il côtoie Léonard de Vinci, un rival. En 1470, il ouvre son propre atelier. Son talent vaut au jeune homme de fréquenter les meilleures familles de la cité, les Vespucci dont un représentant, Amerigo, donna son prénom à un continent, et surtout les Médicis. Le puissant Laurent le Magnifique lui accorde sa protection. Le peintre fréquente par ailleurs les plus grands esprits de l'humanisme, tels Pic de la Mirandole ou Marsile Ficin, traducteur de Platon.

Ses amis l'initient à la philosophie néoplatonicienne qui voit le monde sensible comme le reflet du monde des idées. Cette philosophie se reflète dans ses célèbres allégories inspirées de l'Antiquité païenne.


Le Printemps, 1478-1482, Galerie des Offices, Florence.

Son chef-d'oeuvre Le Printemps, destiné à une villa des Médicis, expose toute la grâce et l'optimisme de la Renaissance italienne, avec une touche d'inquiétude chez la nymphe de droite, saisie par la divinité Zéphyr. Il s'agit vraisemblablement de la première peinture européenne qui puise son inspiration dans l'Antiquité païenne.

Elle montre les différentes saisons (sauf l'hiver) avec de droite à gauche Zéphyr, la nymphe Chloris, le Printemps, Vénus que domine Cupidon, les Trois Grâces et le dieu Mercure.


Le Châtiment de Coré, fresque murale de la Chapelle Sixtine (avant restauration).

En 1481, le pape Sixte IV commande à Botticelli quelques fresques pieuses pour la chapelle à laquelle il laissera son nom, la Sixtine ! On peut encore admirer ces panneaux à côté des fresques monumentales de Michel-Ange, postérieures de trois décennies.

Après son voyage à Rome, qui ne lui rapporte guère d'argent, l'artiste entreprend La Naissance de Vénus. Cette nouvelle allégorie néoplatonicienne illustrerait selon certains commentateurs les quatre éléments (terre, eau, air, feu) et l'Amour qui scelle leur harmonie.


Jérôme Savonarole, qui influenca Botticelli,
par Fra Bartolomeo, 1498


Premiers nuages

Après la mort de son protecteur Laurent le Magnifique, en 1492, le peintre subit comme beaucoup de Florentins l'influence du prédicateur Jérôme Savonarole.

L'optimisme propre à l'humanisme est battu en brèche par la montée des inquiétudes religieuses. La peinture de Botticelli se fait plus austère. Et l'on ne saurait oublier en marge de ses célèbres allégories quelques portraits émouvants de vérité et des peintures de madones maternelles et recueillies.


Vénus et les Grâces offrant des présents à une jeune fille,
fresque de la villa Lemmi, à Florence, Musée du Louvre.



Marie Desclaux
Herodote


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MessagePosté le: Jeu 17 Mai - 08:10 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Ven 18 Mai - 07:17 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

18 mai 1302
Les «Matines de Bruges»


Panneau du coffre d'Oxford ou de Courtrai.

Les « matines de Bruges » est un terme désignant le massacre survenu dans la nuit du 18 mai 1302 dans leur chambre à coucher d'un millier de partisans du roi de France, dont la garnison française logée chez l'habitant, et de bourgeois par les membres des milices communales flamandes. La dénomination « matines » a été donnée par analogie avec les Vêpres siciliennes. Cette révolte mena à une autre bataille célèbre, la bataille des Éperons d'or, qui opposera les milices flamandes aux troupes françaises le 11 juillet de la même année.

Cette journée a été appelée «Matines de Bruges» par analogie avec les «Vêpres siciliennes» qui chassèrent 20 ans plus tôt les Français de Sicile. Elle réduit à néant le rêve des rois capétiens d'annexer les Flandres. Jalouses de leur indépendance, les cités flamandes finissent par se fédérer à leurs voisines brabançonnes, jusqu'à constituer la Belgique.


Matines de Bruges 1302. enluminure de la fin du 14e ou début 15e


Un trop puissant voisin

Sous Philippe Auguste et Saint Louis, la France était devenue le plus puissant royaume d'Europe.
Mais à la fin du XIIIe siècle, la Flandre et l'Angleterre commencent à lui faire de l'ombre grâce à leur enrichissement rapide. L'Angleterre vend de la laine aux communes flamandes comme Bruges, Ypres ou Gand. Celles-ci fabriquent des draps qu'elles revendent à prix d'or dans toute l'Europe.

Le comte de Flandre veut s'allier au roi anglais. Mais le roi de France Philippe IV le Bel l'attire à Paris, l'emprisonne et installe en Flandre un gouverneur à sa dévotion.


Bruges, quartier médiéval (DR)

Des voix dissidentes se font entendre à Bruges. Méfiant, le gouverneur français abroge les libertés communales et occupe en force la ville. C'est alors que surviennent les «Matines de Bruges».

La « bataille des éperons d'or »
Comme si cet avertissement ne suffisait pas, les chevaliers français, commandés par Robert d'Artois, sont honteusement battus par les milices communales du parti de la griffe deux mois plus tard, le 11 juillet 1302, à la « bataille des éperons d'or », près de Courtrai.

Le 23 juin 1305, une paix de compromis permet à Philippe le Bel d'annexer seulement Lille, Douai et Béthune. La France atteint alors la frontière qui sera encore sienne sept siècles plus tard en dépit de nombreuses guerres.



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MessagePosté le: Ven 18 Mai - 07:41 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

l'Histoire de l'humanité est jonchée de massacres ......

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MessagePosté le: Sam 19 Mai - 07:35 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

19 mai 1536
Henri VIII d’Angleterre
fait décapiter Anne de Boleyn,
sa seconde femme



Portrait posthume de la reine Anne Boleyn.

Anne de Boleyn, fille d’un gentilhomme anglais, avait suivi à la cour de France Marie d’Angleterre, femme de Louis XII ; elle fut ensuite fille d’honneur de la reine Claude, femme de François Ier. De retour en Angleterre, elle y porta ce goût pour la galanterie dont on tenait école à la cour de France ; Henri VIII la vit et en devint éperdument ’amoureux. Anne de Boleyn, d’un enjouement et d’une liberté qui promettait tout, eut pourtant l’adresse de ne se pas abandonner entièrement, et d’irriter la passion du roi, qui résolut d’en faire sa femme. Ce fut alors qu’il se sépara de Catherine d’Aragon, par ce fameux divorce, cause fatale du schisme d’Angleterre.


Henri VIII. Il a envoyé à Anne plusieurs
douzaines de lettres d'amour.

L’amour avait placé Anne de Boleyn sur le trône, l’amour l’en fit descendre. Parmi ses filles d’honneur, Jeanne de Seymour frappa les yeux de Henri par sa beauté. Dégoûté de la reine, il veut mettre cette fille à sa place ; il la fait condamner, avec son frère, à perdre la tête pour crime non avéré d’inceste, et pour crime aussi mal prouvé d’adultère. Elle n’était coupable que d’avoir entendu de ces choses flatteuses qu’on dit à toutes les femmes, et qu’une reine vertueuse peut entendre, quand l’enjouement de son esprit permet quelque liberté à ses courtisans.


Thomas Cromwell : autrefois ami d'Anne,
il participa au complot qui causa sa mort.


Anne est jugée à la tour de Londres, le 15 mai 1536. Durant son procès, elle nie avec véhémence toutes les accusations et se défend avec éloquence, mais en vain. Elle est également reconnue coupable et condamnée à mort, soit par décapitation ou sur le bûcher, au bon plaisir du roi. En guise de clémence, le roi opte pour la décapitation et fait appel à un expert de l'épée venu expressément de Calais, l'épée étant jugée plus noble et plus efficace que la hache, en général utilisée en Angleterre pour les exécutions.

Les présumés amants de la reine sont exécutés le 17 mai 1536. Le même jour, l'archevêque Thomas Cranmer déclare illégitimes le mariage d'Anne et du roi et leur fille Élisabeth.

Ce n’était pas la première tête couronnée qui périssait tragiquement en Angleterre, mais ce fut la première qui mourut par la main du bourreau. Henri fit en quelque sorte l’apologie d’Anne de Boleyn, en épousant, le lendemain de l’exécution, Jeanne de Seymour, qui mourut au bout d’un an, de l’opération césarienne que le roi lui fit faire, en disant : « Je trouverai bien assez d’autres femmes, si celle-là meurt. »



Thomas Cranmer par Gerlach Flicke


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MessagePosté le: Sam 19 Mai - 15:17 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

C'est cruel !
Une femme ça ne se décapite pas !

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MessagePosté le: Dim 20 Mai - 05:51 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

20 mai 1498
Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde




Vasco da Gama - 1838

Le 20 mai 1498, Vasco de Gama aborde à Calicut, en Inde. Le navigateur portugais a été mandaté par le roi du Portugal Manuel 1er, dit le Fortuné, pour achever la mission entamée dix ans plus tôt par Bartolomeu Dias. À 29 ans, il devient ainsi le premier Européen à rallier l'Inde par la mer, en contournant l'Afrique.

C'est l'aboutissement du prodigieux rêve entretenu par les Portugais depuis près d'un siècle.


Le contournement de l'Afrique par Vasco de Gama.
Premier voyage (1497-1499).


Sur la route des épices

Vasco de Gama quitte Lisbonne et l'embouchure du Tage le 8 juillet 1497, avec trois lourdes nefs et une caravelle, ainsi que 160 hommes d'équipage.

Il fait escale sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique sud, puis contourne le cap de Bonne Espérance. Remontant le long de la côte africaine, la flotte atteint successivement les ports de Mozambique, Mogadiscio et Kilwa où des commerçants arabes venus du nord commercent avec les Africains de l'intérieur.


L'arrivée à Calicut

Plus au nord encore, à Malinde, il sympathise avec le sultan local qui lui confie un pilote italien, venu là par l'Égypte et l'empire ottoman. Avec son aide, le navigateur coupe au large vers la péninsule indienne et la côte de Malabar.

C'est ainsi qu'il atteint Calicut (aujourd'hui Kozhikode), un port prospère du Dekkan indien. Le capitaine envoie à terre un émissaire et celui-ci a la surprise d'être abordé dans un mélange d'espagnol et d'italien par un marchand juif tunisien, Gaspar. À son interlocuteur, il déclare tout de go être venu chercher « des chrétiens et des épices ».

Le marchand le met en relations avec le seigneur local. Après que deux émissaires eussent annoncé son arrivée, le navigateur est reçu avec tous les honneurs réservés à un grand ambassadeur.


Vasco Da Gama est félicité par le Zamorin, maître de Calicut




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MessagePosté le: Dim 20 Mai - 09:26 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Lun 21 Mai - 08:02 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

21 mai 1358
La Grande Jacquerie




Gaston Phébus et Jean de Grailly chargent les Jacques et les Parisiens qui tentent de prendre la
forteresse du marché de Meaux où est retranchée la famille du Dauphin. (9 juin 1358).
Jean Froissart, Chroniques. Miniature du XVe siècle

Le 21 mai 1358, cent paysans du Beauvaisis s'attaquent aux châteaux de leur région, violant et tuant les habitants, brûlant les demeures. Leur révolte s'étend très vite à la paysannerie du bassin parisien.
C'est la plus grande des «jacqueries» qui ont ensanglanté les campagnes françaises au Moyen Age. Ces révoltes sont ainsi nommées d'après l'appellation de Jacques ou Jacques Bonhomme donnée aux paysans.

Noblesse indigne
Les révoltés figurent parmi les paysans aisés de l'une des régions les plus riches d'Europe. Depuis l'épidémie de peste qui a ravagé l'Occident dix ans plus tôt, ils sont en situation de mieux faire valoir leurs droits car les seigneurs sont partout en quête de main-d'oeuvre pour remettre en culture les terres abandonnées.

La Grande Jacquerie survient peu après que les chevaliers français aient été écrasés par les Anglais à Poitiers. Le roi est prisonnier à Londres tandis que Paris est sous la coupe d'Étienne Marcel, le prévôt des marchands.


Paysans contre chevalier - Miniature du XVeme siècle

Les paysans ne supportent pas que les nobles, qui ont lâchement fui devant les Anglais, fassent maintenant pression sur eux pour leur extorquer de nouvelles taxes.


La répression de la révolte paysanne

Ceux-ci n'en écrasent pas moins les Jacques à Clermont-sur-Oise le 10 juin 1358. Les chefs des révoltés sont impitoyablement torturés et exécutés. En dépit de ce drame, les révoltes paysannes se renouvelleront les années suivantes, notamment en Angleterre, en 1381, avec Wat Tyler, et en Hongrie.

John Huston a réalisé un film intéressant, quoique oublié, autour des jacqueries françaises : Promenade avec l'amour et la mort.



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André Larané
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MessagePosté le: Lun 21 Mai - 09:08 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Des atrocités , y en a eu partout à travers l'Histoire !

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MessagePosté le: Lun 21 Mai - 09:54 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

Malheureusement oui...

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MessagePosté le: Mar 22 Mai - 07:15 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

22 mai 1848
En Martinique les esclaves se défont de leurs chaînes




Le mardi 22 mai 2018, la Martinique commémore l’abolition de l’esclavage. Il y a 170 ans, le 22 mai 1848, « nos ancêtres ont franchi un pas décisif vers leur libération en mettant un terme à ce système ignoble qu’a été l’esclavage. Une importante page dans l’histoire de l’humanité dans sa marche vers la justice et le progrès« .

La Martinique se souvient du 22 mai 1848, jour où les esclaves se sont défaits de leurs chaînes. Conférences, marches, retraite aux flambeaux, vidé, bèlè et autres manifestations symboliques, les 20, 21 et 22 mai, c’est la Martinique entière qui commémore l’abolition de l’esclavage.

Il y a 170 ans, à force de révoltes et de détermination, les esclaves martiniquais ont arraché eux-mêmes leur liberté, avant que le décret d’abolition ne parvienne jusqu’à eux.



Retour sur une libération obtenue après deux jours d’émeutes décisives.

En Martinique comme dans les autres colonies, les esclaves n’ont jamais cessé de lutter pour obtenir leur liberté. Le 27 avril 1848, sous l’impulsion de Victor Schoelcher, un décret proclamant l’abolition de l’Esclavage dans les colonies françaises est enfin adopté. Il entre en vigueur le 23 mai en Martinique.

Les esclaves doivent être affranchis dans les deux mois qui suivent… Cependant, les journées puis les semaines passent et la libération tant espérée n’arrive pas. Les esclaves craignent que ce décret soit factice. En effet, le rétablissement de l’esclavage huit ans après son abolition de 1794 reste gravé dans les esprits.

Certains bourgeois de couleur et quelques démocrates blancs s’allient à la cause des esclaves et entrent en campagne pour réclamer leur libération immédiate. Les esclaves sont à bout, le sentiment de révolte prend de plus en plus d’ampleur .



En effet, les 21 et 22 mai 1848, l’île est le théâtre de nombreuses émeutes. A Saint-Pierre, un esclave est arrêté et conduit en prison pour avoir joué du tambour. La nouvelle se répand très rapidement. C’est l’embrasement. Plus de 2 000 esclaves se saisissent de coutelas, de lames et de bâtons et vont réclamer sa libération. Ils se heurtent à des maîtres armés de fusils.

Vingt-cinq esclaves sont tués. La vue de ces cadavres et des nombreux blessés décuple la volonté des insurgés. Ils menacent d’incendier toute la ville. Paniqué, conscient de son impuissance face à la détermination des esclaves, le conseil municipal se réunit d’urgence et vote l’entrée en vigueur immédiate du décret d’abolition à Saint-Pierre.





source


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MessagePosté le: Mar 22 Mai - 09:10 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

merci pour ce partage !

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MessagePosté le: Mer 23 Mai - 07:49 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

23 mai 1901
Découverte de
la Séquestrée de Poitiers




Ce jour-là, un commissaire, accompagné de trois policiers, pénètre dans une maison bourgeoise de Poitiers. Ils y découvrent Blanche Monnier, 52 ans. Elle est ligotée sur son lit et dans un état de faiblesse extrême : Blanche est squelettique et ne pèse que 25 kilos ! L’odeur est pestilentielle. Il faut vous dire que personne n’avait plus entendu parler d’elle depuis 25 ans !

Elle était séquestrée ? Mais par qui ?

Par sa propre mère, qui cachait Blanche dans une chambre du second étage aux fenêtres condamnées pour, semble-t-il, dissimuler les troubles mentaux de sa fille, en proie à des crises d’hystérie et qui s’était entichée d’un républicain, quand la famille Monnier était royaliste.

Les faits : une séquestration de 25 ans !

Fin 1901, le Procureur de la République de Poitiers reçut la lettre anonyme suivante :
Monsieur le Procureur, Je viens au nom de plusieurs personnes indignées, vous faire une déclaration d’une grande gravité. Il existe dans une maison au 21 rue de la Visitation, une vieille dame Monnier, qui habite avec sa fille qu’elle tient séquestrée depuis 25 ans. La fenêtre est cadenassée… La malheureuse est toujours nue et d’une malpropreté repoussante. Au nom de l’humanité, je viens vous prier d’user de vos droits. Si vous refusez, je m’adresserai au ministère de la justice… Un bon citoyen indigné.

Le procureur diligenta sur les lieux le commissaire Central. Lorsque le commissaire Bucheton ouvrit la porte de cette chambre, il ne distingua d’abord presque rien, une obscurité presque complète y régnant.
« Une odeur infecte, indéfinissable, inimaginable, se répandait dans le réduit, dont la fenêtre était close et les persiennes cadenassées… Dans un coin se trouvaient des gravats, une paillasse pourrie. Là, sur une toile cirée, reposait un être humain réduit à l’état de bête sauvage. Une femme était là, se cachant sous une couverture, poussant des gémissements inarticulés. La malheureuse était entièrement nue. Sa maigreur était telle qu’on eût dit un squelette : les cuisses étaient de la grosseur du poignet d’une personne ordinaire, les bras comme le goulot d’une bouteille ; les doigts avaient le volume d’un crayon, et au bout des ongles d’une longueur démesurée. Quant à la figure, c’était à faire frémir… Les cheveux, mêlés depuis tant d’années, formaient une natte indescriptible tombant jusqu’aux hanches, formée par les cheveux emmêlés, c’était une pâte infecte, cirée comme à l’encaustique par les immondices, où grouillaient des générations d’insectes et d’où sortaient des cafards. Autour de l’infortunée ce n’était que pourriture. Elle était couchée sur une sorte de croûte, de pâte, formée par ses excréments, ses déjections, des débris de viande, de pain en putréfaction, entassés là depuis des années ; autour de cela des vers énormes rampaient, des rats, de la vermine de toute sorte… Sur le corps de la séquestrée des vers couraient également ».
Sa mère et son frère furent aussitôt arrêtés. Les faits étaient clairs, il fallait juger l’innommable.



Et personne n’était au courant ?

Si ! Et c’est tout le scandale de l’affaire. Le frère de Blanche, Marcel, vivait dans la maison et n’a rien dit. Deux bonnes aussi étaient dans le secret, puisqu’elles nourrissaient Blanche. Tous seront acquittés au procès, la notion de « non-assistance à personne en danger » n’existant pas encore dans le droit de l’époque. La mère, quant à elle, est morte quelques jours après son arrestation. On ne saura jamais vraiment pourquoi elle avait séquestré sa fille.

La défense : la réclusion « volontaire », l’anorexie.

En face, les accusés sont de riches notables. Ils vont bénéficier d’une défense de premier plan et de nombreux soutiens. Ils sont politiquement très marqués comme royalistes. À un moment où les puissants monarchistes menacent encore la République, l’affaire prend une tournure très politique : royalistes contre républicains. Pour les royalistes, il est hors de question que cette famille soit éclaboussée par ce scandale. Tous les coups seront permis. La mère meurt d’une crise cardiaque peu après son incarcération à la prison de Poitiers. Elle échappera ainsi au jugement.

Reste le fils, un sous-préfet, docteur en Droit... Son avocat va dérouler la défense classique utilisée dans les cas de séquestration déjà jugés : la victime était folle au moment de son incarcération. Pour le démontrer, il se fait aider par des médecins et se plonge dans les ouvrages des meilleurs psychiatres de l’époque. Il note scrupuleusement les symptômes de différents troubles psychiques, particulièrement d’une maladie mentale qu’on nommait à l’époque monomanie hystérique. Les faits sont très anciens, 25 ans ! Dans la ville, très peu se souviennent de cette timide jeune fille, très réservée. On se souvient juste qu’elle avait fréquenté un avocat républicain, un ennemi de la famille… L’avocat de Monnier, le frère de la séquestrée, lui, n’a cure de ces mémoires défaillantes. Il va se constituer une armée de témoins, tous amis de la famille ou politiquement très engagés comme royalistes ou à l’extrême droite. Chacun va être chargé de débiter un ou plusieurs symptômes de la soi-disant maladie mentale ayant affecté Blanche avant son incarcération. Blanche sera ainsi accusée de s’être montrée nue à la fenêtre de sa chambre (une bonne raison de la cadenasser…), d’avoir refusé de s’alimenter (d’où sa maigreur)…

Pour le frère, la défense va faire encore preuve de plus d’imagination. Comment expliquer que le sous-préfet, qui prétendait rendre visite presque tous les jours à sa mère, n’ait pas remarqué les conditions plus que déplorables dans lesquelles on maintenait sa sœur ? Un médecin qui assiste l’avocat va sortir du chapeau une maladie rarissime : le crétinisme intellectuel. Il ne sentait pas les odeurs, entendait à peine, en plus il était myope, il ne se rendait compte de rien. Là aussi, l’avocat fera intervenir des témoins complaisants qui certifieront que le frère n’avait ni ouïe, ni odorat, ni goût, au point qu’il mangeait les cafards qui couraient sur les murs… Un témoin, très joueur, certifiera même qu’il lui avait fait manger des excréments sans qu’il s’en rende compte… Le portrait qu’ils en font est celui d’un parfait crétin, un idiot du village. Ils décrivent un bien étrange docteur en Droit… Me Barbier ira même jusqu'à affirmer que Marcel Monnier ne possédait qu'« un dizième de facultés supérieures ! »

Tout cela n’est pas crédible. La seule contestation des faits est politique, menée par les journaux royalistes qui refusent cette mise en accusation d’un membre de leur caste. À l’époque, tous ceux qui ont étudié le dossier n’ont aucun doute sur les faits. André Gide, vingt ans plus tard, relatera le procès de façon fidèle. Il n’a aucun doute sur l’abomination des faits.



Mais comment a-t-elle découverte ?
Il y a avait quelques rumeurs qui circulaient dans ce quartier de Poitiers, et une lettre anonyme a alerté les autorités. Malheureusement, il était bien trop tard. Blanche Monnier fut placée dans un hôpital où elle finira ses jours sans recouvrer la raison.


La chambre de Blanche Monnier se situait sous les toits

C’est André Gide qui a popularisé cette affaire, à travers un livre intitulé : La séquestrée de Poitiers. Cette affaire n’est pas sans en rappeler d’autres, plus récentes, comme l’affaire Fritzl ou celle de Natascha Kampusch. Mais enfin, ça, ce sont d’autres terribles histoires...

Outre André Gide qui s'inspira de ce fait divers pour dénoncer l'atmosphère étouffante des familles de la bourgeoisie, Georges Simenon s'en inspira également pour décrire les personnages de son Bourgmestre de Furnes.




Blanche Monnier


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MessagePosté le: Mer 23 Mai - 12:35 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Jeu 24 Mai - 05:50 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

24 mai 1096
L'art roman s'épanouit à Toulouse



Table d'autel de la basilique Saint-Sernin

Le 24 mai 1096, le pape Urbain II consacre la table d'autel de la basilique Saint-Sernin, à Toulouse, avec pas moins de quatorze évêques et archevêques. Cette cérémonie marque l'épanouissement de l'art roman, un style architectural d'inspiration byzantine.

Une basilique pour les pèlerins
La nouvelle église est destinée à l'accueil et au recueillement des pèlerins qui viennent y vénérer des reliques importantes dont un corps qui serait celui de Saint Jacques le Majeur. Elle est édifiée à quelques centaines de mètres de la cité médiévale. Son nom rappelle le premier évêque de Toulouse, martyrisé au IIIe siècle par les Romains.

Construite sur le tombeau du saint, Saint-Sernin est qualifié pour cette raison de basilique. La consécration de l'autel par le pape Urbain II lui vaut de recevoir de celui-ci un somptueux ombrellino (une ombrelle qui abrite les autels des grandes basiliques).


La table d'autel porte le nom du sculpteur, Bernard Gilduin,
dont le style est présent à maintes reprises dans l'édifice.

Au fil du temps, la basilique Saint-Sernin va prospérer et accueillir des chanoines et des moines de l'ordre des Augustins.

Saint-Sernin de Toulouse appartient par son architecture au deuxième âge de l'art roman, avec une rare unité de conception. Elle compte parmi les plus grandes églises romanes existantes.


Plan de la basilique Saint-Sernin

Comme toutes les églises romanes édifiées entre l'An Mil et la fin du XIIe siècle dans le Poitou, l'Auvergne, la Bourgogne, la Provence, la Rhénanie... elle se définit par un plan en forme de croix latine. Avec un peu d'imagination, on peut y reconnaître le plan rectangulaire des basiliques romaines, complété sur le côté par deux travées perpendiculaires (les transepts) qui rappellent les bras de la croix du Christ. Le clocher s'élève à la croisée des transepts.


Vue globale de la nef.

À Saint-Sernin, chaque travée est constituée d'une nef principale et de deux nefs latérales de même hauteur. Chaque nef comporte une voûte en berceau qui s'appuie sur des arcs en plein cintre, lesquels reposent sur de solides piliers. Des contreforts extérieurs en maçonnerie ainsi que des arcs-doubleaux renforcent la voûte de distance en distance

La construction de Saint-Sernin débute vers 1080. Elle est menée de main ferme par un chanoine du nom de Raymond Gayrard et lorsque celui-ci meurt en 1118, le chantier s'interrompt brusquement pour ne reprendre et s'achever que beaucoup plus tard.

Dans la première période, la pierre et la brique rose caractéristique de la vallée de la Garonne, se partagent les faveurs de l'architecte. Dans la seconde période, la brique l'emporte nettement sur la pierre et dans la structure commence de se faire sentir l'influence du style ogival ou gothique.


Entrée Ouest de la basilique.


Herodote



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MessagePosté le: Jeu 24 Mai - 08:33 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant



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MessagePosté le: Ven 25 Mai - 08:03 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

25 mai 1720
Le retour de la peste à Marseille



Scène de la peste de 1720 à la Tourette (Marseille), tableau de Michel Serre (musée Atger, Montpellier).
L'inhumation des cadavres à la Tourette par le chevalier Roze, qui figure de façon exemplaire
l'intervention de l'État, a été l'objet de représentations iconographiques nombreuses.

Le 25 mai 1720, le Grand-Saint-Antoine entre dans le port de Marseille avec un passager clandestin venu de Syrie, le bacille de la peste. A bord, une dizaine de personnes ont déjà succombé au mal.
Les propriétaires du navire, discrètement prévenus par le capitaine, font jouer leurs relations pour éviter une quarantaine brutale qui empêcherait le débarquement de la cargaison.

Les médecins du port prennent l'affaire avec détachement et décident une quarantaine «douce» : les marins sont débarqués et enfermés dans un dispensaire. Mais les hommes, une fois à terre, n'entendent plus s'occuper de leur linge sale. Ils en font des ballots qu'ils confient à des lavandières...



Voir en grand

Le 20 juin, une lavandière meurt après quelques jours d'agonie sans que quiconque prenne garde au «charbon» apparu sur ses lèvres. C'est seulement le 9 juillet, après quelques autres décès, que deux médecins venus au chevet d'un adolescent donnent enfin l'alerte. La peste !


Avis au public de 1720 concernant l'enlèvement
des cadavres morts de la peste

L'épidémie va bientôt faire un millier de morts par jour dans la ville. L'évêque, Monseigneur Belsunce, parcourt les rues au mépris de la mort, assiste et secourt les malades. Le chevalier Roze libère des bagnards et, avec eux, incinère les cadavres qui par milliers pourrissent dans les rues. Tâche indispensable et ô combien dangereuse ! Sur 200 forçats, 12 sont encore en vie cinq jours plus tard.


Mgr de Belsunce consacrant la ville de Marseille au Sacré-Cœur de Jésus.
Vitrail de la basilique du Sacré-Cœur à Marseille.



Bureau de santé sur le Vieux-Port, construit en 1719

De nouvelles analyses révèlent que l’épidémie de peste qui a ravagé Marseille au 18e siècle ne venait pas d’Asie, comme on le pensait jusqu’alors, mais est une résurgence de la grande Peste noire ayant dévasté l’Europe… quatre siècles plus tôt


Vue du Cours (actuellement Cours Belsunce)
huile sur toile de Michel Serre

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MessagePosté le: Ven 25 Mai - 10:32 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

merci pour le partage Opaline !

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MessagePosté le: Sam 26 Mai - 14:05 (2018)    Sujet du message: Une petite histoire par jour Répondre en citant

26 mai 1797
Fin de la «Conjuration des Égaux»



Gracchus Babeuf âgé de 34 ans,
gravure de François Bonneville, 1794.

Le 26 mai 1797, Gracchus Babeuf et un acolyte, Darthé, sont guillotinés à Vendôme. Leur mort met un point final à la «Conjuration des Égaux».

Au XXe siècle, au temps du communisme triomphant, Gracchus Babeuf était dans les écoles soviétiques l'un des plus connus de tous les révolutionnaires français avec Robespierre. En effet, les marxistes-léninistes avaient fait de ce révolutionnaire le premier théoricien du communisme et de la dictature du prolétariat.

Le communisme avant la lettre
Né à Saint-Quentin en 1760, François Babeuf, qui se fera plus tard prénommer Gracchus en souvenir d'un héros de Rome, exerce avant la Révolution le métier d'arpenteur. Dans cette fonction, il est sensibilisé aux inégalités foncières de l'Ancien Régime.

Au début de la Révolution, nommé administrateur de district dans la Somme, il formule un projet visant à l'abolition de la propriété individuelle. Mais c'est seulement sous le Directoire qu'il sort de l'anonymat.



Supplice de douze des prévenus dans l'affaire de Grenelle : fusillés le 4.eme jour complementaire
de l'an 4.eme de la Rép. fran.se.
Estampe anonyme, Paris, BnF, département Estampes et photographie, 1796.

Après la chute de Robespierre, nouveaux riches et nouveaux pauvres se côtoient avec un commun désintérêt pour la politique, les uns désirant jouir de leurs richesses mal gagnées, les autres regrettant en silence le bon vieux temps de la Terreur !
L'anarchie est à son comble. L'économie est désorganisée, la monnaie papier (assignats) ne vaut plus rien, les impôts ne rentrent plus, l'administration ne fonctionne que par intermittences, la criminalité s'étend avec son corollaire, la misère.
Cette situation révolte les purs révolutionnaires. Autour de Babeuf et Lindet, un ancien député jacobin de la Convention, se réunissent des petits bourgeois épris d'égalité politique et jacobins dans l'âme.



Incroyables et Merveilleuses dans les jardins de l'ancien Palais-Royal

Ultime sursaut révolutionnaire

Au nom des babouvistes, Sylvain Maréchal publie le Manifeste des Égaux qui préconise l'instauration de l'égalité et surtout la prise du pouvoir par la violence. Il n'est plus question de faire confiance au peuple et aux élections pour améliorer la société !

Au printemps 1796, les babouvistes se proposent de renverser le Directoire et de rétablir la Constitution de 1793, jamais entrée en application.




Le Directoire a vent de leurs intentions mais ne se décide pas à agir. Lazare Carnot, l'un des Directeurs, mobilise toutefois la police et, grâce à des dénonciations, fait arrêter les principaux chefs du complot le 10 mai 1796.
Les Jacobins restés fidèles à Babeuf et Lindet tentent dans la nuit du 9 au 10 septembre 1796 de rallier à leur cause les soldats du camp de Grenelle.

Les soldats font mine de les écouter avant de les fusiller sur place.



Première page de l'édition du Tribun du Peuple de 1795
(sous-titré « Le Défenseur des Droits de l'Homme »)

Des babouvistes aux royalistes
En condamnant à mort les meneurs de cette «Conjuration des Égaux» et en faisant traîner leur procès, le gouvernement du Directoire veut donner à l'opinion publique une fallacieuse impression de force. Il veut aussi se rallier la bourgeoisie désireuse d'ordre. Mais l'élimination de l'opposition jacobine de gauche redonne du tonus à l'opposition royaliste, violemment frappée par la répression de Vendémiaire, deux ans plus tôt. Celle-ci se reprend à espérer une prompte restauration de la monarchie.
 


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